Dans cet audacieuse interview, vous aurez donc (peut-être) enfin la réponse à toutes les questions existentielles que vous ne vous êtes jamais posées sur les jeunes Allemands, telles que : la choucroute au petit-déjeuner, est-ce vraiment bon pour la santé ? Leurs parents arboraient-ils tous un mulet en 1983 ? Ne rêvent-ils que d'aller vivre à Berlin dans un 80m2 en plein centre pour 150€ par mois ? La Fête de la Bière est-elle un haut-lieu de la pornographie en plein air ? Faut-il réellement réhabiliter le port du chapeau tyrolien ? Et enfin, vous pourrez y découvrir un scoop en exclusivité mondiale : les jeunes Allemands n'ont AUCUNE idée de qui est Derrick.

 

Vous êtes tous trois originaires de Landau. Ca ressemble à quoi la vie d'un jeune branchet dans une ville de province en Allemagne ?

Gora Sou : (Rires) Moi, j'ai bien aimé. On n'a pas été exclus du tout, mais...

Deaf Sty : Evidemment, il arrivait qu'on nous fasse quelques réflexions. On a eu une enfance plutôt protégée, vu qu'on a grandi dans une atmosphère de village, mais à l'école, typiquement, on se fait parfois un peu mettre à l'écart pour ses goûts ou son style. Ceci dit, c'est ce qui arrive à tout le monde à cet âge-là.

P. Monaee : Nous étions "différents", certes, mais ça ne nous a jamais trop posé de problèmes. Je crois juste que nos camarades de classe ne comprenaient pas trop notre délire et nous vannaient pour cette raison, mais franchement, nous n'avons jamais été considérés comme des parias.

 

Les vannes, c'étaient sur vos goûts musicaux ?
P. Monaee : Non, pas du tout. D'autant plus qu'énormément de gamins ont eux-mêmes une pratique musicale à l'adolescence, quelle qu'elle soit. C'était beaucoup plus sur notre accoutrement, nos goûts vestimentaires. Nous étions tous élèves de gymnase, sans être dans les mêmes classes, mais c'était un peu pareil pour chacun d'entre nous je crois.

 

Et vous la décririez comment, votre enfance ?

Deaf Sty : Nous venons en réalité d'un véritable village, un petit bled de 4000 âmes en périphérie de Landau. C'est là qu'on a grandi et qu'on est allés à l'école primaire. C'est vraiment minuscule, tout le monde se connaît, c'était une enfance comme on la représente dans les livres d'images, avec des promenades dans la nature toute la journée et tout ce qui va avec.
P. Monaee : Notre première répétition, on l'a faite dans la cave du vignoble de nos parents.

Gora Sou : Sans oublier les balades en tracteur. Non, vraiment !

 

 

En France, on n'a pas trop l'habitude de voir sur scène des groupes d'indie allemands. Les musiciens allemands les plus connus de notre époque sont plutôt des DJ's ou des producteurs d'électro... Vous avez le sentiment que le public international vous perçoit comme "exotiques" ?

Gora Sou : La chose qui est sûre, c'est que quasiment le seul "produit culturel" musical que l'Allemagne exporte, c'est effectivement des DJ's, et non pas des groupes, oui ! Du coup, notre formation est en elle-même déja plutôt "exotique".

P. Monaee : Le son que nous faisons n'est d'ailleurs pas représenté du tout en Allemagne. Nous ne provenons pas d'une "scène" musicale particulière ; même là-bas, on perçoit notre formation comme exotique, parce qu'inédite.

 

Mais ce qui est marrant, c'est que vous avez l'air très, très allemands, quand même : sur les trois d'entre vous, il y en a deux qui sont des grands blonds aux yeux bleus ! Sur scène, vous jouez un peu avec ce cliché de l'Allemand, ou bien ?

(Hilarité générale)

Deaf Sty : Pas vraiment, mais c'est vrai qu'on en connaît qui jouent leur rôle à fond, dans ce domaine là ! (Rires) Nous sommes très fans d'une certaine tradition musicale allemande, telle que représentée historiquement par Kraftwerk ou le krautrock par exemple, mais nous sommes loin d'être des patriotes, hein... c'est pas notre genre de vouloir "représenter" notre pays.

