L’évènement rassemble la vieille garde de la presse musicale française et du punk parisien : Philippe Manœuvre, Olivier Cachin, Christian Eudeline côtoient de valeureux vétérans du genre comme Taï-Luc de La Souris Déglinguée ou Géant Vert ex-Parabellum. Ces anciens combattants côtoient les gagnants d’un concours organisé par une FM, de jeunes rockers et rockeuses qui pourraient être les enfants des grognards suscités, et que la perspective d’approcher les hommes du Clash surexcite passablement. 

Après trente minutes occupées à regarder une bande d’archives ridiculement courte tourner en boucle, le public a enfin la satisfaction de voir les trois légendes apparaître sur la scène, en compagnie du spécialiste du reggae Bruno Blum, qui couvrait la scène londonienne pour feu le magazine Best (concurrent historique de Rock & Folk) en ces temps lointains et qui fera office de traducteur.  

Évidemment vieillis mais toujours archi-classes, Topper Headon (batteur gigantesque sorti in-extremis de la déchéance junkie) Paul Simonon (bassiste-artiste élu autrefois «plus bel homme du monde» au look de gangster forties) et Mick Jones (guitar hero punk) s’installent pour répondre aux questions de l’Internationale des Plumitifs. Fidèle à sa politique de générosité absolue envers ses lecteurs, Brain Magazine reproduit ci-dessous l’intégralité de la rencontre. Avant d’entrer dans le vif du sujet, signalons que le travail de remastering effectué pour ce coffret est proprement démentiel et que les morceaux du Clash sonnent comme jamais.


Un journaliste : Qu’est-ce que cela vous a fait de revenir trente, trente-cinq ans en arrière pour la réalisation de ce coffret ?

Topper Headon : Ça m’a vraiment fait du bien. J’étais très fier de travailler sur ce Sound System. C’est super d’être de retour à Paris. Je me souviens de nos concerts au théâtre Mogador (où The Clash avait joué une semaine en 1981, ndlr). Oui, c’est vraiment cool d’être de retour à Paris.

Mick Jones : On a joué ici il y a longtemps. L’endroit n’a pas changé. De quand date t-il ? 

Un autre journaliste : 1876.

 

Qui sont les rebelles d’aujourd’hui ?

Mick Jones : Aujourd’hui, plus personne ne se rebelle de la manière qu’on avait de le faire à l’époque. J’aime bien Jay-Z mais je ne sais pas si c’est un rebelle (rire général). Vous voulez parler des rebelles en musique ? En général ?

Paul Simonon : Je pense que les rebelles d’aujourd’hui se trouvent surtout dans l’art contemporain. Je pense à des gens comme Damien Hirst ou Tracey Emin.

Mick Jones : J’aime bien penser que la musique est de l’Art. Paul est artiste, d’ailleurs. Maintenant, on est au musée (songeur - The Clash est le sujet d’une exposition à Londres en ce moment, ndlr)
 

Quand on est une idole du punk, comment vit-on de se retrouver sur des T-shirts H&M ?

Mick Jones : C’est une façon de perpétuer l’héritage du Clash. C’est Paul qui a designé les T-shirts...

Paul Simonon : Les gens nous reprochaient d’avoir signé chez CBS. On nous a demandé pourquoi on faisait ce coffret… C’est le droit de certaines personnes de penser qu’on est des vendus mais je vous ferai remarquer qu’on ne s’est jamais reformés en dépit des millions, millions, millions qu’on nous a proposés pour le faire…

Mick Jones : Des millions de lires, ha ha ha ! (Rire général)

Paul Simonon : C’est notre groupe, c’est notre vie, ce sont nos choix et on a toujours refusé de se reformer.

Mick Jones : En ce qui me concerne, je trouve très intéressant de regarder comment se passent aujourd’hui les choses dans l’industrie de la musique. C’est un monde complètement différent, vous savez. Même la façon de présenter la musique est différente et je trouve très intéressant d’observer tout ça.

