Tu as commencé dans le groupe les Chicros. Ta carrière solo a-t-elle vraiment commencé comme on le raconte parce, t'étant coincé le majeur de la main droite dans une porte en revenant d'un kebab, tu ne pouvais plus jouer autre chose que du synthétiseur chez toi ?

Mathieu Warsky (Judah Warsky) : J'ai fait d'autres trucs encore avant, mais qui n'ont jamais rien sorti. Oui, c'est ça, je ne pouvais plus jouer de la basse pour les Chicros ni du clavier pour Turzi, parce que sur scène, j'avais besoin de mes deux mains. Je bidouillais à la maison et le résultat est devenu Painkillers & Alcohol.

 

A la base, ce qui est devenu Painkillers & Alcohol était censé être des maquettes pour les Chicros. Tous les titres ou presque ont été composés d'un seul trait et tu n'as pas ré-enregistré les voix, même quand tu chantais faux. Est-ce par goût de l'imperfection ?

Au début, je pensais que j'étais seulement en train de faire des maquettes parce que c'est comme cela que je procède d'habitude : je les bricole dans mon coin, je les amène au groupe et on les enregistre. Mais il existe ce fameux syndrome de la maquette dont tous les musiciens pourraient te parler : tu l'aimes et tu as du mal à t'en séparer. J'ai réalisé le fantasme de sortir la maquette. Sur la chanson-titre Painkillers & Alcohol, je chantais carrément faux, alors j'ai essayé de la ré-enregistrer en chantant juste, mais c'était moins bien. Sur la première il y avait l'énergie. Les paroles me venaient comme ça, je ne les avais pas écrites – de toute manière je ne pouvais pas, j'avais le doigt cassé. C'est vrai que j'ai le goût de l'imperfection. Comme beaucoup de gens, j'écoute plus volontiers Jonathan Richman ou Bob Dylan que Steely Dan. Dans les disques de Dylan, il y a des pains tout le temps, mais il s'en fiche. Si il sent que c'est la bonne, il y va. D'une certaine manière, c'est revenir à ce que c'est qu'enregistrer, ce que ça veut vraiment dire. Au début, l'homme qui a inventé cette machine ne l'a pas fait en pensant produire des disques. Il voulait enregistrer les voix des gens avant qu'ils meurent.

 

 

Donc l'intérêt de l'imperfection, ne serait-ce pas qu'on sente que ce que l'on entend, c'est le réel ?

Oui, c'est la réalité. Après, si du premier coup c'est parfait, je ne vais pas ré-enregistrer imparfait exprès ! C'est juste que quand je retiens une version, même si elle est pleine de défauts, je la sors, et tant pis si les radios ne la passeront pas. On m'avait posé cette question une fois pour le premier disque et j'avais répondu qu'un truc parfait, tu peux le refaire à l'identique si tu te concentres bien, et que tu joues chaque note bien et dans le bon tempo. Mais avec un truc imparfait où la voix tombe un tout petit peu avant ou après, c'est presque impossible. C'est pour cela que c'est plus précieux.

 

Est-ce que tu as gardé cet esprit punk sur Bruxelles, ou tu as retravaillé les compositions plus longuement ?

J'ai essayé d'y rester fidèle parce que je m'étais dit que c'était cela "Judah Warsky", mais cette fois-ci, je savais que je comptais garder les chansons telles quelles, donc je m'appliquais plus lors des premières prises. 

 

Cette fois encore, tu as presque tout fait tout seul, de la composition au chant. Tu n'as pas envie de déléguer un peu parfois ?

Non, parce que j'ai du mal à me dire par exemple «tiens, à ce moment là il me faudrait un quatuor à cordes»... ou alors, si je me le dis, j'essaie de l'oublier vite fait parce que ça me prend la tête. J'imagine les arrangements possibles en fonction de ce qui se trouve en face de moi, de ce que je peux faire tout de suite. Déléguer, cela voudrait dire appeler un mec, qu'il arrive en retard, qu'on discute, qu'on se grille une clope… J'ai envie de pouvoir aller au bout de mon idée immédiatement. On en revient à ce que je te disais sur l'énergie du moment où tu enregistres. Il est primordial de la conserver. Pour avoir fait pas mal d'autres disques avec des groupes, je sais bien qui si tu attends, elle retombe et tu ne la retrouveras plus jamais. Tu auras beau aller dans des studios super bien équipés avec d'excellents musiciens, il manquera l'essentiel : le feeling.  

