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Une balançoire bondage, une piscine bordée de tentures représentant des positions du kamasutra, une foule de danseurs vêtus de sous-vêtements en cuir qui dansent et s’étreignent sur de la musique de qualité  : voici les images qui viennent en tête quand on pense au Kit Kat. Alliant programmation pointue et ambiance libertaire, le mythique club “techno-sex” berlinois milite pour la baise en club depuis son ouverture en 1994. Mais ses jours sont peut-être comptés. La semaine dernière, le directeur général de la commission des clubs berlinois Lukas Drevenstedt a annoncé au Berliner Zeitung qu’il devrait fermer ses portes en juin prochain, car son contrat de location n’a pas été prolongé par les propriétaires. Il a cependant précisé qu’une réunion allait être organisée entre les différentes parties concernées afin d’essayer de trouver un accord.

L’annonce de la fermeture potentielle du lieu intervient dans un contexte déjà tendu comme un string en spandex. Longtemps considérée comme un eldorado de la teuf, la vie nocturne berlinoise est actuellement menacée par les phénomènes de la gentrification et de la spéculation immobilière. Ces derniers temps, plusieurs lieux ont dû fermer à cause de la hausse des prix des loyers, de la pression des promoteurs immobiliers, et de plaintes pour nuisances sonores (comme le Stadtbad Wedding, le Bar25, le Bassy Club, ou encore le Kingkong Club). C’est d’autant plus dommage que le tourisme techno est un atout de poids pour l’économie locale : l’an dernier, il a rapporté 1,4 milliard d’euros à la capitale "pauvre mais sexy".