J'imagine qu'après avoir terminé ton livre, tu ne t'attendais pas à un accueil particulièrement chaleureux. Tu t'étais préparé à tout ce battage ?
Valentin Gendrot :  Évidemment. Et je ne suis pas surpris que l'IGPN soit saisie. C'est même une très bonne nouvelle, qu'une enquête puisse être réouverte dès lors qu'il y a de nouvelles révélations. Je suis très serein et j'ai hâte de revenir sur la déposition que j'avais pu faire il y a un an. 

Ce faux témoignage, il te pesait ?
Bien sûr, c'est un cas de conscience. Sous mes yeux, un adolescent se fait frapper, tabasser, et moi sur le coup je n'ai pas réagi. Dans le livre, j'explique pourquoi je ne réagis pas, pour ne pas griller ma couverture et parce que chez les policiers on ne parle pas. J'explique aussi que j'ai tous les éléments pour montrer une bavure et montrer comment les policiers se couvrent entre eux. Mais après, tu dois vivre avec. On se dit : "Est-ce que j'aurais pu faire autrement ?" Et "est-ce que j'aurais dû faire autrement ?" Les critiques que j'ai pu recevoir à ce sujet sont tout à fait justifiées. Jusqu'où un journaliste infiltré est-il prêt à aller ? 

Tu sais ce que tu risques au niveau juridique ?
Alors je suis un peu protégé parce que je suis quand même lanceur d'alerte dans cette histoire.  C'est l'enquête qui est réouverte, pas moi qui suis inquiété, pour le moment. Moi je vais très probablement être convoqué par l'IGPN, je vais revenir sur ma déposition. Dans l'immédiat, c'est le seul "risque" pour moi. Après, c'est quand même une affaire très grave, le faux en écriture publique c'est passible des Assises, de 15 ans d'emprisonnement, de 225.000 euros d'amende. D'autres policiers ce jour-là ont fait des faux témoignages, je ne suis pas seul. J'ai hâte qu'on fasse toute la lumière sur cette affaire. 

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La sortie de ton livre a débouché sur le procès du journalisme d'infiltration, pratique pourtant classique dans l'histoire de la profession.  Qu'est-ce que tu réponds à ceux qui pensent que c'est une méthode malhonnête ?
Aujourd'hui, est-ce qu'on va accuser quelqu'un comme Nelly Bly d'avoir infiltré un asile psychiatrique ? Est-ce qu'on va condamner un Albert Londres d'arnaquer ou d'escroquer ? Est-ce qu'on va blâmer Florence Aubenas d'avoir écrit Le Quai de Ouistreham ? La réponse est non. Au contraire, on va louer leur travail, qui permet de mettre en lumière un monde qui était inconnu, de faire avancer les choses, de faire bouger les lignes. Moi, je veux montrer au grand public ce qu'on ne voit jamais. Je suis droit dans mes bottes. Mais ouvert aux critiques aussi. La critique de l'infiltration, c'est un vrai sujet, mais qui concerne les journalistes. Les policiers n'ont pas à interférer là-dedans. Par contre, ils feraient mieux de regarder ce que je montre. Je ne suis pas romancier, je n'ai ni inventé ni exagéré quoi que ce soit. Je relate des faits, et ça dresse un tableau pas très reluisant pour ce qui est des deux tabous au coeur du métier depuis des années : le mal-être des policiers et les violences. Les policiers devraient s'emparer de ça, c'est un document de travail pour eux. 

Pourtant, jusqu'ici, ils font corps au lieu de se servir de ton livre pour dénoncer leurs conditions de travail.
Au sujet des violences policières, c'est l'omerta. C'est ce que montrent les réactions des syndicats et du ministre de l'Intérieur. Ils le savent que ça existe. Ça a été filmé, documenté, tout particulièrement pendant le mouvement des Gilets jaunes. Des vicitimes ont témoigné. Pourquoi ils continuent de garder le couvercle là-dessus ? C'est quelque chose qui m'intrigue. Moi, on m'a toujours appris à dire les choses quand ça allait mal. Je mets des mots dessus. La police, notamment celle du XIXème arrondissement, elle va mal, mais elle le cache. C'est paradoxal. Vous avez une minorité de policiers qui sont racistes et violents, pendant ce temps-là les autres ne sont pas toujours d'accord mais peuvent être amenés à couvrir. Ils pâtissent de la situation. Et puis les victimes d'injustice, les citoyens,  rien n'est fait pour eux. Aujourd'hui, la tension entre la police et les habitants, dans certains endroits, est quand même assez élevée. Je pense que Gérald Darmanin connaît très mal la police française. Il l'a dit, il n'a pas lu mon livre, seulement des extraits. Il fait vœu d'honnêteté, c'est un bon début. Ce n'est pas un livre de hater ni de commentateur. Mais bon, Gérarld Darmanin est dans une logique offensive pour protéger son ministère. Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.