 

 

Pourquoi cet hommage à Bruxelles ? Tu y habites, c'est par amour de la bière et de la saucisse sèche, ou c'est un clin d’œil à Dick Annegarn ?

C'est vrai que j'aime la bière ! Encore que, quand je vais en Belgique, je prends de la pils, de la bière légère comme on n'en boit qu'ici. Pour eux, ce n'est pas de la deluxe. Des amis m'emmènent dans des bonnes brasseries où ils servent des bières de qualité, j'en commande et ils me regardent de travers ! Et quand je prends de la Kriek, ils se foutent de moi parce que c'est une bière de fille ! (Rires) Mais sinon, j'aime la Belgique en général, comme beaucoup de Français. On aime les Belges, la BD belge, l'esprit et l'humour un peu décalé. Mes parents sont Argentins et on retrouve un peu le même esprit, légèrement surréaliste. D'ailleurs, j'ai appris il n'y a pas longtemps que les Césars s'appelaient les Magritte en Belgique. Même le nom de leur prix est surréaliste ! Leur humour me rappelle les blagues de mes parents qui ne font rire personne d'autre que moi. Je vais te donner un exemple classique. C'est un gars qui dit qu'il voulait prendre le bus, mais que finalement, il l'a suivi pour économiser 2€. Son pote lui répond «t'es con, si t'avais suivi un taxi, t'aurais économisé 10€». (Rires)

 

Pourquoi les français pensent-ils que les Belges sont bêtes ?

J'ai l'impression que les enfants ne racontent plus d'histoires belges comme quand j'étais enfant. Je ne sais pas d'où ça venait à la base. Dans tous les pays, les gens se moquent de leurs voisins - aux États-Unis par exemple, c'est les Canadiens. Je crois que c'était aussi parce que les Belges étaient à la fois comme nous... et pas comme nous !

 

C'était quoi ta blague belge favorite ?

Pourquoi les Belges ont-ils à côté de leur lit un verre plein et un verre vide ? Un pour s'ils ont soif, et un pour s'ils n'ont pas soif. (Rires) Ce n'est pas vraiment drôle, mais un peu poétique. Je suis sûr que ce n'est pas les Français, mais bien les Belges qui ont inventé cette blague.

 

 

Dès la chanson Bruxelles, capitale de l'Europe, tu cites Dick Annegarn et Jacques Brel. Voulais-tu faire un album qui rende hommage à la chanson française ?

Pas vraiment, mais j'ai commencé à écrire des paroles en français, ce que je ne faisais pas avant. Dès que tu chantes en français, c'est comme s'il y avait Jacques Brel qui te regardait d'en haut, c'est un peu intimidant. Pour ce morceau, j'ai écrit les paroles très rapidement, de façon presque automatique. Comme je faisais une chanson sur Bruxelles, je ne pouvais pas ne pas penser à Dick Annegarn qui a fait la plus belle chanson qui existe sur cette ville. Je me suis senti obligé de le nommer, alors en toute logique, j'ai fait de même avec Brel, qui a aussi composé un morceau sur la capitale de la Belgique - mais qui, pour le coup, est un peu anecdotique. Il faut aussi dire que «Brel» rimait avec «Bruxelles», alors qu'il était impossible de trouver un mot qui rimait avec «Annegarn» ! Par la suite, j'ai appris que Françoiz Breut avait aussi écrit une chanson sur cette ville, qui est très belle. Apparemment, c'est une ville qui inspire les auteurs de chansons.

 

Si tu ne devais retenir qu'un chanteur français, lequel serait-ce ?