Topper Headon : Le succès c’est le succès, pas la peine de le combattre.

Mick Jones : J’ai passé ma vie à étudier la musique et à en faire. J’essaie de rester du même côté de la rue, mais ce n’est pas toujours facile. 

Quels artistes vous ont particulièrement inspiré ?

Mick Jones : J’ai étudié les cinq principaux groupes britanniques, les classiques : les Beatles, les Stones, les Who, les Kinks et les Small Faces. Chaque fois qu’ils sortaient un album, il était différent du précédent. Quelque part, ces disques vous expliquaient comment vivre, je trouvais ça passionnant. D’une certaine manière, la musique est un moyen d’améliorer notre vie. Je trouve aussi intéressant le fait que, quand vous faites de la musique, vous utilisiez des choses qui viennent du passé et qu’elles vous permettent de vous projeter dans le futur, alors que vous êtes vous-même dans le présent. Quand vous faites de la musique, la chose suivante est déjà là. Vous avez juste à suivre ce qui existe déjà. Par exemple, quand on travaillait sur les paroles de Joe (Strummer, ndlr), bien souvent la musique nous sautait au visage. Elle s’imposait d’elle-même. 
 

Mick et Paul ont joué avec Gorillaz. Est-ce que vous avez joué ensemble tous les trois récemment ?

Mick Jones : Topper a arrêté de jouer…

Paul Simonon : Il est possible qu’on rejoue ensemble mais ça ne sera pas sous le nom de The Clash… On l’a fait il y a longtemps !

Topper Headon : On ne retrouvera jamais ce qu’on avait dans les années 70 et 80.

Mick Jones : Et il y a le fait que Joe n’est plus avec nous… En plus, on ne peut pas copier la spontanéité qu’on avait à l’époque.
 

Interrogé par un journaliste qui lui demandait ce qui avait changé sa vie, Bo Diddley avait répondu «le premier album des Clash». Comment aviez-vous reçu ce compliment à l’époque ?

Paul Simonon : C’est très sympa, mais ses disques à lui aussi ont changé nos vies !

Mick Jones : On a eu la chance de jouer avec lui aux Etats-Unis. C’était comme une déclaration d'amour mutuelle, et c’était fantastique. Quand on était dans le tour bus, il faisait la fête avec nous toute la nuit pendant que sa guitare dormait ! Il était shériff honoraire d’une ville de Floride. Un jour, on s’est fait arrêter par la police. Les flics sont montés à bord du bus. Bo a sorti sa plaque de shériff et a tout arrangé ! Une autre fois, on roulait dans le bus de Dolly Parton. C’était un super bus avec un double lit à l’arrière… Devinez qui l’a pris ? Les flics nous ont encore arrêtés et ils sont une fois une fois de plus montés à bord du bus. On leur a dit que c’était le bus de Dolly Parton et qu’elle était en train de dormir à l’arrière. On leur a demandé s’ils voulaient vraiment qu’on la réveille. Ils ont répondu non et ils sont descendus! (Rire général)

 

Que pensez-vous des vieux groupes qui se reforment comme les Who ou Fleetwood Mac ?

Paul Simonon : Je ne pense pas qu’on ait quelque chose à dire. Ce n’est pas notre groupe. C’est leur problème, pas le nôtre.

Mick Jones : Dans le futur, tous les groupes seront des hologrammes et on recevra des hologrammy awards ! (Rire général) On peut fumer, ici ? 

Attaché de presse : Euh… Oui !

Mick Jones : Tout le monde fume ! (Hilarité - Simonon et lui s’allument deux clopes)  

Prévoyez-vous de nettoyer de vieilles bandes pour sortir de nouveaux enregistrements en public ?

Mick Jones : Nous avons déjà sorti des bandes live, vous en voudriez d’autres ? J’aime bien Jay-Z... (Rires) Il y a plusieurs morceaux enregistrés au Lyceum (salle de Londres, ndlr) dans le coffret, mais je préfère les albums studio aux titres live.

