66227453_945448549135532_2857254472864759808_oUn musée à ciel ouvert dans une ancienne mine à côté de Berlin. Un lac. Des dizaines de collectifs venus du monde entier qui jouent le meilleur de la house et de la techno. Des centaines de gens libres et heureux (mille ou à peine plus sur tout le site, soit à peine deux rames de métro) qui dansent à moitié nus. Zéro frotteur. Un paradis queer. Il se murmure sous les bâtisses en bois que Whole serait le meilleur festival au monde. Mini-interview avant la prochaine édition qui se tiendra du 12 au 15 juin prochain.

Comment tout a commencé  et quelle était l'objectif ? 
Whole Festival : L'idée, c'était de créer un endroit safe(r) pour que les queers puissent se rassembler dans la nature. Alors que la plupart des festivals sont un peu difficiles à appréhender pour la plupart d'entre nous, Whole est différent : voir tous ces gens sourire partout, tout le temps, c'est une utopie queer qui met du baume au coeur. 

Qu'est-ce qui vous déplaît dans les festivals classiques et que vous ne souhaitiez pas reproduire ?
De fait, un festival vraiment queer va à l'encontre d'un festival-type qui s'adresse avant tout à une foule blanche et cis. On le voit sur tous les lineups rincés remplis de gros DJ's qui sont les têtes d'affiche de tous les festivals. D'où la nécessité pour nous de créer une plateforme pour tous ces talentueux artistes queer qui sont malheureusement cruellement sous-représentés.

Votre baseline, c'est "Queer United Festival", et vous avez collaboré avec des crews de Berlin à Mexico en passant par Tbilisi. En 2020, est-ce qu'il existe un état d'esprit queer mondial ?
Oui, cette même nécessité d'appartenir à une communauté. C'est ce que le festival Whole vise à créer.

Les trois meilleurs moments de ces trois dernières éditions ?
Ils seraient beaucoup trop difficiles à choisir.

Les trois pires ? Évidemment, vous allez dire "aucun"...
Ah ah. En effet !

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Trois chansons qui représentent le Whole ?
Trop d'artistes géniaux ont joué trop de morceaux géniaux, dans des genres si différents au cours de ces trois éditions, qu'en mentionner trois serait injuste et réducteur, vous ne pensez pas ?

Ah ah, mouais. Que peut-on attendre de cette quatrième édition ?
En plus des deux scènes principales (Crane et Beach) et la cabane en bois où l'on peut danser 24h/24, on aura un spot ambient où les gens pourront chiller et tripper. Cette année, les performances exploreront chaque nuit un theme différent (trauma, guérison et joie) basé sur l'idée du trauma comme le début d'un chemin vers l'élévation queer et la libération personnelle. Et à nouveau, nous aurons un certain nombre de conférences avec des thématiques allant de l'éco-transformation à la réduction des nuisances dans le milieu club queer en passant par la culture du consentement. Au Whole, on a une équipe de gens formés qui appartiennent à la scène queer et qui font en sorte que tout le monde se sente à l'aise partout et en permanence. Contrairement aux videurs, qui jouent grosse modo aux flics et qui n'ont aucune empathie ou compréhension envers les raveurs queers, notre team prend réellement soin des gens (que ce soit pour des questions de drogue ou de harcèlement sexuel, par exemple) avec non-violence et sans jugement, parce qu'eux-mêmes font partie de cette communauté. L'objectif, c'est de débattre des pratiques que l'on peut apprendre à adopter dans la communauté pour réduire de façon significante les situations nocives pour des gens qui sont juste là pour passer un bon moment. Et l'un des moments que nous attendons le plus, c'est la conférence d'Eris Drew : “More Than A Party: Rave Culture, Archaic Shamanism and States of Ecstasy", qui sera suivie d'un questions/réponses avec son partenaire Octo Octo avant leur DJ-set B2B.
81868831_1091552394525146_1156231657376710656_o_1++ Pour prendre vos billets, c'est par ici.
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