Nous avons rencontré Phoenix dans les studios du Grand Journal, où le groupe enregistrait le même après-midi des morceaux pour l'émission ainsi qu'une interview diffusée deux jours plus tard. Fait exceptionnel et donc notable, nous avons eu la chance d'être face aux quatre membres du groupe, visiblement ravis, surpris et excités à l'idée de se prêter à notre exercice. 

CHATEAU MARMONT :  On nous accuse sur la foi d'un titre d'essayer de faire du Phoenix, alors on est très curieux de savoir si par le passé ça vous a vous aussi brisé les roubignoles qu'on vous accuse d'essayer de faire du Strokes ?
Thomas : Non.
Branco : On nous a accusé de tellement de choses, donc bon…Et en général, on nous accuse de copier des groupes qu’on ne connaît même pas. En l’occurrence, on connaît les Strokes, c’est un très bon groupe.
Thomas : En général on vole, on ne copie jamais.

Combien de fois par jour Robin (Rob, le clavier du groupe en live, ndlr) dit-il "yessaï man" en tournée ?
Branco : Il ne le dit plus !
Thomas : Ah bon ? Je ne l’ai jamais entendu dire ça moi !
Chris : (Rires) Oui, lors de la dernière tournée il le disait souvent.

ALINE : Pensez-vous faire un jour un album en français ?
Thomas : Sur le deluxe, sur la soixantaine de petits morceaux qui s’y trouvent, il y a des mini-morceaux en français, je crois qu’il y en a deux dont UGC Ciné Cité.
Christian : On a ce fantasme de le faire un jour, un jour on y arrivera, on essaie mais c’est dur.

Si vous deviez vous séparer d’un des membres de Phoenix, lequel serait-il ?
Branco : Ca serait Deck.
Deck : Ah oui, moi je pense que ça serait moi. Je m’en fous, j’ai mon album solo qui est prêt.
Thomas : Ouais, ça serait Deck, c’est celui qui a le moins de cordes, j’ai les cordes vocales, Chris et Branco ont six cordes, c’est juste mathématique.
Deck : Attends de voir mon dernier achat…

MIDNIGHT JUGGERNAUTS : Quelle a été la période ou l’album qui vous a fait le plus souffrir artistiquement parlant, et pourquoi ?
Christian : C’est trop cool d’avoir eu les Midnight Juggernauts ! On a des supers souvenirs avec eux, ils étaient en tournée avec nous en Asie. Mais pour répondre à la question, c’est Alphabetical.
Thomas : Je dirais le dernier, parce que pour Alphabetical, on était chez moi, dans ma cave, je m’y sentais mieux.
Branco : On a failli devenir fous pendant le deuxième album, justement parce que c’était le deuxième album, on ne savait pas comment ça allait se passer. Après, on est toujours devenus fous pour chaque album, mais on s’est habitués, on savait que c’était un état par lequel on devait passer, la folie nous apparaît «normale» entre chaque album.
Christian : Entre la fin de la tournée de United et le moment où on a voulu se mettre au travail sur Alphabetical, on n’a pas réussi à écrire un seul morceau, ça a duré un an. En plus, il y avait eu l’album de D’Angelo qui était sorti à cette époque, il nous avait rendu dingues.

En quoi vos fans français sont-ils différents de vos fans dans le reste du monde ?
Thomas : Les fans français savent d’où on vient, ils sont plus familiers avec nos origines.
Branco : Au début en France, c’était assez compliqué pour nous, il y a même eu un moment où on a eu peur de se faire lyncher sur scène. Un peu après, les gens nous ont épargnés et se sont pris d’affection pour nous. Après, c’est toujours difficile de parler du public en général car ça ne veut vraiment rien dire, mais quand on fait des tournées en France, on est contents, alors qu’au début c’était vraiment dur.

ALEX GOPHER : Qu'est ce qui a changé dans votre méthode de travail depuis les séances de votre premier album à Gang où on se croisait ?
Thomas : Depuis l’époque Gang, tout a changé.
Branco : C’était  notre premier disque, c’est là où l'on s’est confrontés au monde réel et c’est là où l'on a compris qu’il fallait mieux faire les choses seuls, même mal, que de les faire bien avec de l’aide extérieure.