Ce qui est passionnant dans Flic, c'est que tu racontes comment on devient policier. Comment on intègre des codes et une organisation et comment on en vient à couvrir des actes qu'on ne valide pas moralement. Comment ça t'a changé toi, encore aujourd'hui ?
J'ai toujours l'appli Actu17 sur mon téléphone, même si je n'y suis plus allé depuis longtemps. A part ça, je suis beaucoup moins insouciant. Quand je marche dans la rue ou dans le métro, je regarde beaucoup plus autour de moi. Je suis plus méfiant. Ça laisse des traces une infiltration de deux ans dans la police. Évidemment, je n'en sors pas indemne. D'un point de vue personnel et professionnel, j'ai laissé beaucoup de choses derrière moi. Je n'irai pas jusqu'à parler de séquelles, mais quand même.

Pourquoi avoir choisi la méthode, coûteuse, de l'immersion ?
J'étais à l'école de journalisme à Bordeaux quand Le Quai de Ouistreham de Florence Aubenas est sorti. J'ai été extrêmement intéressé par cette démarche là. J'a i déroulé la pelote, j'ai lu Tête de turc de Günter Wallraf, Arthur Frayer, Dans la peau d'un maton, John Howard Griffin, Black like me, où il prend des médicaments et subit des traitements puis se grime pour comprendre ce que c'est d'être noir dans les états du Sud des Etats-Unis dans les années 60. A la sortie de l'école, je savais que c'était ce que je voulais faire, mais je ne me sentais pas prêt. J'ai d'abord fait de la radio locale, à France Bleu, puis j'ai bossé à Ouest France. C'est après un séjour au Canada que je m'y suis mis.

Quelles ont été les réactions de tes anciens collègues ?
Le jeudi de la parution, j'ai reçu un message d'un ancien collègue qui m'a dit qu'il venait d'apprendre et qu'il était sous le choc. Je lui ai souhaité une bonne lecture. Des messages de mes collègues de l'infirmerie psychiatrique aussi. Mais pas de menaces ou ce genre de choses. Il y a même un policier qui m'a dit : "Bravo de faire la lumière sur tout ça !"

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La première découverte du livre, c'est le statut d'ADS (adjoint de sécurité). On peut devenir flic avec une arme de service en moins de temps qu'il faut pour être secrétaire médical. 
Quand l'idée a germé de rentrer dans la police, j'ai regardé tous les concours d'entrée possibles. Les policiers contractuels, c'est comme les vacataires dans l'Education Nationale, des gens moins bien formés et payés moins cher. Pour être ADS, il n'y a pas de diplôme requis et il y a beaucoup de postes, on recrute massivement, la police recherche toutes les bonnes volontés. Il y a 12.000 ADS sur 146.000 policiers au total.  Policier contractuel, ça existe depuis les années 90, sous le gouvernement Jospin. C'était la mode des emplois jeunes, le statut d'ADS vient de là. C'est un tremplin pour devenir gardien de la paix. C'est très précaire, c'est un contrat de 3 ans, renouvelable une fois. Au bout de 6 ans, si vous n'avez pas le concours de gardien de la paix, vous sortez. Et puis, il faut voir aussi le contenu de la formation.

Oui, tu parles de seulement 10 heures de cours sur la déontologie. 
Et trois heures sur les violences conjugales ! Seulement trois mois de formation et tout le monde en sort avec une habilitation à porter une arme sur la voie publique. C'est un peu léger. Avant les attentats qui ont secoué le pays, 500 policiers sortaient de l'école par an. Aujourd'hui, on en est à 3500, soit sept fois plus. Les budgets formation ont pas forcément été réévalués, le nombre de formateurs non plus. La durée de formation d'un gardien de la paix avant était d'un an. Aujourd'hui, en fonction des concours, on est entre 6 et 10 mois. Comme le dit un formateur dans le livre : "Pour rassurer la mémé, il faut envoyer du bleu."  Derrière le vernis de la com', pour rassurer les braves gens, on veut de la présence policière mais on ne se pose pas la question de ce que ça implique. On voit bien qu'il y a quelques trous dans la raquette. 

Le gouvernement veut que des hordes de policiers occupent l'espace public, mais est-ce que ça sert vraiment à quelque chose ?
Il y a des missions complètement absurdes. Un matin, on est quatre et on surveille une passerelle. Parce que la hiérarchie, les hautes sphères du commissariat ont dit qu'il fallait surveiller cette passerelle là en particulier. En fait, il n'y a personne, il ne se passe rien. Dès fois, il fallait faire des rondes à l'arrêt Rosa Parks. Il n'y avait pas un chat, parce que le samedi matin c'est très peu fréquenté. On y allait mais qu'est-ce qu'on y faisait ? Rien. On tournait en rond. Et le jour où on est devant la passerelle, on regarde tous nos téléphones portables parce que rien ne se passe. Quel sens un policier peut-il donner à son métier dans ce genre de cas ? Aucun.  