Topper Headon : Nos concerts étaient très visuels. C’était une expérience très physique qu’il est impossible de reproduire complètement en audio.

Mick Jones : Il y a aussi le fait que, plus le temps passait, plus nos morceaux étaient longs. Si on faisait un album live de la dernière tournée, il faudrait que ça soit un quadruple ! Ça nous a pris beaucoup de temps ces trois dernières années pour faire ce coffret. C’est bien que Topper soit revenu dans la lumière, il a été absent pendant un bon bout de temps et c’est vraiment super qu’il soit de retour. (Applaudissements de la salle)

Topper Headon : Oui, c’est vraiment super d’être revenu et d’avoir travaillé sur ce coffret. Comme beaucoup d’entre vous le savent, j’étais «porté disparu» pendant un long moment. À la fin du Clash, j’ai fait un épouvantable gâchis de ma vie et je suis ravi d’être de retour aujourd’hui, c’est comme un rêve devenu réalité.

Mick Jones : Le temps nous pousse à faire des choses… Phil Spector n’avait pas bu pendant huit ans. Un jour, il a vu un article très élogieux sur lui dans lequel il était écrit qu’il était un génie. Ça lui est monté à la tête. Il s'est remis à boire, et c’est ce jour-là qu’il a rencontré cette femme et qu'est arrivé ce qu'on sait (Phil Spector a abattu une actrice qu’il avait rencontrée dans un restaurant de Sunset Boulevard, il a été condamné à dix-neuf ans de prison pour ce crime, ndlr). Mais, nous on a eu des centaines d’articles et ça ne nous est pas encore monté à la tête... (hilare) 

Savez-vous si l’expo sur le Clash de Londres sera présentée à Paris ?

Mick Jones : Oui, on en parle et ce serait bien que ça se réalise ! En fait, cette expo, c’est un peu la partie émergée de l’iceberg. Paul et moi avons récupéré des tas d’affaires, des objets qui avaient appartenu à Joe en particulier. On va probablement développer ce genre de choses dans le futur.

Topper Headon : J’ai vu l’expo pour la première fois la semaine dernière, elle est vraiment puissante.

Mick Jones : Tout est classé par ordre chronologique, comme dans des épisodes. Je ne sais pas trop quoi en penser mais le public a réagi devant ces objets comme s’il s’agissait de trésors, donc c’est très encourageant. 

Paul Simonon : C’est une sorte d’histoire visuelle du groupe…

Mick Jones : Une sorte d’arrangement musical, mais réalisé avec des objets. 

 

L’album Cut the Crap ne figure pas dans le coffret, pourquoi ?

Paul Simonon : C’est facile à comprendre. Mick et Topper n’ont pas joué sur ce disque. Moi, je ne joue presque pas dessus. À cette époque, notre manager Bernie Rhodes était devenu producteur, et il était presque devenu le groupe à lui tout seul. Je suis parti et j’ai laissé Joe faire le disque. Je ne savais pas qu'au moment-même de mon départ, Joe s'en allait lui aussi.

Topper Headon : L’idée du coffret consiste à présenter la formation classique du Clash, c’est à dire nous trois avec Joe (le premier album du groupe sur lequel ne joue pas Topper Headon figure néanmoins dans le coffret, ndlr).

Mick Jones : Le bon Clash et pas le Clash merdique... (Rires) En opposition au Clash gay ! (Re-rires) On a tous vu Village People au Studio 54. Ce serait une bonne idée de faire un Clash gay, mais pas avec nous !

Paul Simonon : Je vois ça avec du rose. 

C’était l'une de vos couleurs en 77, non ?

Paul Simonon : Le rose est une couleur très rock’n’roll. En 1977, si tu avais ton équipement colorié en rose, tu savais que personne ne te le volerait ou que si quelqu’un te le chourrait, il serait facile à retrouver !

Quelle serait votre réaction si un groupe actuel réenregistrait vos morceaux les plus connus ?