Vu de loin, Phoenix c’est une entente parfaite. Est-ce que c’est vraiment vrai ?
Thomas : Mais oui, il le sait très bien - sinon il ne poserait pas la question, c’est un coquin.
Branco : L’entente est bonne, je dirais que c’est une entente de type familiale. Quand les repas sont trop arrosés, on parle politique.
Chris : (Rires) Oui il y a deux membres de Phoenix qui sont de gauche, et deux de droite !
Deck : Non, c’est l’inverse.

Pourquoi avoir sorti cet album aussi proche de celui des Daft Punk ?
Branco : Han le mec !
Christian : Bah on savait pas, faut leur demander à eux, on pensait pas qu’ils le sortiraient aussi tôt. Ils l'ont fait très vite, on s’est vus pendant leur enregistrement, ils étaient longs au démarrage mais au final ils l’ont achevé très vite.
Thomas : C’est cool en fait de le sortir en même temps qu’eux, on se voit plus, dans les festivals notamment.
Branco : On les a vus à Coachella. C’était le deuxième groupe dont on a le plus parlé là-bas alors qu’ils n'y jouaient même pas. 

 
AEROPLANE : Il y a un an, j’ai demandé a Thomas de chanter sur un morceau, ça ne s’est pas fait. Est-ce la politique du groupe ou une décision personnelle de Thomas ?
Thomas : La décision du groupe et la décision personnelle ne sont qu’une seule et même chose, on est dans le totalitarisme.
Deck : Mais bien sûr que c’est la politique du groupe. On refuse tout depuis Air.
Branco : On n'aime pas trop les ambiances «projet», c’est pas bon ça.

GRANVILLE : Un prochain featuring live avec les Daft Punk en France ?
Thomas : Les Daft Punk nous avaient vus au Hollywood Bowl à l’époque de la tournée Wolfgang Amadeus Phoenix, et on avait dû être bons parce qu’ils nous ont fait comprendre qu’ils voulaient faire un truc avec nous. Donc on a fait ce featuring au Madison Square Garden avec eux, mais comme on l’a déjà fait du coup, on ne le refera pas, non. Pareil avec R. Kelly. 

LA FEMME : Vous êtes artistes. Votre vie est-elle un concept ?
Branco : Avoir une vie d’artiste, c’est ça le plus important. C’est encore plus important que d’avoir une œuvre d’artiste. Avoir une vie d’artiste, c’est avoir une vie poétique. Poétique au sens grec : il faut créer.
Thomas : Quand t’es dans un groupe, c’est plus dur d’avoir un concept. C’est probablement plus facile quand tu es un artiste solo, je pense.
Branco : Tu sens les artistes qui ont une vie d’artiste, tu sens que Christophe a plus une vie d’artiste que Christophe Maé par exemple. 
Thomas : Christophe Maé est plus troubadour, il roule sa bosse.

PONI HOAX : Cher Phoenix, comme c'est la tendance actuelle, quel est votre patrimoine ?
Thomas : On a quasiment exactement le même patrimoine tous les quatre, sauf que j’ai l'appartement dans lequel on a écrit l’album.
Deck : Pour ma part, tout mon argent est placé sur un compte Cerise.
Thomas : C’est quoi ça ?
Deck : Bah, tu te renseigneras.
Branco : Moi, c’est sur Séquoia. La stabilité, comme les grands arbres qui vivent mille ans. 3% de rendement.

Et si vous étiez un animal préhistorique, lequel seriez vous et pourquoi ?
Thomas : (Rires) Le diplodocus, car il en impose !

