Brian Reitzell et moi avons rendez-vous dans un palace du XVème arrondissement, le genre d’hôtel qui fait croire aux stars de passage à Paris que la ville vit toujours à l’époque de Marie-Antoinette, dans un salon à la décoration chargée où d’imposants fauteuils rouges sont assortis à la tapisserie. Un homme en habit de groom blanc vient nous apporter un plateau sur lequel sont posés une cafetière et une vaisselle d’un autre temps.

 

On se croirait dans un film de Wes Anderson...

Brian Reitzell : Oui, c'est ce que je me disais aussi ! D'ailleurs, j'ai vu Wes il y a peu - tu sais, il vit à Paris. Qu'est-ce qu'il a changé... Maintenant, c'est comme s'il vivait dans l'un de ses propres films : ses costards sont presque assortis à sa tapisserie. Je me souviens quand je l'ai rencontré aux soirées qu'organisait Sofia alors qu'il venait d'arriver du Texas, c'était un gars tout simple qui portait des Converse.

 

Comment s’est faite la rencontre avec Mademoiselle Coppola ?

J'ai grandi à San Francisco et j'ai déménagé à Los Angeles pour jouer dans Redd Kross vers 1991. Elle avait alors 19 ans et elle fréquentait l'un des gars dans le groupe. Ils ont vite rompu, mais nous sommes restés amis, surtout qu'elle avait grandi avec ma femme. A l'époque, en parallèle de mon métier de musicien dans un groupe de punk, j'exerçais en tant que chef cuisinier - c'est d'ailleurs comme ça que je gagnais ma vie. Sofia organisait des soirées avec des gens du cinéma : Wes Anderson, Michel Gondry, Spike Jonze... A l'époque, la plupart d'entre eux réalisait des clips, pas encore des films. Sofia fut l'une des premières à se lancer dans les longs-métrages. Le fait que son père soit si connu la favorisait bien sûr, mais cela aurait aussi pu la bloquer. J'ai déjà vu Sean Lennon pleurer en sortant d'une interview où on lui avait dit qu'il était nul par rapport à son père, par exemple... Mais elle ne cherchait pas particulièrement à faire des énormes succès en salle, seulement des films qui lui plaisaient à elle et à sa bande de potes - c'est-à-dire notre groupe, en fait - et il s'est avéré que beaucoup d'autres gens les ont également appréciés. 

Dans ces fêtes, j'avais le rôle du cuisinier, mais j'étais aussi le seul à travailler le son, car tous les participants provenaient du milieu de l'image. A l'époque, il y avait une énergie incroyable qui se dégageait de ces évènements, et l'une des raisons principales pour lesquelles je me suis retrouvé au milieu de tout ce beau monde est que je savais cuisiner. D’ailleurs, la musique et la cuisine sont très similaires. Ainsi, composer de la musique pour un jeu vidéo notamment est un travail qui demande une grande discipline, que j’ai acquise en dirigeant une équipe dans une cuisine.

 

 

Quel était le plat préféré de Sofia ?

Un plat de pâtes italien très simple, de feu Marcella Hazan - une grande cuisinière italienne qui n'a jamais exercé professionnellement, seulement depuis chez elle. Tu prends juste des penne, des tomates, de l'ail, de l'huile d'olive et du basilic, mais à la fin, touche finale, tu rajoutes un peu de vinaigre balsamique. C'est à la fois si simple, si complexe et délicieux. Fais-le et tu n'y croiras pas. Francis (Ford Coppola, ndlr) aimait cuisiner des pâtes pour Sofia et pour toute la famille quand elle était petite, et ils mangeaient tous assis autour d'une grande tablée.

 

Comment es-tu devenu compositeur de B.O. ?

Sofia m'a contacté pour que je fasse la B.O. de Virgin Suicides. C'était son premier film pour elle, pour moi, et aussi pour beaucoup d'autres gens qui ont travaillé dessus. Personne ne m'avait dit comment réaliser une B.O. de film, alors j'ai fait ce que j'ai pu... et d'une certaine manière, j'ai échoué. En tant que "directeur musical", j'ai bien fait mon travail : l'action se déroule dans les années 70, donc j'ai sélectionné des morceaux appropriés. Mais je me suis aussi rendu en France pour enregistrer une partie de la bande-son avec Air, ce que nous n’avions jamais fait jusqu'alors. La technologie n'étant pas encore ce qu'elle est aujourd'hui, nous regardions les rushes du tournage sur une petite télé et composions à partir de là. Les images n'étaient pas encore montées, du coup, c'était un travail assez conceptuel. Hé bien à mon sens, ce fut un désastre : la musique était bien trop envahissante et trop sombre. Si tu écoutes l'album d'Air, tu verras qu'il est très bon, mais quand tu regardes le film après, tu te rends compte que la musique n'est pas du tout la même (il existe deux versions de la B.O., l'une correspondant au film, et l'autre constituant un album à part entière dans la discographie d'Air, ndlr). Nous n'étions pas au fait des contraintes inhérentes à la composition pour le cinéma. Nous avons découvert le film terminé à sa projection à Cannes, tous très chics en costard dans la salle, et nous nous sommes rendu compte que la musique n'avait plus rien à voir avec ce que nous avions rendu : j'étais catastrophé. Mais après coup, j'ai réalisé que ce qu'avaient fait Sofia et Richard (Beggs, ingé-son à Hollywood) était génial. Alors quand j'ai composé la B.O. de son second film Lost In Translation, je savais exactement ce que je devais faire.