D'ailleurs, le vrai noyau dur de ton livre, c'est la description des conditions de travail. Tu as été surpris par ce que tu as vu ?
Ce qu'il faut savoir, c'est qu'avant cette infiltration, je ne connaissais rien sur les policiers. Je n'en avais pas dans mon entourage. Je les voyais à la télé surtout. J'ai été contrôlé seulement deux fois dans toute ma vie. Pour me documenter, j'ai lu La force de l'ordre de Didier Fassin, où il parle bien des moments d'ennui. Donc j'ai commencé par des textes comme ça, qui montrent l'envers du décor. Mais ce qui m'a surpris le plus, c'est le côté anxiogène. C'est un métier où il faut être armé psychologiquement, sinon ça se passe mal. On peut démissionner, péter un plomb voir penser au pire. La garde à vue le matin, par exemple. C'est se lever à quatre heures, arriver pour six heures au commissariat, accompagner quelqu'un aux toilettes, sentir la sueur et les excréments, gérer des toxicomanes, des personnes qui ont des troubles du comportement en attente d'un examen par un psychiatre, des gens violents... Ça, ça fait partie intégrante du quotidien d'un policier. 

Et il n'y a aucun suivi psy ?
Il y avait une psychologue, mais à cheval sur plusieurs commissariats, donc avec des créneaux restreints. Et puis surtout, on est dans un monde viril dans la police, on se vanne, on fait bonne figure. On ne va pas se confier ou avouer qu'on est "faible". 

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Dans un chapitre, on découvre aussi que depuis attentats, une dérogation permet aux policiers de ramener son arme de service chez eux.
Dans la police, tu as toujours un gars qui connaît un gars qui connaît un gars qui avait son arme avec lui et ça lui aurait permis de faire fuir les agresseurs de sa compagne. Moi, je n'ai ni vu ni entendu qu'un policier du XIXème arrondissement avait eu besoin de son arme de service en rentrant chez lui. Et tant mieux. Après, il faut savoir que mes collègues ont été considérablement choqués par ce qui s'est passé à Magnanville, lorsque Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne ont été tués chez eux par un terroriste. Un drame abominable. Et ça, ça les a marqués, parce que la violence peut potentiellement toucher leur domicile. Y a des policiers qui racontent qu'en rentrant chez eux ils ne prennent jamais le même itinéraire. Donc l'arme de service sert à les rassurer. Le problème, c'est que quand vous n'allez pas bien, ça peut être un moyen de mettre fin à ses jours. 

Toi aussi tu as eu peur d'être la cible de terroristes ?
Dès le premier jour, quand je suis devant le poste de permanence. Parce qu'un policier devant un commissariat, il n'est pas forcément bien protégé. Vous avez votre casquette, votre arme à la ceinture et un gilet pare-balles lourd, renforcé, qui pèse quinze kilos environ. Mais si quelqu'un débarque et vous en mets une en pleine tête, vous êtes mort. Mais après on oublie, c'est la force de la routine. 

Avant d'être affecté à un commissariat, tu te retrouves à l'infirmerie psychiatrique et tu fais "chauffeur pour fou", comme ils disent. Parles-nous de cette structure méconnue du grand public.
L'infirmerie psychiatrique, c'est une boîte noire. Un lieu secret avec son rideau de fantasmes. Albert Londres a essayé de rentrer dans l'ancêtre de cette institution mais s'est fait démasquer par le médecin chef de l'époque. Moi j'y arrive par hasard, je ne connaissais même pas l'existence de ce lieu. Il appartient à la Préfecture et tous les gens qui y sont retenus ont des troubles du comportement, du moins d'après l'appréciation des policiers. Un type qui délire dans la rue ou un homme qui court après sa femme avec un couteau, par exemple. On le met en garde à vue et si on le soupçonne d'avoir des troubles, on lui fait passer un examen du comportement à l'Hôtel-Dieu. Là, un psychiatre peut décider de l'envoyer en observation à l'infirmerie psychiatrique ou de le renvoyer au commissariat. S'il est admis à l'infirmerie, il devient un patient et reste en observation pendant 48 heures max (plutôt une vingtaine d'heures dans l'usage). Des psychiatres vont passer pour décider si on l'hospitalise ou pas. C'est là que j'entrais en scène et que je les conduisais à l'hôpital. C'est le seul lieu de ce type en Europe. Il y a deux mille personnes qui y passent par an. Une personne sur deux est hospitalisée. C'est un héritage du Consulat, lorsqu'on parlait encore de la gestion des aliénés. La contention physique (la camisole) et chimique y est quasiment systématique. Même si vous ressortez libre le lendemain, vous y avez eu droit. 