 

Et à votre avis, pourquoi est-ce que l'industrie musicale allemande n'exporte aujourd'hui presque plus rien à part de l'électro ? Certes, à l'instar de Rammstein par exemple, elle a vu naître beaucoup de groupes de metal historiques, elle dispose encore d'un marché interne de musique folklorique très important et, dans un autre genre, il y eu Tokio Hotel aussi - mais en ce qui concerne les groupes de pop-rock, pourquoi est-ce que presque rien ne filtre à l'étranger ?

Gora Sou : Je crois tout simplement que dans le domaine de la pop, à la différence de la France ou de l'Angleterre pour ne citer que ces deux pays, l'Allemagne a fait face à un problème général d'identité musicale sur ces 20 dernières années : elle n'a pas été en mesure de se créer un "son" distinctif depuis la fin du krautrock. Il n'y a pas eu de mouvement de fond derrière des groupes-phares.

P. Monaee : L'Allemagne a un son qui lui est propre en matière de techno ou de minimale. Et dans ce domaine-là, globalement, je pense qu'on s'en fiche de savoir à quoi tu ressembles. Mais quand tu crées un groupe, l'identité visuelle compte beaucoup plus. Et je crois que beaucoup de groupes n'ont simplement pas réussi à créer de scène cohérente là-bas. Ceux qui marchent sont tous totalement à part et ont fait leur truc dans leur coin.

Deaf Sty : En fait, c'est pas compliqué : qu'on le veuille ou non, s'il existe un "son allemand" aujourd'hui, il est à trouver dans la minimale berlinoise, point barre.

 

 

L'Allemagne serait donc le seul pays d'Europe à n'avoir absolument aucun milieu "indie-alternatif" ?

Gora Sou : Il y a un tout petit milieu alternatif à Berlin. Mais à Landau ou en province, c'est sûr, n'en parlons pas.
Deaf Sty : Hé oui, tout est à Berlin.

P. Monaee : Ah, il y a Cologne aussi. Il y a une petite scène à Cologne.
Gora Sou : Oui, mais elle est encore une fois centrée sur l'électro.

Deaf Sty : L'underground allemand ne réussit à se rencontrer que grâce à quelques événements organisés par des labels... A Cologne donc, on sait que le label Kompakt rayonne internationalement ; mais du reste, localement, on a affaire qu'à de minuscules cercles d'aficionados dans chaque ville. Chacun reste vraiment dans son coin.

 

Alors justement, tout le monde fantasme à bloc sur Berlin depuis des années de par chez nous, et beaucoup de gens s'imaginent que Berlin est représentatif de l'Allemagne. A mon sens, cette vision est totalement fausse. Qu'en pensez-vous ?

Gora Sou : Non, Berlin n'est effectivement pas du tout représentatif de l'Allemagne. Mais forcément, comme on peut y faire et y voir énormément de choses, ça reste une ville très attractive. Berlin n'a d'après moi rien de très allemand, et ne serait-ce que pour une bonne raison : il n'y a presque plus d'Allemands qui y vivent.

(Approbation générale)

Deaf Sty : C'est clair. La ville a une population d'un cosmopolitisme délirant.

Gora Sou : On n'y parle même pas tant allemand que ça. Du coup, pour revenir à la question d'un milieu musical propre à l'Allemagne... il devient même difficile de dire que la musique à Berlin est une musique allemande, tant elle résulte d'influences culturellement variées et est elle-même le plus souvent le fruit d'étrangers qui vivent dans cette ville. Ce qui n'est d'ailleurs pas plus mal.

 

Et vous, ça vous tenterait de vivre dans la capitale européenne des hipsters ?

Gora Sou : Pourquoi pas, si l'occasion se présente. Mais on n'a pas de raison particulière d'aller y vivre, non.
Deaf Sty : Nous n'avons rien contre Berlin, mais la ville ne nous fait pas plus rêver que ça non plus.

 

 

Et les jeunes Allemands, ils écoutent quoi comme musique au final ?

Deaf Sty : Niveau mainstream, la programmation reste évidemment calquée à fond sur le modèle américain. Ce qui passe à la radio, typiquement du Taio Cruz et consorts...

