Relic c’est le film d’horreur de cette rentrée, déjà bien épouvantable. Réalisé par Natalie Erika James, ce récit troublant nous embarque dans une maison de famille isolée, où trois générations de femmes se retrouvent, tourmentées par des forces bien obscures, car terriblement réelles. Après qu’Edna, la granny, soit revenue d’une escapade (qu’on devine bien cheloue), sa fille Kay et sa petite-fille Sam tentent de venir à son secours. L’objet central, la « relique » c’est bien cette maison. Impossible d’échapper à la réflexion psychanalytique (l'esprit est une maison où le Moi est loin d’y siéger en maître) mais on ne saurait passer à côté de ce casting féminin brillant de justesse (Robyn Nevin, Emily Mortimer, qu'on a déjà vu dans Shutter Island, et Bella Heathcote, qu'on a aperçu dans The Neon Demon) ni de l’esthétique de la mise en scène, ni du sujet, quelque peu inédit : la vieillesse. Dans Variety, Natalie Erika James a exprimé sa volonté de faire un film qui parle de la peur « fondamentale » de notre mortalité. Ensemble complexe de craintes irrationnelles de souffrir, de laisser ceux qu’on aime pour toujours, de voir nos parents s’en aller… De quoi sincèrement trembler et nous ramener un peu les pieds sur terre, en ces temps étranges où il faut rappeler continuellement de ne pas négliger nos anciens. 

En salle le 7 octobre.  5906291.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx