kyssmigLA PLUS ASMR FRIENDLY : KYSS MIG (2011) 

Un film suédois dans lequel Mia, une jeune architecte sur le point de se marier avec son petit ami Tim, découvre son attirance pour la belle Frida, elle-même en couple avec une femme. Elle doit alors choisir entre rompre ses fiançailles pour vivre son amour au grand jour ou sacrifier son bonheur sur l’autel de l’hétéronormativité. 
Scène concernée : A l’occasion d’un weekend à la campagne, les deux femmes se retrouvent à partager la même chambre. Puis le même lit jumeau. Puis les mêmes fluides corporels. Puis la même culpabilité post-coïtale. 
Particularité : Une scène d’une rare sensualité tenant aussi bien au talent indéniable de la réalisatrice Alexandra-Therese Keining pour filmer les corps qui se rapprochent, se découvrent, se caressent, s’agrippent et exultent à l’unisson, qu’à l’alchimie phénoménale entre les deux actrices.  
Point bonus : Les halètements et autres bruits de respiration saccadée qui rythment la séquence et vous feront reconsidérer votre aversion pour les vidéos de relaxation auditive qui pullulent sur le web. below-her-mouthLA PLUS “CIEL, MON MARI !” : BELOW HER MOUTH  (2016)

Un film érotique travesti en film d’auteur et sorti directement sur Netflix en France. On y suit Jasmine, une rédactrice dans un magazine de mode qui passe davantage de temps à traîner chez elle en négligé de soie qu’à se tenir au courant des nouvelles tendances, tandis qu’elle s’éprend de la mystérieuse Dallas. Cette dernière, sorte de Casanova au physique androgyne et à la personnalité unidimensionnelle, noie son mal de vivre dans l’alcool et les relations sans lendemain jusqu’au jour où elles se rencontrent dans un bar. Elles vivent alors une relation passionnée, interrompue par le retour du petit ami de Jasmine, qui s’était absenté quelques jours pour le travail.
Scène concernée : Soucieuses de réduire leur empreinte écologique, les deux femmes prennent un bain ensemble mais sont surprises en pleine action par le compagnon de Jasmine, visiblement cli(ma)tosceptique. 
Particularité : Une scène de sexe TRÈS explicite qui a le mérite de montrer l'étendue du chemin parcouru depuis l’époque où les ébats entre femmes se résumaient à quelques baisers chastes, entrecoupés de plans serrés sur des bouts de peau indistincts et des zones aussi érogènes que l’intérieur d’un coude.
Points malus : Un scénario inexistant et la notion de consentement, qui est malmenée au début du film. cateblanchettLA PLUS ÉLÉGANTE : CAROL (2015)

Dans le New-York des années 50, Carol, une bourgeoise endimanchée qui dépérit dans un mariage sans sentiments, rencontre la jeune Thérèse, vendeuse dans un grand magasin. Elles entament alors une relation contrariée par les moeurs de l’époque et par l’antispécisme de Thérèse; qui ne supporte pas le goût prononcé de son amante pour les manteaux de fourrure. 
Scène concernée : Seule scène de sexe du film, les deux protagonistes, qui se bouffent du regard depuis plus d’une heure, consomment enfin leur amour dans un motel. 
Particularités : Les omoplates de Cate Blanchett et le magnétisme des deux comédiennes, qui sauvent la scène de son manque de spontanéité. 
Point bonus : La robe de chambre en tartan de Cate Blanchett. iziaLA PLUS “NATURE ET DÉCOUVERTES” : LA BELLE SAISON (2015)

Début des années 70 : Delphine rêve d’émancipation et d’une chambre de bonne mansardée avec chiottes sur le palier. Elle quitte donc sa campagne natale pour s’installer à Paris. Elle y fait la rencontre de Carole, une enseignante et militante féministe qui l’initie aux joies des amours lesbiennes, et des A.G. en non-mixité choisie. 
Scène concernée : Le jeune couple passe quelque jours chez la mère de Delphine, loin de la capitale. Elles en profitent pour nager dans un lac et batifoler dans les herbes hautes. 
Particularité : Des corps entièrement nus, non épilés, qui se délassent et s’abandonnent sans complexe dans un champ inondé de soleil ; une scène de cul pastorale et un véritable fantasme pour gouine Quechua qui a des velléités d’ouverture de gîte dans l’Ardèche. 
Point bonus : Le couple Izia Higelin et Cécile de France. 
Point malus : Fortement déconseillée aux phobiques de la maladie de Lyme. La-diseducazione-di-Cameron-PostLA PLUS TOUCHANTE : COME AS YOU ARE (2018)

L’histoire se passe en Pennsylvanie, en 1993. Cameron, l'héroïne du film, est surprise en pleine chevauchée des Walkyries avec Coley, la reine du bal. Elle est alors envoyée en camp de rééducation pour suivre une thérapie de conversion. 
Scène concernée : Celle par laquelle tout arrive : Cameron et Coley apprennent à se connaître bibliquement à l’arrière d’une voiture garée sur le parking du lycée, avant d’être interrompues par une grosse poucave qui les balance parce qu’il se sent meurtri dans son égo d’incel

À partir de 2m25. 

Particularité : La scène est d’une justesse extraordinaire, pour un teen-movie.  
Point malus : Le risque d'associer ensuite orgasmes et crucifix. portrait_1
LA PLUS ELLIPTIQUE :  PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU (2019)

En 1710, Marianne débarque sur une île bretonne. Elle est chargée de peindre Héloïse, qui vient tout juste de sortir du couvent mais refuse de poser. En effet, ce portrait doit servir à conclure l'union de la jeune fille avec un riche Milanais (Instagram n'existait pas à l'époque donc on se débrouillait avec de la gouache pour stalker sa promise avant de l'épouser). Problème : cette dernière refuse de se marier. Marianne doit donc se faire passer pour sa dame de compagnie afin de réaliser le tableau à la dérobée. Mais très rapidement, l'artiste se désintéresse de l'oeuvre au profit du modèle...
Particularité : Elle est relativement prude mais ne tombe pas dans l'écueil habituel mentionné plus tôt des films de série B qui présentent le bout d'un nombril comme le summum de la sensualité. En bref, elle se révèle très suggestive sans en montrer trop. 
Point bonus : L'incroyable pouvoir érotique, et bien trop sous-estimé, des aisselles. 
Off de Céline Sciamma quand on lui demande quel onguent Marianne applique sous l’aisselle d'Héloïse : “De l’opium ou de la weed, tout est possible...” vie2LA PLUS “CIRQUE DU SOLEIL” : LA VIE D'ADÈLE (2013)

Adèle est une lycéenne sans histoire et à la mèche grasse. Au détour d’un passage piéton, elle croise le regard d’Emma, une étudiante des Beaux-arts qui la séduit par son excentricité capillaire et sa chevelure dépourvue de sébum. C’est le coup de foudre. Elles vivent une longue passion qui prend fin lorsqu’Emma cesse d’entretenir ses racines. 
Scène concernée : Les deux femmes font l’amour pour la première fois ensemble. 
Particularité : On n’avait pas vu autant de positions différentes exécutées en si peu de temps depuis les cours d'acrosport au lycée. 
Point malus : Peu convaincante et inutilement interminable : la plupart des lesbiennes auront eu le temps de se matcher sur Tinder et d'emménager ensemble avant la fin de la scène. 
Point bonus, qui compense un peu : Depuis la Palme d’or, la frilosité des boîtes de prod' a diminué et la représentation du désir féminin homosexuel sur grand écran a fait un bond en avant inattendu (un peu comme la carrière de Shane dans la nouvelle saison de The L Word).