Gora Sou : Et sinon, les groupes qu'on retrouve dans les pages de la presse musicale jeunesse, comme Intro. Ce magazine doit d'ailleurs être à peu près le seul qui fait découvrir plus ou moins autre chose aux gamins.

P. Monaee : Et les stars du hip-hop allemand, comme les rappeurs de Die Fantastischen Vier (un groupe actif depuis de longues années qui a marqué l'histoire du hip-hop allemand, un peu comme IaM en France, ndlr), ou SiDo (rappeur berlinois très en vogue dans les années 2000 et dont le nom est l'acronyme de "surdoué victime de la drogue", ndlr).

 

OK, alors maintenant on va passer à la suite. Voici une série d'images dans le désordre, et vous allez dire tout ce qui vous passe par la tête, tout ce qu'elles vous évoquent ; si elles vous parlent, si vous pensez qu'elles mettent en scène des poncifs, des caricatures, ou si à votre avis, elles sont représentatives de certaines choses... ou pas.

 

 

(Rires)

Gora Sou : C'est peut-être un cliché, mais c'est vrai : les Allemands adorent la bière, aucun doute là-dessus.

P. Monaee : En fait, la Bavière est à l'Allemagne ce que le Texas est aux Etats-Unis. La caricature de l'Américain, c'est un Texan. Hé bien la caricature d'un Allemand, c'est un Bavarois. On s'imagine toujours en premier un Bavarois quand on pense à l'Allemagne.

Gora Sou : Je te parie tout ce que tu veux que la prochaine image, ça va être une choucroute, hein ?

Raté. Parce qu'en fait, la choucroute n'est pas un plat allemand mais alsacien. Et puis pour le coup, ce n'est même pas si répandu que ça en Allemagne, non ?

Deaf Sty : Exact ! En vérité, on ne mange chez nous absolument pas plus de choucroute qu'ailleurs.

Gora Sou : Et d'ailleurs ça tombe bien, je n'aime pas ça.

 

 

(Ebahissement général)

Tous : Euh... c'est qui ? Attends voir... Dieter Hallervorden peut-être ? Ah, non, c'est pas lui.

 

Mais non, pas du tout ! Vous ne voyez pas, sérieux ?

Gora Sou : Il ressemble un peu à Hallervorden, mais franchement... non, je ne vois pas.

Les autres : Non plus...

P. Monaee : Il ressemble un peu à mon oncle. Mais je doute légèrement que ce soit lui.
(Intense session de brainstorming pour déterminer qui c'est. Aucune piste.)

 

Ben... c'est Derrick.

(Lent déclic)

Deaf Sty : Ah ouais... hmm... c'est pas une très vieille série policière, genre ?

Les autres : On est trop jeunes, on ne pouvait pas connaître ! Franchement, on n'aurait jamais reconnu. Ce n'est pas du tout une référence de notre génération.

 

 

(Hilarité générale)

Tous : Haha, la tronche ! Ils sont beaux ceux-là !

P. Monaee : On est censés les reconnaître, c'est ça ?

Gora Sou : Je ne sais pas qui c'est, mais c'est sûr, des mecs comme ça, il y en a encore plein !

Deaf Sty : Oui, la télé passe encore des programmes de musique folklorique à la pelle. C'est ce que regardent nos grands-parents.

P. Monaee : Quand j'étais petit, mon arrière-grand mère regardait ça tout le temps !

Deaf Sty : Ce qui est fou, c'est que tout ça, c'est tellement fake... je veux dire, c'est un milieu qui se fait tellement de fric en jouant sur l'authenticité, alors que c'est tellement du pipeau...

P. Monaee : Mais c'est trop clair ! Le business de la musique folklorique est énorme en Allemagne, c'est hallucinant tout le fric qu'ils brassent, les mecs dans ce genre-là.

Gora Sou : On pourrait en citer des tonnes, des chanteurs de Volksmusik... ça se vend tellement.

