REBEKA WARRIOR à LÉONIE PERNET : Salut Léonie, peux-tu citer trois de tes influences majeures et nous parler de ton rapport à la spiritualité ?  
Léonie Pernet : Salam Rulio, on peut compter parmi mes influences majeures Philip Glass, René la Taupe et la scène du sac plastique dans American BeautyQuant à la spiritualité, tout ou presque est contenu dans le fameux sac plastique. Au quotidien, Dieu nous apporte l'apaisement et nous guide. Je veux être ivre de Dieu. Voir se dissoudre l'égo dans l'absolue immensité de Dieu, tel est le sens profond d’"Allahu akbar".

LÉONIE PERNET à FLORE : Peux-tu nous parler de ton lien à la faune ? 
Flore : Sache que tu parles à la créatrice du hashtag la #minuteculcul sur Facebook, donc la faune chez moi, c’est un peu comme le Yin et le Yang, jamais l’un sans l’autre ! Sinon, l’autre faune que j’aime bien, c’est celle de la nuit, celle qui lâche prise et qui transpire jusqu’au petit matin. Comme la précédente, elle est nécessaire à mon écosystème !

FLORE à VALE POHER : Bon alors Vale, pour tout ce Poher, tu carbures à quoi ?
Vale Poher : Au gingembre.

VALE POHER à THEODORA : Quelle est la chanson idéale pour accompagner une raclette ?
Theodora : Haha ! J'ai faim de toi de Sandy.

THEODORA à CALLING MARIAN : Vieux standard ou hit de saison, qu'est-ce qui t'appelle sur la piste de danse ?
Calling Marian : Je dirais vieux hit de saison mais quand même un peu pointu, genre au choix : Le Loir-et-Cher MAIS PAS Les lacs du Connemara OU Moi... Lolita MAIS PAS La Musique version Star Academy ; OU Céline Dion MAIS PAS Hélene Ségara. Tu vois le genre.

CALLING MARIAN à SÔNGE : Le groove de ta track est indéniable. Est-ce que tu préfèrerais que 1) elle soit jouée à l'atterrissage des avions, ou 2) qu'elle devienne l'hymne que chantent les footballeurs avant leur match ?
Sônge : Haha merci ! J’aime beaucoup l'idée de l'atterrissage ! Ça pourrait même être un amerrissage car cette chanson a une dimension maritime très forte. L’histoire se passe dans le triangle des Bermudes, plus précisément sur une plage de Puerto Rico. La déesse Calyspo aperçoit quelqu’un dormir au loin à l’intérieur d’une vague. Elle ramène cette personne sur le sable et lui parle pour qu’elle garde goût de la vie.


SÔNGE à TATIANNA / FRANKY :  
Super morceau ! Quelle est la variation que tu as voulu apporter à l’original ? 
Tatianna / Franky : Un ciel plus sombre, une danse plus rapide, une naissance, alors que l’original, dans sa beauté reggae, est tout entier à la disparition de son personnage principal.

TATIANNA / FRANKY à MILA D :  Chère Mila Dietrich, que deviendrait-on sans la crème fouettée ?
Mila D : On ne prendrait plus jamais de dessert, grande hypoglycémie généralisée, franchement, je ne veux même pas imaginer l'ambiance !

MILA D à IRÈNE D : D'ailleurs, c'est quoi ton dessert de rêve, à toi ? 
Irène D : La mousse au chocolat, la tarte au citron et les éclairs au café.

IRÈNE D à RÉGINA DEMINA : Dans moins de trois mois, it's Christmas... Que vas-tu demander au Petit Papa Noël cette année ?
Régina Demina : Je vais demander au Père Noël "de l'amour tous les jours, dans la fumée de velours" (mais pas avec lui, hein ! Papa Noël et moi, on est juste copains, je le connais depuis l'enfance). Je suis en train d'enregistrer une chanson sur la médecine douce, pardon, ça me monte à la tête. 

RÉGINA DEMINA à SARA ZINGER : Sara, quel est ton animal totem? 
Sara Zinger : Pour être honnête, je n’avais jamais entendu parler d'animal totem. Après concertation auprès d'une amie plutôt branchée dans ce délire et un test trouvé sur Google, je répondrai donc : le serpent.

SARA ZINGER à GONTHIER : Où va le monde ? 
Gonthier : Je vois, je vois dans ma boule de cristal...
Des futurs dystopiques
Sous de (très) chauds tropiques
Des gourous high-tech 
Algorithmes toltèques
Nos dieux et nos prophètes
Big data totem
Dans la google amazonienne
C’est la condition humaine
Bionique
C’est la folle poursuite
Du bonheur
[sans rime].

GONTHIER à VIKKEN : T’es plus paradis terrestre, céleste ou artificiel ?
Vikken : Paradis terrestre. À défaut de vouloir des moulures au plafond, je veux des montagnes à perte de vue dans ma vie.

VIKKEN à MAUD GEFFRAY : Une artiste (toutes catégories confondues) qui t’a bouleversée à jamais ?
Maud Geffray : La réalisatrice Andrea Arnold - je suis ultra-fan de son univers. Fish Tank m’a complètement chamboulée à sa sortie, American Honey pareil. Ses personnages, la façon dont elle utilise la musique, son univers... Je m’identifie totalement à son cinéma. Si je devais être un film,  je serais sans doute Fish Tank.

 
MAUD GEFFRAY à REBEKA WARRIOR : Si je te dis "VIP", tu penses plutôt Jean-Roch et Saint-Tropez, ou port de Saint-Nazaire ?
Rebeka Warrior : Je pense évidemment à Saint-Nazaire et à la base sous-marine. J’ai fait mes armes dans cette salle de musique actuelle et dans les rave parties alentour (avec toi sans doute, Maud, puisque nous avons grandi dans la même ville). L’ambiance de Saint-Nazaire avec ses bunkers, le fort de l'Eve, les zones industrielles en friche, ses parkings à sous-marins ont joué pour beaucoup dans mon développement artistique. Quand j’ai quitté Saint-Nazaire, je suis allée vivre à Manchester ; et puis cette année, j’ai bossé mon allemand à Berlin, pour l’album de Kompromat.  Ce sont des univers qui m’attirent : des villes ouvrières avec beaucoup de bâtiments et d’usines où faire la fête, et où il fait gris. J’aime les sons qui proviennent de ces zones urbaines, cold wave, dark wave, techno, EBM, post-punk... Quant aux artistes : hé bien toi, Maud Geffray, pour Saint-Nazaire, Joy Division pour Manchester et Einstürzende Neubauten pour Berlin, pour n’en citer que trois. En ce qui concerne Saint-Trop’ et Jean-Roch (qui a mourir d'une overdose de coke le temps que j'écrive cette ligne-là), je n'ai absolument aucune sympathie ni pour l’un, ni pour l’autre. Les deux accolés incarnent pour moi tout ce que je déteste : la consommation à gogo, la house et la chirurgie esthétique. Ça me laisse de marbre.

++ La compilation est disponible depuis le 4 octobre sur toutes les plateformes ainsi qu’en édition limitée de 200 CD numérotés.
++ La release party aura lieu le 19 octobre à La Station - Gare des Mines.