Dad I Don't Want To Get Married, c'est une menace ?
Non, ce n'est pas une menace. C'est plus une question de liberté, de rester libre, faire ce que tu as envie de faire. (Rires)

 

Où étais-tu passée depuis Honky Tonk (2009) ?
Micky : Où j'étais ? J'ai été ici et là, partout. J'ai commencé à écrire les chansons assez tôt, mais la production a pris pas mal de temps, et les chansons ont aussi beaucoup changé par rapport au début. Mais pendant ce temps-là, j'ai voyagé et j'ai été inspirée aussi. Je dois rester occupée même si je ne fais rien. (Rires)


Ça te fait peur le mariage ?
Je pense que oui, je pense que beaucoup de choses sérieuses me font peur, peut-être que c'est pour ça que je ne veux pas me marier, parce que c'est plus facile de flotter. Mais je pense que si tu veux finir quelque chose tu es obligé d'en avoir peur aussi, je pense.

 

 

Tu vas rester libre ?
Je ne sais pas, je n'en ai aucune idée.


Qu'est-ce qui est vraiment romantique d'après toi ?
Faire des sacrifices pour les personnes que tu aimes, c'est quelque chose de romantique pour moi. Sacrifice de temps, ou de soi, de tout.

"Moving forward towards the unsure", c'est ta philosophie  ?
En général, oui je pense. Des fois tu ne sais pas vers où tu vas. Personne ne le sait, même si tu le voulais. Parfois tu cherches de la sécurité, et parfois tu te dis attends une minute, c'est quoi la sécurité dont tu as besoin? Tu ne sais rien, rien n'est sûr. Donc je pense que c'est ma philosophie.

 


La chanson d'amour la plus triste et la plus gaie ?
La plus triste ? Il y en a quelques unes qui sont tristes et très belles, il y en a une de Seu Jorge,  Una Mujer, il l'a écrit pour sa fille je crois. Elle est vraiment très belle. Et la plus joyeuse ? C'est une chanson qui s'appelle Day Dreaming d'Aretha Franklin. C'est magnifique. " Ça fait rêver ".( en français)

Ton album sonne très 80's et 90's, d'où viennent tes influences ?
Mes influences ont toujours été les mêmes, au sens où il y a toute la pop des 80's, Georges Michael, Talking Heads. J'aime beaucoup la Motown aussi, Donna Summer, la disco aussi. C'est un mix de disco. Et toute la musique que j'écoutais quand je grandissais, la pop des 80's et des 90's. Mais y a pas eu d'envie particulière, "je veux que ce soit comme soit, que ça sonne comme ça". J'adore les 80's.

 

Est-ce que tu te considères comme une blue-eyed soul singer  ?
J'ai les yeux verts (Rires). Mais j'aime bien me le dire. Si j'ai une batterie, un piano ou une guitare, naturellement je vais directement vers le blues.

 

 

Tu surfes dans Ouba, un conseil pour les débutants ?
J'en faisais, mais maintenant plus du tout. La dernière fois à Bondi je suis rentré dans la tête d'un mec, j'ai du prétendre être allemande. Je n'ai aucun bon conseil à donner. (Rires)

 

Ça ressemble à quoi Bondi Beach ?
Comme le paradis ! Même s'il y a parfois un peu trop de monde. Mais elle est impressionnante. Ce n'est pas non plus la plus belle à Sydney, mais elle est vivante et grande aussi. Il y a une certaine ségrégation sur les différentes parties de la plage. Tout au nord c'est pour les familles, ensuite pour les gays, ensuite pour les gens des banlieues, les gens cools, etc. J'aime bien y aller sans choisir une partie spéciale.


Quand as-tu commencé à bosser pour ton nouvel album ?
J'ai commencé à l'écrire juste après le premier album. Je continue toujours à écrire. La première fois que j'ai fait écouter les démos ça devait être en 2011 en avril. C'était pas non plus intense. C'était aléatoire. Il peut y avoir 5 versions différentes pour un seul morceau. C'est comme un tableau.

 


Comment as-tu rencontré Tahiti Boy et Para One ?
Je pense que je l'ai croisé la première fois à un concert. C'est un copain de Para. Ce n'était pas ma maison de disques. On se connaissait en tant que musicien. Et tout le monde habite à Paris donc ça facilite les choses.


Est-ce que tu connaissais leur musique et leur univers avant ?
Pas vraiment en fait.

 

Qui est le plus gentil et qui est le plus talentueux ? 
(Rires) Tu ne parles des mecs en général ? Je peux pas dire des trucs comme ça, je suis trop politiquement correct. Je suis diplomate. Mais j'aime bien la question.

 


Tu écoutes de l'électro ?
Celui que j'ai toujours préféré c'est Maloco avec lequel j'ai grandi. Ce n'est pas vraiment de l'électro mais je le considère un peu comme ça. Et j'adore Daft Punk. Classique. Qui d'autre ? J'aime l'électro mais je n'en écoute pas toujours. Je suis plus disco, plus que tout.


Tu penses qu'il y a une électro française ?
Comme Jean-Michel Jarre ? (Rires) Je pense que vous êtes les pionniers de l'électro.