Deaf Sty : C'est un business qui est divisé en plein de sous-catégories : là, on parle de la musique folklorique, celle qui est pour les vieux (c'est une musique de maisons de retraite, ndlr), mais les jeunes en écoutent aussi ; dans ce cas précis, on parlerait plutôt de "chansons à boire".
P. Monaee : Ouais, il y a des groupes du genre qui font de la "musique festive", avec des chansons paillardes et compagnie destinées à un public plus jeune... Les jeunes Allemands en vacances, ils écoutent ça, hein.

(Suit une longue discussion sur les chiffres des ventes de disques par les stars de la Volksmusik, qui sont ahurissants sans discontinuer depuis les années 70)

 

 

Gora Sou : Ah ben oui. Le foot, l'Allemagne... normal.

P. Monaee : Ca, pour être Allemandes, elles sont Allemandes... Mais ce qui est étonnant, c'est plutôt la manière dont le patriotisme s'affiche. En France, les supporters de foot n'hésitent pas à accrocher des drapeaux partout et à se trimballer avec. En Allemagne, on est tout de suite plus circonspects dès qu'il s'agit d'exprimer un sentiment patriotique. On fait plus attention quand même.

Deaf Sty : Dans le cadre d'un grand match, ça passe peut-être, mais en Allemagne, JAMAIS de la vie on irait se trimballer sur la rue avec des petits drapeaux. En France on voit des écharpes, des symboles dans la rue dès qu'il y a un match...

Gora Sou : Ouais, nous on n'oserait jamais. C'aurait l'air trop chelou... Ce serait trop tendancieux.

P. Monaee : Même des gadgets aux couleurs de la nation, une montre ou un truc comme ça, on en voit ailleurs, mais pas en Allemagne. Et ce qui est super-bizarre, c'est que les filles que tu vois là, elles pleurent peut-être parce que l'Allemagne a perdu un match - mais le reste de l'année, elles n'auront rien à faire du foot.

Deaf Sty : Oui, il y a ce truc bizarre d'avoir un grand élan patriotique pendant les matchs, avec des jeunes qui se donnent à fond pour leur pays, et le reste de l'année : rien. Zéro. Ils ne s'intéressent peut-être même pas au foot.

Gora Sou : En fait, les vrais fans ne vont pas aux matchs. Les vrais fans les regardent chez eux sur leur télé grand écran. Les gens qui vont aux matchs, c'est des mecs comme nous. Ca nous est déja arrivé, et pourtant, on s'en fiche du foot. C'est bizarre, hein ! (Rires)

(Approbation générale : le public des stades est d'après eux un public de "casual footeux")

 

 

P. Monaee : Ah, on dirait un petit village allemand tiré d'un livre d'images, une fois encore !

Gora Sou : Mais ça ressemble grave à toute la province du Sud de l'Allemagne.
Deaf Sty : C'est pas loin de ressembler à notre bled d'origine. Mais chez nous, les paysages, c'est plutôt des vignobles... Et des fleurs, aussi, comme sur la photo.

Gora Sou : Et puis avec la guerre, la plupart des villages traditionnels comme ça, ils ont disparu. Tout a été bombardé, dans toute l'Allemagne. Il en reste quelques uns, des petits bleds comme ça, mais pas énormément.

 

Et lui, il a l'air allemand ?

 

 

Tous : Oui... On dirait un prof de chimie ! (Rires)

Deaf Sty : Mais bon, il a aussi l'air d'un comptable comme n'importe quel autre !

Gora Sou : Donc au final, il n'est pas plus Allemand que n'importe quel autre type qui aurait un boulot d'ingénieur, ou que sais-je...

 

 

Tous : Ah oui, oui, ça c'est Berlin. Et Hambourg aussi. Enfin c'était.
Deaf Sty : Moi j'aimais bien les punks. C'est fini maintenant, mais pour moi, les punks allemands avaient un truc à part. J'ai lu des biographies de punks allemands, et c'était vraiment très intéressant. La scène punk allemande avait la particularité de ne pas correspondre aux clichés qu'on se fait des punks : elle était vraiment libre et expérimentale à la fois. Elle a su créer quelque chose d'original qui, moi, me fascine pour le coup. Et beaucoup de groupes très novateurs en sont issus, comme par exemple Einstürzende Neubauten.