Triste nouvelle : l'attaché de presse nous annonce que le retard accumulé sur toute la séance promo de l'après midi le pousse à écourter notre interview, d'autant plus que Daphné Burki et Ariel Wizman, à la fois salarié de Canal+ et invité le soir même au Grand Journal pour parler de sa pièce, tiennent ABSOLUMENT à saluer le groupe. 
Heureusement, les Phoenix nous proposent un deal plutôt sympathique : attendre une petite heure, le temps qu'ils enregistrent leurs morceaux et qu'ils répondent aux questions du Grand Journal, et repartir en Van avec eux pour mieux terminer l'interview. Ouf, on est sauvés.
Après avoir assisté à des séances de dédicaces avec des fans hystériques venus les attendre Quai André Citroën, on monte dans le Van aux côtés de trois des membres de Phoenix, Branco étant parti de son côté, mais aussi du management et des équipes de la presse pour la France. A l'intérieur, c'est un joyeux bordel ; mais entre les vannes qui fusent, le debrief de leur prestation, Deck qui pense avoir oublié son passeport dans les loges, Christian qui pense avoir perdu son téléphone et Thomas qui a peur d'être en retard pour son dîner, l'interview peut tout de même reprendre.
 

CHASSOL : On me demande souvent ce que j'ai appris avec vous ou Sébastien Tellier. Je me demande si vous avez appris et apprenez encore de vos sidemen ?
Christian : Chassol m’a appris de supers accords d'Ennio Morricone à la guitare, je lui en serai redevable à vie. 

 HERMAN DÜNE : Notamment pour les textes de Bankrupt !, quels auteurs vous inspirent et comment ?
Thomas : Il y en a plein. Il y a les classiques comme Morrissey et Lou Reed, mais pas spécifiquement pour cet album. Il y a Prince aussi évidemment, mais j’en oublie plein, c’est sûr. 

De quel artiste visuel diriez-vous que l'univers créé fait écho à la musique de Phoenix ? Pourquoi ?
Thomas : Richard Prince pour l’art de voler et Dan Fleming pour le côté futuriste.

Y a-t-il une habitude ou pratique professionnelle dans votre domaine (musique, show-business...) que vous aimeriez changer, et si oui, de quelle façon ?
Thomas : Ce qui est agréable, c’est qu’il y a de moins en moins d’intermédiaires entre les fans et le groupe ; et ça, c’est quelque chose qui était inconcevable il y a encore quinze ans. Sinon, ce qu’on aimerait changer, c’est certainement quelques règles aux US qui sont assez horribles, ambiance VIP tu vois ? Les privilégiés ont les meilleures places et pas les vrais fans.
Chris : Oui, dans les concerts là-bas, tu as toujours les VIP qui sont devant et les kids qui sont tout au fond de la salle. Il y a plein de règles là-bas, c’est une bataille énorme pour nous que d’essayer de les outrepasser. Grâce à un long combat, on a réussi à ce que tout le monde puisse être debout devant et au même prix. 

Et sinon, on se demandait pourquoi votre batteur - pourtant excellent - n'est jamais sur les photos de presse ? Est ce que c'est parce que c'est l'un de vous qui enregistre les batteries en studio et que lui fait seulement les tournées, comme chez les Flaming Lips ?
Thomas : Thomas (Hedlund, ndlr) participe un peu en studio.
Chris : Il a plein d’autres groupes en Suède, genre 6 ou 7, donc on ne va pas lui infliger ça. Mais il sera toujours notre extension live.
Thomas : Moi je suis batteur, je ne laisse ma place à personne ! (Rires) C’est moi qui enregistre en studio mais c’est lui qui joue en live, oui. 

BB BRUNES : Cette idée de pochette très fruitée, elle est venue comment ? Comment travaillez-vous sur la D.A. des images et visuels de vos albums ?
Thomas : Il y a deux ans, on a découvert le plus grand trésor jamais découvert en Inde : il s’agissait d’une noix de coco, taille réelle, tout en or. Ca nous a totalement fasciné, c’est parti de là je suppose.

ACID WASHED : Comment est-ce de jouer au Saturday Night Live ? Ça se passe comment ? Rien de spécial, ou c'est complètement weird
Thomas : C‘est très spécial !
Christian : En réalité, on pourrait en parler pendant des heures tellement c’est une expérience incroyable.
Thomas : Deck, tu veux intervenir ?
Christian : C’est l’Amérique et l’entertainment dans toute sa splendeur. La deuxième fois était sans doute la mieux (Phoenix s’est déjà produit au SNL pour la promotion de Wolfgang Amadeus Phoenix en 2009, ndlr). Au niveau de l’adrénaline, c’est totalement fou.
Deck : Actuellement, c’est le seul show aux USA qui se passe en direct, tous les autres sont en différé.