Mick Jones : Quel intérêt ? Ils ne pourraient pas vraiment le faire comme nous parce que c’est notre expérience personnelle qui a fait que notre musique sonne comme ça. Elle est le fruit de ce qu’on a vécu. Quand on joue de la musique, on fait appel à sa vraie personnalité, c’est comme un microcosme de soi-même, même si tu ne sais pas jouer, ha ha ha…

Un jeune fan : Merci de nous avoir invités. Pouvez-vous nous raconter un putain de souvenir à Paris et est-ce que je pourrai vous faire dédicacer un disque à la fin ? (Rire général)

Mick Jones : On était avec Marc Zermati (organisateur du festival punk de Mont-de-Marsan, patron du label Skydog et de la boutique de disques Open Market, un des carrefours punks de Paris à l’époque, ndlr), c’était la première fois qu’on venait à Paris. On s’est retrouvé bloqués par un gang. Ils étaient de plus en plus nombreux et ils nous ont coincés contre un mur. On commençait à devenir vraiment nerveux. Soudain, une grosse voiture est arrivée. Dedans, il y avait un type qui avait une vraie dégaine de gangster avec des trucs en or sur lui. Zermati est allé lui parler. Il lui a expliqué qu’on était un groupe de musique anglais, pas un autre gang et ils nous ont laissé partir. C’est la première chose qui nous soit arrivée à Paris ! Le mec dans la bagnole avait un sacré look : il avait les cheveux longs, une barbe, un manteau en cuir et une canne, on aurait dit un Gaulois (a Gaul) !

Bruno Blum : A Gaul ?

Mick Jones : Oui, a Gaul comme Astérix the Gaul ! (Rires) Une autre fois, dans un concert à Paris, les gaz lacrymos ont commencé à pleuvoir, ça devenait inquiétant. 

Topper Headon : Cette fois-là, je suis rentré chez moi avec une masse d’armes médiévale ! Je l’ai passée à la douane et ramenée chez moi. 

Mick Jones : C’était comme ça avant le nine-eleven (le 11 Septembre, ndlr) ! Ha ha ! On faisait un concert pour s’éclater et il n’y avait que des gaz lacrymos ! Je demandais aux gens pourquoi ils venaient à un concert pour faire ça ?

Paul Simonon : Je me rappelle que nous avions rencontré Vince Taylor, c’était vraiment quelque chose de spécial pour moi. On est allés avec lui au Pied de Cochon (célèbre restau des Halles, ndlr). Je lui ai demandé : «Vince, qu’est-ce que tu as fait toutes ces années ?» Quand il m’a répondu qu’il avait fait des spectacles avec les Muppets et les Sex Pistols, je me suis dit que ce n’était peut-être pas Vince Taylor. (Rires) Plus tard, on a fait une séance photo avec lui sur une Cadillac dans la rue. Cette photo figure dans l’expo…

 

Il y a eu une émeute quand vous avez joué à Hambourg en 1980…

Mick Jones : Partout où on allait, il y avait des émeutes mais là-bas, ils se sont vraiment trompés sur toute la ligne : tout ce qu’on disait a été mal compris et ça s’est mal passé.

Topper Headon : Ils pensaient qu’on était des fachos, c'est-à-dire l’exact opposé de ce que nous sommes !

Mick Jones : Et il n’y avait pas de sortie à l’arrière de la salle ! (Rires) On a donc dû faire face et nous battre. Joe a tapé un mec avec sa guitarkopf et il s’est fait arrêter. Quand on est revenus à Hambourg, il y avait plus de flics que de fans dans la salle ! 

Vous vous êtes intéressés à différents styles de musique : vous avez joué du reggae dès les débuts du groupe, de nombreux styles de musique figuraient sur votre album Sandinista et vous avez fait du hip-hop très tôt (avec This is Radio Clash, 1981). Quelle a été la réaction des fans de rock à l’époque ?

Topper Headon : On était à New York et le hip-hop éclatait vraiment. Tout le monde était dans des sound systems et on a décidé de mettre ça dans notre musique.

