Netflix-and-feels-chartPour permettre de quantifier le niveau global de tristesse de nos séries préférées, un peu moins de 3000 participants (devant un panel d’une dizaine de programmes, et pas seulement des Netflix Original Series de la deuxième heure) ont dû se prêter au jeu des quatre coefficients ; on y trouve la mort de personnages principaux, la tristesse ressentie par les fans, le nombre de scènes tristes et notre préféré, l’équivalent piscine. Autrement dit, une mesure approximative en « piscines de larmes ». Quel lyrisme. Ainsi, on nous confirme que les séries les plus tristes sont pour la majorité les plus populaires de la plateforme.Netflix-and-feels-swimming-pools-graphic

Orange is the New Black a le plus gros volume de piscines remplies, avec l’équivalent approximatif de 96 bassins (taille « standard »), de quoi provoquer un tsunami de liquide lacrymal à Calais. When They See Us, pourtant bonne dernière du classement général, nous aura bien remués avec l’équivalent de cinq piscines remplies, en quatre épisodes seulement, d’une profondeur tangible et militante. Mais sans surprise, c’est Breaking Bad qui fait péter le score avec la note de tristesse globale la plus élevée de l’index, sans nous faire autant exploser le compteur de larme (dix piscines remplies, seulement ?!), parce qu’elle coche toutes les cases de la série tristissime et culte. 
On ne peut s’empêcher de relever l’absence de série comme Lost, Desperate Housewives, Game Of Thrones, The Handmaid’s Tale (pour la simple et bonne raison qu’elles ne font pas partie du catalogue) ou encore Bojack Horseman. Le top serait si différent...  Ceci étant dit, cette étude, censée “révéler” notre attrait particulier pour les drames, et les situations désastreuses vécues par les personnages, dévoile par la même occasion, une forme d’exploitation de nos émotions. 
Sacré stratagème quand on y pense, comme si on n’avait pas assez de raisons de pleurer sur 2020. On en rira plus tard…