Ce serait Brigitte Fontaine. Je trouve que c'est un génie supérieur. Même par rapport à des génies supérieurs comme Léo Ferré, Charles Aznavour ou Serge Gainsbourg, je la trouve encore un cran au-dessus. Ce qu'elle écrit est hallucinant, et sa façon de réaliser les morceaux est sans équivalent. Pour moi, avec Areski qui compose ses musiques, on tient là deux des grands génies du XXème siècle, au même niveau que Picasso.

 

Et selon toi, comment se porte la chanson française en ce moment ?

Tout dépend comment on la regarde. On la compare trop souvent à ce poster vendu dans le métro avec Brel, Brassens et Ferré ensemble dans un studio d'enregistrement radio. Ce qui se porte bien en fait, ce n'est pas la chanson française, mais la musique française. Il y a des groupes qui chantent en anglais, d'autres qui font de l'électro et qui ne chantent pas du tout. Et puis il y a le rap aussi, qui est très vivant.

 

 

Justement, un documentaire vient de sortir sur ce qu'on a appelé le «rap alternatif» français (Svinkels, TTC, Klub des Loosers etc.) : Un Jour Peut-être. S'agit-il là d'une scène que tu écoutes ?

J'adorais les Svinkels. C'était débile, mais en même temps bien écrit et drôle. TTC, c'était plus chelou. Le problème du Klub des Loosers, c'est que l'intégralité du chant n'était assurée que par un seul rappeur, Fuzati, et qu'il fallait se cogner sa voix du début à la fin de l'album, ce qui était un peu dur. Mais il a des supers textes et en plus il est sympa. Je me souviens, je l'avais croisé il y a très longtemps, et il avait fait une blague qui m'avait fait mourir de rire. Il m'avait dit «autrefois, je portais un collier qui représentait l'Afrique, mais j'ai arrêté de le mettre, j'avais peur de choper le SIDA». Ça c'est d'la vanne ! J'aime bien Orelsan aussi. Quand j'étais petit, Renaud était le meilleur : il disait des gros mots, ses textes étaient drôles et touchants. Aujourd'hui, ses descendants sont les rappeurs, certainement pas Renan Luce !

 

Qu'est-ce qui, selon toi, réunit les artistes signés chez Pan European Recording ?

Je vais répondre une connerie : le fait qu'ils soient sur Pan European Recording. Chaque artiste participe à l'identité du label en arrivant . Je pense que c'est mieux ainsi, parce qu'un label qui a une patte trop marquée poussera les artistes à se formater.

 

 

L'album est marqué par la musique orientale. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement avec le projet Acid Arab de ton frère Guido Minisky et de son acolyte Hervé Carvalho. Les rythmes et mélodies arabes, c'est un truc de famille ?

Ce n'est pas une coïncidence. Je savais que Guido préparait une compil' Acid Arab avec des sons de différents artistes et je voulais être dessus. On a fait une session chez Versatile avec Adnan Mohammed, Hanaa Ouassim, Romain Turzi et DJ Gilb'R qui a donné lieu à 2 morceaux qu'on retrouve sur le disque. À la base, on a créé Berberian Wedding avec les Chicros. J'avais fait Think Of Me pour eux, mais finalement j'ai mis dessus des paroles très personnelles par rapport à des choses qui me sont arrivées. J'ai deux potes qui sont morts dans la même semaine. Drôle de semaine… Du coup, la chanson est devenue trop intime, le morceau ne pouvait plus aller que sur mon album. Il faut aussi dire que la mort était déjà un thème présent sur le disque, dans des textes que j'ai finalement enlevés.

 

Une des premières choses qui sautent aux oreilles quand on écoute ton album, c'est ton goût pour les paroles très écrites et les rimes compliquées. Tu as réussi à faire rimer toute la chanson Bruxelles, capitale de l'Europe en -ope, avec des mots tels que «nyctalopes» (sans même utiliser «salope», mais avec «fallope»). Est-ce une sorte de contrainte oulipienne ?

