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Les pères sont souvent trop protecteurs avec leurs filles, c'est bien connu. Le moindre ado boutonneux qui ose vouloir emmener la prunelle de leurs yeux manger une boîte de nuggets doit fournir CV, lettre de motivation, test ADN et extrait de casier judiciaire. Et entre contrôle parental d'internet et pièges à loup dans le jardin, ils sont nombreux à utiliser tous les moyens à leur disposition pour que leur bambine n'approche pas un homme avant ses quarante-cinq ans. Abusive attitude de patriarche ? Certes. Mais si on vous disait que le Covid avait décimé toutes les femmes et que vous êtes le père de la dernière fillette de la planète ? C'est le point de départ de Light of My Life de et avec Casey Affleck, où un homme est obligé de travestir Rag, son enfant, pour qu'elle ne tombe pas aux mains des inquiétants survivants d'une mystérieuse pandémie. Un thriller post-apocalyptique qui transforme la prédation masculine en élément horrifique. Une version féministe de Les Fils de l'homme d'Alfonso Cuarón ou de La Route de John Hillcoat, bien plus haletante que le poussif Freaks d'Adam Stein et Zach Lipovsky. Une fable survivaliste qui fera réfléchir ceux qui lâchent des "On serait pas mieux entre couilles ?!" à l'emporte-pièce. Parce qu'un monde exclusivement masculin, ça ne ressemblerait pas à une troisième mi-temps qui n'en finirait pas. Oh que non. Hâte de savoir comment la petite Rag va se sortir de ce combat de coqs géant le 12 août au cinéma.