Town to Town est un titre pour la chaîne Sofitel, d'où est venue cette collaboration  ?
Ils m'ont demandé si je voulais écrire une chanson. Sûre ! J'aime écrire de toute façon. C'est cool d'avoir un challenge aussi parce qu'il la voulait d'une certaine manière, au niveau du texte. C'était drôle d'avoir des critères.

 


À quel point tu étais libre ?
J'ai du changer certains paroles ! (Rires)


Est-ce que la jaquette de In Between (Temporary) a un sens ?
Je ne sais pas ! On l'a fait vraiment vite. J'ai pris la photo avec mon iphone.


Donc ce n'était pas réfléchi ?
Non, comme beaucoup de choses que je fais (Rires).


Les Spice Girls ont-elles un point de départ pour ta carrière ?
Waoh waaoh, je voulais être une Spice Girls quand j'avais 10 ans. Peut-être plus maintenant. Mais ça faisait rêver et j'étais pile poil dans la bonne époque pour aimer les fuckin' Spice Girls.


Laquelle tu préférais ?
Je voulais être Scary Spice. Et pour un anniversaire j'ai du faire la Baby Spice.

 


Et la chanson que tu préfères ?
Je vais dire Say you'll be there.(Rires) Parce que j'aime le clip aussi, dans le désert.

 

Est-ce que Kylie Minogue, qui est une icone australienne, t'as inspiré ?
Oui, je pense que c'est la même histoire. C'était la même époque aussi. J'adore comment elle chante, elle danse. L'album Light Years aussi.

Peux-tu nous dire qui sont  Huey Lewis and the News ?
Oui, il jouait toujours celle là. Oh my Gosh ! J'ai oublié le nom de la chanson. Il y a un énorme succès. Hip To Be Square, c'est pas celle là ? Je jure que c'est ce morceau. C'est la chanson qui m'inspire le plus.

(Elle prend son iPhone pour me montrer le clip, puis elle coupe subitement.)
J'arrête, c'est ennuyant ! (Rires)

C'était quoi les paroles de ton groupe Us au lycée ?
Ma copine, donc on a fait une chanson à propos de ça. À propos de nourriture aussi. Et ma pote était une lesbienne enragée, elle écrivait des chansons pour les filles. À propos d'un sandwich abandonné. De nos 16 ans à nos 18 ans. Nan, je rigole, j'ai grandi dans une banlieue toute sympathique. (Rires) On jouait dans une église à côté de chez nous.

 


Tu sais si elle a continué  ?
Oui je pense, elle doit travailler dans le sport. Mais je ne l'ai pas vu depuis. Je vois beaucoup des autres amis du lycée mais pas elle. (Rires)

 

Tu es une grande fan de Snoop Dog, tu as déjà été à un de ces concerts ?
Oui, j'ai été à plusieurs de ses concerts. Le premier était à Bercy.

 

Tu es plus West Coast que East Coast ?
Oui !


Qu'est-ce qui t'as fait bouger à Paris ?
J'ai commencé à être modèle quand je finissais l'école, l'équivalent du bac.

 

Tu y avais des contacts ?
Non, j'avais jamais pensé devenir modèle. Je vendais des disques dans un magasin, le weekend, les jours comme çà. Ensuite j'ai vu qu'on pouvait voyager loin en étant modèle, je me suis dit cool ! Et ensuite, j'ai bougé à Hambourg pour trois mois où j'ai rencontré mon agent pour Paris. Je me suis dit,   "Fuck Hambourg, je vais à Paris !"


C'était pas bien Hambourg ?
Non, enfin si c'est un endroit sympa mais ce n'est pas vraiment ce à quoi je rêvais quand j'ai quitté l'Australie.

 


Comment étaient les débuts ? Pas trop difficile ?
Cétait vraiment étonnant. Le premier endroit où j'ai habité était la Place de Mexico dans le 16 ème. Je me rappelle posé ma valise après 24h de vol. Le concierge ne m'ouvrait pas la porte. J'ai eu peur et finalement il m'a ouvert deux heures après. C'était la canicule à ce moment-là, il y a 10 ans. Il faisait vraiment chaud mais c'était amusant. Je ne connaissais personne mais je me suis fait des amis, tu ne te poses pas de question à cet âge. Je ne pense pas que je pourrai refaire la moitié des choses que je faisais à cette époque.

Tu sortais où à cette époque ?
Oh shit ! J'allais à la Maison Blanche ou bien je rejoignais des copains au skate parc.

 

Tu skates ?
Au début, juste pour le fun.

 

Est-ce que tu penses que les parisiens sont malpolis ?
Non, il y en a partout, comme il y a des gens biens. Tout ça ce sont des généralisations.


Tu aimes faire quoi ici ?
J'aime bien les musées mais je préfère être dans un parc, regarder les gens passer. J'aime bien prendre le métro et observer les gens aussi (Rires)

 

Le cocktail que tu préfères ?
Margarita.


La chanson que tu aimes bien écouter quand tu as un peu bu  ?
Proablement Bad Girls de Donna Summer.
 

++ Le site officiel, la page Facebook et le compte Twitter de Micky Green.
++ L'album Dad I Don't Want To Get Married est disponible depuis le 21 octobre dernier chez Polydor/Universal.

 

 

Maxime Lancien // Crédit photos : Bella Howard.