grudge-billboard-600x300Le folklore nippon est peuplé de créatures surnaturelles et de monstres légendaires. Des Yurei malfaisants dépourvus de jambes aux Ikiryô, ces esprits vengeurs créés à partir de la rancoeur des vivants, les spectres sont partout au Pays du Soleil Levant. Une obsession pour les fantômes qui va bien au delà de l’imaginaire débridé des réalisateurs insulaires et des jeunes femmes à la peau diaphane qui hantent les films d’horreur japonais, puisqu’elle se manifeste aussi à travers les précautions extrêmes que prennent les natifs de l’ancien empire avant d’élire domicile quelque part. En effet, les Japonais sont un peuple superstitieux et dans un pays où le suicide est un phénomène d’envergure nationale, louer une studette peut vite se transformer en cohabitation forcée avec un revenant. D’autant plus que les propriétaires s’arrangent souvent pour ne pas informer leurs futurs locataires des drames survenus dans l’appartement, bien que la loi les y oblige, en louant quelques semaines le bien à un membre de la famille du disparu avant de débuter les visites. Ainsi, ils échappent à l’obligation d’aviser le nouvel occupant du décès prématuré du précédent locataire, puisque le logement a été habité entre temps. 
hanté
Alors si l’idée de partager votre intimité avec un coloc’ qui laisse traîner ses fluides ectoplasmiques dans le salon ou vous espionne fixement sous la douche vous tente moyennement, vous pouvez vous rendre sur le site Oshima Teru (Oshimaland dans sa version anglaise) qui recense les morts d'origine non naturelle qui seraient survenues dans les immeubles des grandes métropoles. Une sorte de Trip Advisor des bâtiments potentiellement hantés avec commentaires morbides de vos futurs voisins à propos de l'activité paranormale du building et des circonstances de la fin de vie du macabé à l'appui.