Entre les covers de chansons mainstream rincées pour vanter les mérites du lavage de main, le grand retour de la pop humanitaire pour lever des fonds pour les hôpitaux et les hommages aux soignants réalisés par des chanteurs français qui se plaignent par ailleurs de payer trop d'impôts, la pop pandémique est devenue aussi globale (et parfois aussi néfaste) que le virus. Mais la musique n’a pas attendu Florent Pagny et Lady Gaga pour s’emparer des crises sanitaires. Une vidéo de Retro Report revient sur l’histoire des chansons inspirées par des épidémies, à partir du début du XXème siècle. La grande épidémie grippale de 1918, plus connue sous le nom de grippe espagnole, a ainsi inspiré des bluesmen américains tels que le grand Blind Willie Johnson. Dans sa chanson “Jesus Is Coming” (1928), il relate en ces mots les mesures de distanciation sociales de l’époque : "Les dirigeants ont dit au peuple : vous feriez mieux de fermer vos écoles publiques / Jusqu'à ce que les décès soient derrière nous.” Ca vous rappelle quelque chose ?

Dans les décennies qui suivent, des chansons s’inspireront des maladies pulmonaires des mineurs ou même de simples grippes. Mais la prochaine grande vague virale de pop virale aura lieu dans les années 80-90 avec l’arrivée du VIH. On peut citer la chanson “America” du Wu-Tang Clan qui visait à inciter les jeunes à se protéger, ou “The Last Song” d’Elton John dont les paroles décrivent les derniers jours d’un jeune gay malade du SIDA. Pour en savoir plus, ça se passe dans le lecteur ci-dessus.