One O Six

C'est une chanson qu'on a essayé d'écrire dans la plus pure tradition synth-funk de Minneapolis. C'est aussi un hommage au premier synthé qu'on a acheté, celui sur lequel on a fait nos classes et qui nous a tout appris. On trouvait que l'ambiguïté des paroles romantiques adressées à un instrument était assez marrante, ça fonctionne à plusieurs degrés.

Elliot Uppercut

Un jour, on a acheté une talk box et on l'a rangée dans un placard où elle prenait la poussière. Un an plus tard,  on est tombés dessus et on s'est dit que c'etait vraiment trop dommage de ne rien avoir fait avec. Dans cette chanson, on vit en direct le match de boxe d'un champion nommé Elliot Uppercut, un peu genre adversaire dans Punch Out sur NES! D'ailleurs on a failli faire un clip là-dessus, avec un kangourou boxeur mais faute de moyens on a du vendre le concept à Jean Roch.



Set The Course of the Nile

Amélie venait tout juste de surmonter sa peur de voler donc on a tenté de marquer le coup avec des paroles relatant le premier vol d'un avion. On a initialement trouvé le riff principal sur un synthé, mais étant donné le tempo assez élevé on s'est dit qu'un combo bass/guitare plus rock fonctionnerait mieux. De là ont découlé les autres éléments de la chanson, à la fois 60's et arena rock.

 


Hula Hoop

A cette étape de l'écriture de l'album on experimentait beaucoup sur les traitements de voix. Cette ligne de chant slicée à la fois douce et étrange nous a tout de suite plu; on est partis sur une basse disco mais la lenteur du tout donnait au morceau un côté sombre presque dub. On a aussi incorporé des éléments funk froid, à la manière des productions de Gainsbourg dans les 80s. Froid, comme un bain de minuit au mois d'août :)

Saké

C'est le morceau qui a subi le plus de métamorphoses au cours de son écriture. On était tellement pressés d'écouter ce que donnerait la mélodie de chant qu'on a enregistré avec des paroles incohérentes qui se sont révélées être les bonnes... Ce genre de chose est suffisament rare pour ne pas en profiter. Il se trouve qu'on est également fans de culture pop japonaise, mais c'est une pure coïncidence.

Avalon

C'est la chanson typique du coeur brisé, plein de rancoeur comme dans I Will Survive mais avec l'équipe de France en moins. L'espèce de tom éléctronique qu'on entend au début et au milieu est produit par un étrange boitier orange venu des Etats-Unis appellé JUPITER-III, pour la petite histoire.

Oh I

C'est notre chanson la plus décomplexée, on voulait vraiment faire une chanson pop pure quitte à flirter avec le trop sucré; d'ailleurs vers la fin de la chanson on a pas hésité à mettre un solo de Kalimba pour faire ressortir encore plus le côté candide du morceau, un peu genre Le Roi Lion ou Paul Simon. Niveau narration c'est l'anti-Avalon: la rupture vécue comme une nouvelle chance et non pas une fatalité.

 


St Petersbourg

Une des particluarités de ce morceau est la mélodie principale jouée au MS20: en désaccordant un oscillateur on peut faire une polyphonie qu'on est par la suite contraint de suivre. Beaucoup de musiciens le diront, travailler sous certaines contraintes peut debrider l'imagination. C'est paradoxal mais assez utile à une époque ou n'importe quel ordinateur peut émuler n'importe quel nombre d'instruments.


Juicy Lucy (Needs A Boogie Man)

C'est à la disco ce que One O Six est à la funk, un réel hommage à la couleur de la fin des 70's. C'est aussi des paroles assez marrantes, l'humour et le dancefloor faisant assez bon ménage! On aime tellement jouer ce morceau en live qu'on a choisi de nommer notre album comme ça: c'est suant et sensuel en même temps, un peu comme Honey des Ohio Players.

La Dynamo

Ce morceau c'est un délire genre série ou film d'espionnage époque guerre froide, mais c'est aussi le seul morceau où on chante en Français. C'est également le dernier morceau qu'on a ecrit pour l'album, peut-être qu'on arrivait enfin à trouver notre style dans notre langue maternelle... Ceci dit les paroles n'ont ni queue ni tête, la chant vocodé servant plus d'instrument qu'autre chose, mais le Français convenait parfaitement niveau sonorité.

Starlighter

Celui-ci en revanche c'est le premier morceau qu'on ait écrit, avant même de trouver le nom de notre groupe. C'est un clin d'oeil à la formation du groupe, le mettre en dernier sur cet album c'est en quelque sorte un moyen de clore le premier chapitre de Jupiter. D'une certaine manière, on ne pouvait pas ne pas l'inclure sur notre premier album, tant il est symbolique pour nous.

 

 

Artwork: Akroe


Le premier album de Juptier est disponible partout. Le groupe est en concert ce soir à La Flash Cocotte, et le 31 août dans un jardin de la mairie du 11ème dont on vous dira plus très bientôt.