J'adore les contraintes oulipiennes. Il y a pleins de morceaux qui sont régis par de telles contraintes et personne ne s'en aperçoit. Je m'impose d'abord une structure, et après, je compose à partir d'elle. Il y a des morceaux - comme Autobiographie ou Think Of Me - où il n'y a qu'un accord du début à la fin. Du coup, je dois trouver d'autres moyens d'amener un refrain ou des modulations. Si les gens me disent qu'ils ne s'en sont pas rendus compte, je suis heureux, ça veut dire que j'ai réussi mon pari oulipien. Les rimes, ce n'est pas spécialement une contrainte oulipienne, c'est seulement une contrainte poétique.

 

 

As-tu utilisé un dictionnaire des rimes ?

Non, je l'ai écrit le matin en me réveillant pendant que le café réchauffait. J'avais fini à la fin de la seconde tasse. 

 

L'OuLiPo avait son pendant dans la musique, l'OuMuPo, où des musiciens travaillaient en feat avec des mathématiciens. En tant que fils d'astrophysicienne, l'approche scientifique de la musique, les mathématiques de l'harmonie, tout ça, c'est un truc qui te parle ?

Quand j'étais au lycée, je prenais des chansons des Beatles, de même que l'OuLiPo prenait comme matériel des textes de référence comme ceux de Marcel Proust, et je les ré-écrivais à l'envers. J'avais un programme sur mon vieux Mac - le premier ordinateur avec un disque dur - qui jouait les partitions. Donc je les notais à l'envers. Après, je prenais les paroles et je remplaçais tous les substantifs et les verbes par des "S+7" comme le faisait l'OuLiPo. Le résultat n'était pas très intéressant en général, mais c'était de le faire qui me faisait marrer. Le jour où j'ai compris que les règles de l'harmonie pouvaient s'expliquer par les maths, ça m'a tué. 

 

Ton album porte le nom d'une ville, et dans la chanson Water, avec les samples aquatiques, j'ai l'impression d'être dans une piscine (et je ne sais pas si c'est ce à quoi tu pensais). Faire de la musique qui évoque des lieux, c'était l'un de tes objectifs ?

C'est toujours bien quand la musique évoque quelque chose, que ce soit des lieux ou n'importe quoi d'autre, sans en faire trop de préférence. Pour Water, tu me dis "piscine", d'autres m'ont dit "baignoire", "bassine d'eau" ou "lac". C'est ouvert. Effectivement, on entend de l'eau. Et j'ai appelé la chanson Water, au cas où il reste un doute ! (Rires) Si la musique peut évoquer autre chose que «je suis chez moi en train d'écouter un disque», le pari est gagné.

Il faut que je te raconte comment j'ai composé le dernier morceau de mon album précédent, Catch Me Now. Je matais un documentaire sur Arte où Angelo Badalamenti raconte comment il a composé la musique de Twin Peaks. Il n'avait pas les images : la BO a été enregistrée avant le tournage, parce que Lynch voulait la passer sur le plateau afin que tout le monde s'en imprègne. Le compositeur imite la voix du réalisateur (il la prend également) : «so, we are in a very dark forest. There is a girl. Her name is Laura Palmer. She's crying.», et il commence à jouer (il chantonne le thème de la série). J'ai trouvé ça génial, alors j'ai dit à ma femme «demain on va faire pareil, tu joues Lynch et je joue Badalamenti». Du coup on était non pas dans la forêt mais dans un bateau sur la mer.

 

 

Puises-tu ton inspiration dans ce que tu vis et ce que tu ressens, ou est-ce que tu es plutôt du genre à voler la vie des gens qui t'entourent pour en faire des chansons ?

Je vole la vie des gens ! Il y a pleins de chansons où je dis «je», alors que ce que je raconte ne m'est pas du tout arrivé, que c'est des histoires que j'ai glanées autour de moi. Je n'ai pas d'iPod, alors dans les lieux publics, j'aime écouter ce qui se passe pour m'en servir : dans la rue, dans le métro … Tout vient de là. 