Votre dernier clip, Entertainment, est très beau, très intéressant aussi. Est-il en forme d'hommage à la culture populaire sud-coréenne ? La musique est intense. Quelle est  l'histoire de ce clip - à quoi ressemblaient les moodboards ?
Thomas : Il n’y a  pas eu de moodboards.
Christian : On a très vite fait confiance au réalisateur Patrick Daughters, on ne l’a vu qu’une seule fois en studio mais on a vite su que ça le ferait.
Thomas : Sa mère est fan de k-drama, qui sont un peu l’équivalent coréen des telenovelas. Il nous en a montré des tonnes sur Youtube.

HOUSSE DE RACKET : L'une des dernières fois où l'on s'est croisés, c'était à L.A. Nous étions en tournée et vous, vous étiez en train de composer le nouvel album. D'après vous, l'éloignement et/ou l'inconfort sont-ils des éléments primordiaux du processus d'écriture ?
Thomas : L’inconfort nous aide très certainement, l’éloignement pas vraiment. L’inconfort rend les choses douloureuses, et pour nous, c’est comme cela que ça fonctionne.
Chris : A vrai dire, on cherche tout sauf le confort - ça rentre dans le très concret, on n'aime pas les canapés, on recherche plus les chaises en bois par exemple. L’austerité est essentielle sinon on s’endort, mais je sais que pour certains artistes c’est le contraire, comme pour Prince par exemple. Chez Phoenix en tout cas, le confort est l’ennemi de la création. 

Nous sommes à notre tour en pleine écriture d'un disque, et comme vous le savez, c'est parfois dur. Est-ce que vous avez des "trucs et astuces" pour ne pas devenir fous et maintenir un côté récréatif ?
Chris : L’humour !
Thomas : Oui, l’humour sauve tout.
Deck : L’humour et le sport.
Thomas : Ils sont bons les Housse de Racket dans l’humour !
Deck : N'est-ce pas eux qui écrivaient des sketchs pour cette émission télé, là ? "La boule noire" ou un truc du genre ? Ah non, La Minute Blonde ! C’est pas eux ? 

JUVENILES : Vous sortez probablement d'une période assez étrange, avec l'album qui émerge sur le net avant sa sortie officielle. Ca, c'est un truc qu'on accepte au bout d'un moment ? Vous en pensez quoi aujourd'hui ?
Christian : On l’a accepté assez vite, genre en dix minutes quoi. On a l’habitude : chaque album a leaké avant sa sortie, en réalité.
Deck : Wolfgang Amadeus Phoenix avait leaké, mais il en a découlé le succès que l’on sait  ! (Rires

Vous êtes vraiment potes avec Johnny ?
Thomas : Ca dépend, on entend quoi par "potes" ?
Deck : Non, on n'est pas potes, on l’a vu deux fois.

GRANDMARNIER (Yelle) : Je fais partie des gens qui sont fans de votre deuxième album, avec ce son super aseptisé, clinique, voire chirurgical. Avez-vous déjà été opérés ?
Christian : Oui, plusieurs fois quand j’étais petit, mais les opérations c’est ma hantise. Dernièrement, je me suis fait opérer, mais c’était lié au stress de l’album : je croyais que j’avais une grave maladie, mais en fait non ! (Rires) Mais bon, on m’a quand même ouvert le cœur. Ah ça, tu donnes tout pour les albums ! Mais je deviens hypocondriaque je crois.
Thomas : Moi, je me suis fait opérer pour cause de sténose du pylore

Le câble du micro de Thomas de couleur rouge, qui en a eu l'idée et pourquoi ? Puis-je la piquer ? Si oui, pensez-vous qu'en jaune, c'est trop salissant ? 
Thomas : En jaune, c’est déjà pris par une autre personne que je ne citerai pas. Il reste donc toutes les autres couleurs, et j’ai choisi le rouge. Au Saturday Night Live, j’avais même un micro Singstar mais personne ne l’a remarqué, les gens ont bloqué sur le câble rouge.

