Nous sommes seulement le 7 janvier et votre projet de “dry january” s’est déjà transformé en “dry martini” ? Plutôt que de vous auto-flageller en vous frappant le dos avec un knout, prenez un peu de distance pour vous demander : comment en sommes-nous arrivés là ? Ou, pour le dire autrement : quand est-ce que l’on a commencé à se torcher la gueule ? Une petite vidéo animée, réalisée par le professeur d'Histoire Roderick Phillips, revient sur la grande épopée de la cuite (ci-dessus). Si la date de la première murge de l’Histoire de l'Humanité est inconnue, une chose est sûre — la découverte de l’alcool est très, très ancienne. Les boissons alcoolisées sont présentes dans la plupart des civilisations de l'Antiquité et auraient contribué à l'émergence de l'agriculture : les anciens Égyptiens récoltaient des céréales pour produire de la bière, tandis que les Grecs et les Romains consommaient de l’hydromel et du cidre lors de cérémonies sacrées — il arrivait même aux médecins grecs de soigner leurs patients avec des verres de pinard.

Le docteur Robert Dudley de l'université de Californie a même avancé une théorie, joliment nommée “l’hypothèse des singes ivres”, selon laquelle notre goût pour la biture nous viendrait de nos ancêtres primates. Vivant de la chasse et de la cueillette, ces derniers auraient pris goût à l’éthanol contenu dans les fruits très mûrs ou pourrissants. Donc si vous passez tous vos dimanches roulé en boule dans le coin de votre lit comme une vieille chaussette au fond d’un tiroir, ce n’est pas de votre faute, c’est de celle de ces enfoirés de singes.