Quand on lit ça, on pense un peu à Vol au-dessus d'un nid de coucou.
Il n'y a pas d'électrochocs ou de lobotomies hein. Il y a seize lits. On ne savait jamais combien on aurait de patients. Parfois aucun. De 10h à 18h, avec rien à faire, j'enchaînais les cafés et les bonbons. Le poulet-patates du Franprix le midi, parce qu'avec un petit salaire, 1340 euros par mois, faut faire attention. J'en ai mangé jusqu'à plus soif, aujourd'hui je ne peux plus le voir. 

Ce passage, sur l'infirmerie, pas sur le poulet-patates, on n'en a pas du tout parlé dans les médias...
C'est assez révélateur du traitement médiatique de la psychiatrie en France : on s'en fout. C'est triste. Même si cette structure n'est pas représentative de l'institution psychiatrique dans son ensemble puisque la grande majorité des hospitalisations se font sans le consentement de la personne, ce qui est rare et très encadré par la loi.  

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Pour ton premier jour dans le XIXème, tu commences par voir un gardé à vue se faire tabasser. Est-ce que tu t'es dit que tu allais finir comme dans Training Day ?
Il demande à aller aux toilettes. Une fois. Deux fois. La troisième, il demande un peu plus fort, c'est urgent. Un policier arrive, le sort de la cellule et le frappe. Une demie heure plus tard, à la permanence, devant le commissariat, je suis avec un autre policier, une femme de 70 ans vient pour déposer une main courante : "Bonjour, mon mari m'a menacée de mort. Je veux déposer une main courante."  Il lui dit : "Si ça se reproduit, revenez nous voir."

Pourquoi d'après toi les policiers ne se sentent pas davantage concernés par les violences conjugales ?
Il y a une vraie impréparation. Trois heures de formation en école. Une heure théorique, sur le cadre légal et comment un couple peut en arriver là, puis deux heures de projection du film Mon roi de Maïwenn avec Vincent Cassel. C'est court, surtout quand on sait que les violences conjugales, familiales et les différends entre voisins représentent une bonne partie des interventions de police. On nous apprend à tirer, à menotter, à faire du self-défense, de la boxe mais pas ça. La formation reste centrée sur l'aspect répressif. La dimension sociale, on n'en parle pas. On a des simulations de contrôles routiers. J'ai dû jouer le conducteur lambda et me faire contrôler par mes camarades. Sur les violences conjugales, pourquoi ne pas faire la même chose ?

Tu décris aussi la banalisation du mot "bâtard" pour désigner tous ceux qui ne sont pas blancs. Je vais te poser une question volontairement caricaturale : est-ce que tout flic est voué à devenir raciste et violent ?
Non, bien sûr que non. Il y a plusieurs profils. Tout le monde n'a pas les mêmes aspirations. Mon chef de brigade m'a dit : "Ça fait vingt ans que je suis dans la boîte, je n'ai jamais couru après personne." Il n'est pas dans la répression, il veut juste faire son boulot. D'autres ont un passé où ils ont fait des erreurs, des bêtises. A un moment, ils ont voulu passer de l'autre côté. Un collègue un jour m'a dit cette phrase : "Un policier, c'est un délinquant qui a bien tourné." C'est partiellement vrai. Il y a aussi ceux qui ont des gendarmes et des policiers dans leur famille. Ils ont été socialisés à l'ordre, la sécurité, l'autorité. Ils veulent sincèrement servir leur pays. Certains veulent faire un métier administratif et n'ont aucune envie d'aller sur le terrain. Il en faut. Mais certains profils minoritaires sont racistes et violents. Le problème, c'est qu'ils sont peu ou pas sanctionnés. Et c'est tous les autres qui en pâtissent. Les victimes d'injustices ne sont pas entendues. L'affaire Konaté a été passée sous le tapis. Heureusement qu'il y a mon livre pour qu'on en parle. L'institution se grandirait à sanctionner : ça découragerait ceux qui ont des mauvais comportements et ça baisserait le niveau de tension avec les citoyens.

Tu aurais des solutions à proposer ?
Plus d'indépendance pour l'IGPN, ce serait un bon début. Ce sont des policiers qui enquêtent sur d'autres policiers... On pourrait suivre le schéma anglais, où il n'y a que 25% de policiers dans la structure équivalente. Ce n'est pas clouer la police au piloris de faire ça.   

++ Flic de Valentin Gendrot est sorti chez les Editions Goutte d'or. Plus d'infos ici.