Votre batteur est adorable, extrêmement talentueux et a un rôle majeur dans la qualité de votre live. Pourquoi le cachez-vous ?
Thomas : Mais pourquoi personne ne parle de Rob, c’est dégueulasse !
Deck : C’est bien une question de batteur, ça !

WOODKID : Le début du titre Bankrupt ! me rappelle les grandes heures de la musique répétitive, des arpèges de fou qui rentrent en phase et qui se séparent a l'infini... Comment avez-vous construit le morceau ?
Chris : Mais c’est fou votre truc là, il y a énormément de gens qui nous posent des questions !
Deck : C’est super, ça fait plaisir !
Christian : Bankrupt ! est le premier morceau sur lequel on a travaillé pour cet album, c’est aussi le dernier que l’on a terminé ; en gros c’est une aventure de deux ans. On a commencé par les arpèges, autour desquels on a fait des expérimentations pendant les trois premiers mois.

En parlant de répétition, avez-vous l'impression de vous répéter parfois ? Est-ce que c’est important selon vous de se répéter en tant qu'artiste ?
Thomas : Il y a une beauté dans la répétition. De toutes façons, une chanson c’est une répétition.
Chris : Il y a des artistes qui se répètent et qui restent néanmoins fabuleux, des gens comme AC/DC, les Ramones, Steve Reich... mais c’est magnifique. On essaie d'opérer des changements drastiques entre chaque album, mais ça reste quand même toujours "nous".

Qui est le plus gros ronfleur des 4 dans le bus de tournée ?
Christian : C’est Deck.
Thomas : Oui, Deckos je t’ai entendu ronfler !
Deck : Ha bah, du coup je ne peux pas confirmer puisque je ne peux pas m’entendre ronfler. 

ROB : Vous avez fait le choix d'être accompagnés par Rob. Pouvez-vous commenter ce choix judicieux ?
Thomas : (Rires) Ah, il est délicieux comme ses questions ! Rob, c’est l’équivalent d’une assurance-vie, il est à la fois une machine et une âme.
Christian : En dehors de nous quatre, de Phoenix, c’est la seule personne avec qui on s’entend et on se comprend parfaitement. On n'a même pas besoin de se parler, c’est pour cela qu’on fera toujours de la musique avec lui.

Rob est l'auteur d'une oeuvre complexe et magistrale, dans quelle mesure celle-ci pénètre-elle votre univers, lui-même particulièrement hermétique?
Christian éclate de rire.
Thomas : Il travaille tout le temps, il a une double casquette, il tourne avec nous et il fait ses musiques de films ; on l’entend toujours travailler dans le bus de tournée. On suit son œuvre de très près. (Sourire

Après avoir croisé Rob dans les loges du Grand Journal, il m’a missionnée d’une nouvelle question qui sent la private joke à plein nez : "Comment expliquez vous la ressemblance de votre son avec Pink Floyd ?" Merci donc de nous faire partager cette bonne blague.
Les trois membres en chœur : Ahhh !
Christian : Ah, il est très malin ce Rob !
Thomas : C’est un génie. En fait, Branco et Rob ont fait un pari. Nous, on n'a jamais écouté Pink Floyd, mais les gens commençaient à en parler à propos de Bankrupt ! notamment - mais plus à propos de la chanson que de l’album. Rob est donc persuadé que c’est une comparaion qui va beaucoup ressortir dans les médias, et donc si la référence apparaît 5 ou 10 fois, je ne sais plus trop, Branco lui doit un dîner !

Le Van nous dépose devant le Renaissance Hotel avenue de Wagram, où le groupe enchaîne avec de nouvelles interviews. Devant nous, des dizaines d'ados hystéros sont postées devant l'entrée mais elles ne sont manifestement pas là pour Phoenix, non, elles attendent le nouveau boys band du moment (dont on ne se souvient plus du nom) aux côtés de l'inénarrable Nikos Aliagas. 
Et là, on assiste à un moment de grâce lorsque les Phoenix se concertent et disent en choeur "Et nous, pourquoi on fait pas Nikos ?".

++ Le site officiel et la page Facebook de Phoenix. Retrouvez ici toutes les prochaines dates du groupe, actuellement en tournée internationale.
++ Leur dernier album Bankrupt ! est d'ores et déja disponible sur tous formats.