LITTLE BIG - BIG DICK
Physiquement à mi-chemin entre le physio du Berghain et le producteur électro Jacques, ce chanteur russe ne fait pas dans la dentelle. Entre pixels pour échapper à la censure, clichés sur la saucisse XXL, esthétique kitch façon Toilet Paper (la revue chic de l’artiste provoc Maurizio Cattelan) et mélodies post-eurodance, le message est clair : ce cher monsieur nous explique en rythme que sa bite est tellement grosse qu’elle déforme l’espace et le temps. Mais que fait la NASA ?


TARD AASA - THE BIG PENIS SONG
Qui a dit que les folkeuses, et leurs guitares sèches comme leurs toilettes, ne pouvaient pas aussi tomber dans les travers capitalistes du «big is beautiful» ? La preuve avec Tard Aasa, grande inconnue au bataillon de la musique, mais qui n’a pas hésité à gratter comme une folle pour raconter sa mésaventure dans les foins avec ce gars doté comme un âne, accompagné de lyrics élégants qu’on évitera de traduire : «But after intercourse / I tasted semen in my mouth / And that would have been fine / nothing wrong about the smell but since we only did vaginal it’s kinda hard to tell».


PANSY DIVISION - DICK OF DEATH
Formés aux débuts des années 90  à San Francisco, Pansy Division est une référence du punk-rock queer. Leur tube très énervé Dick Of Death, dont les paroles sont désormais passées à la postérité, résonne comme une réponse cash au maniérisme du This Charming Man des Smiths. On vous laisse apprécier : «Then he took my hand / And let me guide him into my promised land / He had the dick of death / I looked into his eyes / And let him sodomize me with his dick of death / I'd never seen one / Quite this big before / When he's soft he's nearly / Hung down to the floor / I don't know if I love him / But I love his dick of death». Pour la traduction française, merci d’utiliser Google Translate.


JONNY MCGOVERN - DICKMATIZED
Acteur, chanteur, présentateur TV, podcasteur, Jonny McGovern est une star du mouvement LGBT américain, pour lequel il balance des titres et des vidéos qui ne resteront pas dans les annales de la musique mais qui ont au moins le mérite de mettre en PLS les homophobes. Dickmatized - tube à plus d’1 million et demi de vues sur YouTube - est l’histoire d’un homme qui se confie à son psy sur l’invasion des gros paquets qui pullulent autour de lui, bulges imposants qui le traumatisent et lui rendent la vie impossible. Comme on le comprend !


YES - MA BITE
Avant d’être une des stars de Broute (parodie décapante des vidéos Brut), Bertrand Usclat, du collectif Yes Vous aime, se moquait en mode freestyle des vidéos à la con de Fauve ou Salut C’est Cool ! en mode ultra-libéral, disruptif et dystopique. Bien sûr, le clip ne fait pas dans la finesse, mais tout le monde le sait, c’est l’épaisseur qui compte.


20 FINGERS - SHORT DICK MAN
On est en 1994, en pleine pulsion eurodance, et c’est un titre du duo américain spécialisé d’habitude dans le hip-hop qui va révolutionner les charts mondiaux, avec une chanson aux paroles on ne peut plus cash : «Don’t want a short a dick man», qui l’enfonce profond aux machos à la petite semaine et préfigure le nouveau féminisme qui pointe le bout de son nez, plus direct et revanchard. Refusé de diffusion par plusieurs média, qui l’accusaient d’être misanthrope, discriminatoire et insultant vis-à-vis des porteurs de micro-pénis, le tube est aujourd’hui devenu un habitué des karaokés, mais aussi un hymne féministe en bonne et due forme.


EBONY STONE - I NEED A BIG D*CK
D’origine jamaïcaine, reine du dancehall, sculptée comme une culturiste qui aurait abusé de la poudre de protéines, Ebony Stone n’est pas du genre à y aller par quatre chemins ; et lorsqu’elle elle a envie d’une grosse bite, elle le fait savoir, double décimètre à la main. Avec son clip en noir et blanc genre Hedi Slimane low-cost, ses copines moins sexy qu’elles (faut pas pousser non plus) trimballées de force sur le tournage et ses paroles aussi minimales qu’une phrase de Duras, la poésie en moins, Ebony Stone est officiellement notre star du beat.

KIDDY SMILE - DICKMATIZED
On vous en parlait un peu plus haut, le fait de voir des bites partout, à la place d’un visage, d’une plante, de la Tour Eiffel, de Mimie Mathy et on en passe, est un mal contemporain dont les pouvoirs publics devraient s’emparer au plus vite. La preuve avec cette vidéo du Dickmatized de Kiddy Smile, ou notre chanteur adoré, déguisé en psychanalyste, reçoit dans son cabinet différents patients atteint de ce mal apparemment incurable. Mention toute spéciale à la standardiste et sa répartie désormais culte : «I hope you catch a disease and your dick falls off» qui mériterait de devenir une star des GIF.

PRINCESS VITARAH - I WANT 20 INCH DICK
Américaine, originaire du Nigéria, rappeuse en devenir, Princess Vitarah n’a pas hésité à sortir la grosse marchandise pour provoquer le buzz en réclamant qu’il lui fallait au moins un sexe de 20 inches (soit 50 cm) avec du jus blanc comme «Donald Trump avant qu’il ne vire orange». Bien évidemment, on aurait aimé dire à Princess Vitarah que jouer avec des concombres en même temps qu’elle rappe n’était pas forcément du meilleur goût.

MICKEY AVALON - MY DICK
Signé du rappeur Mickey Avalon, dont les seuls deux centres d’intérêt semblent être la drogue et la prostitution, le morceau My Dick tiré de son premier album, est une succession de punchlines («My dick is like supersize, Your dick looks like two fries» / «My dick, size of a pumpkin, Your dick, look like Macaulay Culkin») qui devrait donner des idées à tous ceux qui aiment les concours de qui a la plus grosse bille dans la cour de récré.