 

Il y a cette chanson sur l'album, God is a Woman, qui est cynique, romantique et très drôle : «God is a Woman, it's the reason why you could never reach her». L'amour, tu me conseilles d'y croire, ou je suis condamnée à passer des Saint-Valentin pourries ?

Si je te conseille de croire en l'amour ? Ah oui ! S'il y a une chose en laquelle il faut croire, c'est bien celle-là. Même l'athée le plus anarchiste te dira la même chose que moi. Si tu ne crois pas à ça, tire-toi une balle. Je ne suis pas quelqu'un de religieux, alors j'ai parfois du mal à comprendre la place que Dieu peut prendre dans le cœur des gens qui y croient. Mais, quand on y pense, on le sait un peu. On a tous des mots qui définissent des trucs qui n'existent pas concrètement. Il y a des athées qui disent «je ne crois pas en Dieu, je ne l'ai jamais vu». Je n'ai jamais vu l'amour, ni l'âme, ni le karma. Je suis l'inverse d'un nihiliste : je suis un naïf. Le nihiliste ne croit en rien, alors que moi, je crois à tout. En tout cas, j'ai envie d'y croire. C'est ça la foi : l'envie de croire.

Pour revenir à la chanson, elle ramène à la surface de la Terre. Elle dit qu'il y a des choses ici-bas qu'on ne peut pas atteindre non plus. Peut-être que pour une meuf hétérosexuelle, Dieu est un homme. Quand on ne croit pas en Dieu, on peut croire en n'importe quoi : en l'autre, en ce lien. Mon pote qui a écrit la chanson (Thos Henley, ndlr) est athée, mais il est tout le contraire d'un cynique. C'est un grand romantique.

 

 

Parlons de la chanson T'inquiète,  tu prêtes ta voix à la Dépression. Je ne prends pas toutes les paroles au pied de la lettre, mais je me demandais : la Dépression et toi, quelles relations entretenez-vous ?

Là aussi, je l'ai volée à quelqu'un qui me racontait ses problèmes.

 

Sur les chansons dont tu parlais et que tu as retirées, tu évoquais la mort. Qu'en disais-tu exactement ?

Ce n'est pas des chansons que j'ai tèj', mais plutôt des couplets et des refrains. Boys Will Be Boys est une chanson dark qui parle de culpabilité, un thème cher aux croyants justement. Quand tu ne crois pas au Rédempteur, tu vis avec elle et tu te démerdes tout seul. Dans les parties que j'ai coupées, le narrateur pensait à se suicider parce qu'il ne pouvait plus supporter ce poids. Je trouvais ça cool d'écrire sur le suicide, jusqu'à ce qu'un pote le fasse vraiment et que je me rende compte à quel point c'était pourri et nul. Je te parlais de Think Of Me. En fait, c'est le frère d'un ami à moi qui a mis fin à ses jours. J'étais à son enterrement, j'ai entendu mon ami faire un discours, c'était horrible. Alors je l'ai imaginé dire «pense à moi avant de faire ça».

 

Tu nous as raconté une blague belge, une blague argentine et une blague de Fuzati. As-tu une dernière blague pour finir ?

Je t'ai déjà raconté la blague du taxi, c'est ma blague préférée ! Du coup, je vais finir avec une dernière blague argentine que m'a racontée mon pote Axel Krygier. C'est un mec qui cherche ses clefs. Un autre arrive et lui demande ce qu'il fabrique. Le mec lui sort : «je cherche mes clefs». L'autre lui répond : «tu les as perdues ici ?». Et le premier gars fait «non, mais ici, il y a plus de lumière».

 

 

++ La page Facebook et le compte Soundcloud de Judah Warsky.

++ Le second LP de Judah Warsky, Bruxelles, est disponible depuis le 17 février chez Pan European Recording. Le 6 février dernier, Judah Warsky présentait son nouvel album au Point Éphémère, en compagnie de ses invités Buvette, Flavien Berger, O, Thos Henley et Acid Arab.

 

 

Bettina Forderer.