On ne pensait pas un jour qu'une actrice X serait au coeur d'une controverse sur l'hydroxychloroquine, une affaire désormais appelée "LancetGate", du nom de la revue médicale The Lancet. Dans cette publication, une étude a dernièrement eu un retentissement mondial, concluant que la chloroquine est inefficace contre le Covid et toxique pour les patients. Ce qui a conduit l'OMS à conseiller de suspendre les essais cliniques et Olivier Véran à stopper les équipes du sulfureux Didier Raoult séance tenante. Sauf que depuis, les données de cet article sont remises en cause. Mais la crédibilité scientifique de l'étude n'est pas le seul problème. Les auteurs appartiennent à la société Surgisphere, qui utilise l'intelligence artificielle pour mener ses recherches. Parmi les employés de Surgisphere, des internautes affirment que la directrice des ventes, Ariane Anderson, serait aussi connue dans le monde du porno sous le nom de Skye Daniels. La ressemblance est en effet troublante. A ce stade, ce n'est pas encore prouvé. Et si c'est elle, on ne sait si elle exerce une double activité ou si elle a servi de prête-nom pour une fraude scientifique. La performeuse a-t-elle été enrôlée pour donner de la légitimité à une société fantôme ? Affabulation des conspis ? Ou alors assiste-t-on à un slut-shaming en règle des raoultiens ?

Et pour rajouter encore un peu d'étrange dans cette affaire, le troll de la politique française, Joachim Son-Forget, revendique d'avoir été à l'origine de la découverte. Si les essais cliniques sont de nouveau autorisés, on a hâte de connaître le fin mot de l'histoire.