CA01EAE9-5145-4EFD-9852-18C1F61FC6BEAlors que notre jeunesse s'amuse à détourner les cartouches de protoxyde d'azote des siphons de chantilly pour s'évader de ce monde plus triste que la dernière chanson de Renaud, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) alerte l'opinion publique sur le risque de dépendance et les dangers neurologiques à long terme de cette conso. Mais le "proto" aka le gaz hilarant était déjà fort à la mode dans les cercles bourgeois de la fin du XVIIIème siècle. Dans l'Angleterre de cette époque, on organisait même des "laughing gas parties", teufs de salon où les bien mis et les artistes pouvaient profiter des largesses des médecins ou des scientifiques pour s'ambiancer. Une mode que l'on attribue à Sir Humphry Davy, qui n'était rien de moins que le président de la Royal Society, la plus prestigieuse des sociétés savantes au service de sa Majesté. Il aurait commencé à se faire ses petites inhalations perso après avoir testé le produit sur les animaux pour en faire un anesthésiant lors des opérations chirurgicales. La tendance pris une telle ampleur que le protoxyde d'azote fut surnommé le "hippy crack". Comme quoi, l'Histoire est une éternelle répétition. 

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