Mick Jones : C’était un truc communautaire quand ça a commencé. Les premières personnes qu’on a rencontrées qui étaient branchées là-dedans étaient des artistes de graffiti, ils nous ont présentés aux autres. Il y avait trois branches dans le hip-hop : le breakdancing, le graffiti et le rap et, croyez-le ou pas, à cette époque, le rap était la branche la plus faible. Qui aurait pu croire que ça deviendrait le plus gros truc du monde ? Ce n’était pas du tout ce que c’est devenu, genre Jay-Z - c’était totalement communautaire, quelque chose au service de la communauté. Pour moi, c’était l’équivalent du punk rock, la voix de la rue ! Et puis on se sentait des connexions avec cet univers. Quand on joue dans un groupe, puisqu'on est sur la route, on rencontre d'autres artistes... et c'est par hasard et par chance qu'on est tombés sur tous ces gens. Personne ne nous a poussé à le faire : en nous rencontrant, ils ont pu élargir leur univers et on a pu élargir le notre grâce à eux. C’était vraiment chouette et spontané !  

Topper Headon : De la même manière qu’on avait demandé à Bo Diddley de faire notre première partie, on a aussi demandé à Grandmaster Flash.

Mick Jones : Et je crois qu’on l’a aussi fait avec Kurtis Blow. Quand on a joué à New York à Bond’s en 1981, on a aussi invité Lee Perry, The Fall, plein de gens différents comme Funkapolitan, un groupe anglais. On donnait leur chance aux gens et on engueulait le public en leur demandant d’être plus ouverts. On leur disait que c’était nous qui avions choisi ces artistes et que, donc, les gens pouvaient penser ce qu’ils voulaient mais que, nous, on avait choisi ces groupes. Comme on arrivait tôt à la salle, on pouvait les voir jouer. C’était super, on était gagnants sur tous les tableaux.

Topper Headon : Ce qui était cool aussi, c’est que comme on jouait tous les soirs au même endroit, on ne perdait pas de temps à se déplacer. On a aussi fait ce genre de résidence au Lyceum de Londres…

Mick Jones : À l’époque, on avait encore le courage de voyager, mais cette solution était beaucoup plus facile.

Paul Simonon : C’était beaucoup plus facile de jouer dans une petite salle pendant sept jours que dans une grande où on n’a aucune connexion avec le public. On nous avait proposé de jouer au Madison Square Garden, mais on avait refusé pour jouer chez Bond’s.

Topper Headon : On a fait sept nuits à New-York, à Londres, à Paris et à Tokyo (en 1981, ndlr).

Mick Jones : La prochaine fois qu’on fera une conférence de presse, on la fera dans un stade… (Rires et applaudissements) 

 

Mais, au fait, qu’y a-t-il exactement dans ce coffret ?

Mick Jones : Il y a les cinq albums remasterisés. L’idée n’était pas de mettre toutes les maquettes, les démos, les titres en public même s’il y a des choses comme ça. Le but était de faire une réédition patrimoniale pour le futur, du genre «les œuvres complètes du Clash», tous les albums, les singles et les EP's dans un esprit de continuité. On a mis tout ce qui est important. Paul s'est occupé du design. L’idée et le concept qui est derrière sont de nous.

Paul Simonon : Si quelqu’un veut savoir ce qu’était le Clash et ce qu’on a voulu dire, ce coffret est là pour le formuler avec un point d’exclamation !

L'attaché de presse : Nous y sommes…

Mick Jones : Oui, nous y sommes. 

Applaudissements et fin de la conférence, les gens se ruent vers la scène pour se faire signer des disques.  

++ Sound System de The Clash est disponible chez Legacy Recordings/Sony Music. Un coffret rééditant les cinq albums remasterisés vient aussi de sortir, 5 Studio Album Set, ainsi qu’une compilation, The Clash Hits Back.

 

Olivier Richard // Crédit photos : Adrian Boot & Pierre Terrasson.