Gora Sou : A la même époque, il y avait aussi le krautrock qu'on a déja évoqué. Nous, ça, on adore.
(Approbation générale)

 

Et ça, c'est Berlin aussi ?

 

 

Deaf Sty : Ouais, il y a une scène bien hardcore à Berlin.

P. Monaee : Des clubs où ça baise à fond.

 

C'est compatible avec la mentalité allemande, ce genre de trucs ?

Gora Sou : Ca va avec la culture de la fête et de la drogue.
P. Monaee : A mon sens, c'est à cause de la Chute du Mur. Tout ce milieu a émergé au tout début des années 90 parce que les gens avaient besoin de se défouler comme jamais. Ils étaient jeunes, ils ont voulu faire les fous de manière totalement extrême en réaction à l'environnement dans lequel ils avaient grandi.

Deaf Sty : Les jeunes Allemands sont dans la retenue quand ils ne se connaissent pas, ils sont moins démonstratifs que les Français, c'est sûr. Mais j'ai l'impression qu'ils sont relativement libres quand même.

P. Monaee : De base, ils sont plus circonspects au niveau du rapport entre les sexes. Mais une fois que les barrières tombent... (Rires)

 

Bon, et lui, il a l'air allemand ?

 

 

(Eclats de rires)

Gora Sou : On en voit des comme ça de temps en temps, oui !

Deaf Sty : Mais on dirait surtout un Américain qui s'est perdu ! (Rires)

P. Monaee : On en trouve encore des mecs comme lui... dans les associations de supporters de foot de bleds minuscules ! Et à vrai dire, ben... j'ai de la famille éloignée qui lui ressemble !

(Tous hilares)

 

Des mecs plutôt comme lui, tu veux dire ?

 

 

P. Monaee : Mais exactement ! On dirait trop mon oncle, franchement ! D'ailleurs, c'est probablement LUI mon oncle en fait. (Rires)

 

Bon, hé bien il fallait quand même finir sur quelque chose de gastronomique, n'est-ce pas ? Alors puisque la choucroute n'était pas au menu... 

 

 

Tous : Ha ha, tu parles de gastronomie, oui ! (Rires)

Gora Sou : On en mange tout le temps...

Tous : C'est tellement bon !

 

C'est un peu ça - la currywurst - le vrai plat national allemand, non ?

P. Monaee : Bon, de là à considérer ça comme un "plat"... (Rires)

Gora Sou : Ouais, du ketchup, du curry et une saucisse... hum.

Def Sty : Mais on s'en gave. Surtout à Berlin.
Gora Sou : Oui, c'est le "plat" berlinois par excellence. Sans hésitation. Simple et efficace.

P. Monaee : C'est marrant que tu dises que c'est "simple". Parce que oui, ça c'est "simple" - une saucisse et un condiment. Mais par exemple hier, nous sommes allés manger avec l'équipe du label, et j'ai super bien mangé, j'avais commandé un canard de fou, je ne sais plus, mais les Français avaient l'air de considérer que c'était un plat de base... alors que moi, j'ai trouvé ça quand même bien évolué. Vous avez une cuisine quand même plus subtile que la nôtre ! Nous quand on veut manger simplement, on mange une saucisse... Vous, c'est loin d'être le cas !

 

Et pour finir, pourquoi vous vous appelez-vous "Sizarr" ? Parce que vous êtes sexy et bizarres ?

(Grand éclat de rire général)

P. Monaee : Ah, c'est énorme dit comme ça ! Non, pas du tout, c'est une invention totale.

Gora Sou : C'est un mot qui ne signifie rien de particulier, nous cherchions juste à inventer un terme qui ne ressemble à rien de connu.

Deaf Sty : On cherchait un mot qu'on ne puisse associer à rien... Hé ben on dirait qu'on s'est plantés ! (Rires)

P. Monaee : Mais c'est pas mal, parce que du coup, les gens s'interrogent. Donc ça fait parler ! Mais on n'a pas d'histoire particulière à confier sur le sujet. (Rires)

 

++ Le site officiel et la page Facebook de Sizarr.

++ Leur premier album Psycho Boy Happy sort après-demain, via Sony Music/Arista pour la France. Disponible sur tous formats.

 

 

Scae // Crédit photos : D.R.