 

 

Tu as également fait la B.O. de Promised Land de Gus Van Sant. Y a-t-il un autre réalisateur indé' qui filme de façon contemplative des jeunes avec des cheveux devant les yeux même pas gras avec qui tu voudrais travailler ?

Oui, Gia Coppola ! C'est bien, parce que son cinéma évoque celui de Sofia (Gia est sa nièce, ndlr) tout en se démarquant. On sent que c'est plus jeune, qu'elle fait partie d'une nouvelle génération. Mais je suis peut-être trop vieux pour travailler avec elle. Je n’ai jamais essayé de créer une B.O. branchée : sur The Bling Ring, je voulais des chansons que les protagonistes auraient pu écouter - Kanye West, Azealia Banks, Frank Ocean - mais aussi d’autres que j’écoute moi, telles que celles de Can. Je suis de la vieille école. Par exemple, je crois aux studios d'enregistrement, aux ingénieurs. Maintenant, beaucoup d'artistes s'enregistrent eux-mêmes sur leur propre ordinateur ; c'est une façon de penser plus jeune. Ce n'est ni mieux ni moins bien, mais personnellement, j'aurais du mal à travailler avec eux.

 

Tout comme les romans de Bret Easton Ellis ou beaucoup de films des années 90, les oeuvres de Sofia nous ont donné une vision très spécifique des Californiens à nous, Européens : des skateurs beaux et riches qui comblent leur ennui par des soirées pleines d’alcool, de drogue et de sexe. C'est la réalité, ou ce sont nos fantasmes ?

Ce n'est en tout cas pas vrai pour moi qui ne suis ni beau, ni alcoolique, ni drogué, mais ça l'est pour beaucoup de personnes. J'ai une fille de 19 ans, alors justement, ça m'angoisse beaucoup ! Quand tu vis à L.A., tu es forcément amené à aller dans des soirées où tout n'est qu'image et superficialité, où les jeunes se prennent en photo et les postent sur Facebook. Sofia et moi n'avons pas grandi comme ça, c'est une autre génération, alors observer ces jeunes est pour nous à la fois fascinant et inquiétant. The Bling Ring est très réel en ce sens, et pour moi, il s'agit d'un film d'horreur.

 

Tout le film tourne autour de l’obsession pour la célébrité de la part d'un groupe de jeunes Californiens. Est-ce que tu connais ces adolescents que décrit le film ? Penses-tu que la quête de gloire soit l'un des grand fléaux de notre époque ?

Oui, je pense naturellement que c'est un grand fléau. Surtout qu'à l'heure actuelle, tu ne peux être connu que par ta maîtrise des réseaux sociaux ou par le biais des télé-réalités. Quand on est prêt à tout, il est devenu très facile d'atteindre la célébrité. Les gosses de The Bling Ring - les vrais - sont devenus connus en commettant des cambriolages. Certains vont jusqu’à tuer pour la gloire.

Moi, je proviens d’une petite ville de 2 000 habitants, je n'ai jamais particulièrement cherché à être connu, je voulais seulement faire de la musique et voyager, alors je ne me reconnais pas du tout dans cette culture. Mais j'ai si peur d'élever ma fille dans cette ville qu'est L.A... C'est un univers tellement bizarre, que j'observe toujours avec une sorte de fascination morbide. C’est est un aimant qui attire tous les gens qui veulent devenir connus. Quand j'étais cuistot, l'intégralité des serveurs et des serveuses qu'on voyait passer voulait devenir comédiens. C'est un spectacle qui m'a toujours brisé le coeur : tous ces jeunes qui arrivent plein d'espoir, qui essaient - parfois longtemps - d'atteindre leur rêve, avant d'abandonner et de finir par repartir chez eux. C'est une ville très dure. Tout le monde me demande en permanence comment j'ai fait pour décrocher le métier de rêve que je fais : hé bien je n'en ai aucune idée. Je pense qu'il vaut mieux ne pas essayer d'approcher des gens déjà établis, mais plutôt des gens qui n'ont pas encore réalisé et essayer de créer une connexion avec eux, une énergie qui, avec un peu de chance, vous mènera tous ensemble quelque part. Mais maintenant, avec internet, c'est comme si le monde entier était devenu Los Angeles. Je ne comprends absolument pas qu'on puisse avoir envie de devenir comédien. Mon problème avec le cinéma, c'est les acteurs. Je les trouve totalement interchangeables et beaucoup trop bien payés.

 

 

Pourtant, tu as travaillé avec des acteurs tels que Bill Murray ou Kevin Spacey...

Ceux-là sortent du lot ! Lost In Translation ne pourrait exister sans Bill, par exemple.

 

Tu l'as rencontré sur le tournage ?

Oui. Je me souviens que la première fois que je l'ai rencontré, c'était à Tokyo, et il m'a emmené en ville boire du saké. Lost In Translation était un tout petit film - presque toute l'équipe était japonaise. Nous les expats', on se réunissait dans la chambre de Sofia autour d'un plat de pâtes que je préparais, on écoutait mes mixtapes et on regardait les infos. Je suis retourné dans l'hôtel il y a quelques années, et rien n'avait bougé d'un poil. Le film est si simple. Ce n'était nullement un film hollywoodien : il s'agissait juste de nous et de notre vie là-bas, de nos potes comme Nobu, le gars qui joue de la musique dans la scène où ils fument des joints. C'était un film si personnel que je pensais qu'il ne plaîrait à personne. Il ne s'y passe rien ! Mais je crois que les spectateurs l'ont aimé car le film les a emmené à Tokyo, dans cet hôtel dont il capture toutes les nuances. La bande originale du film est réellement celle qui passait dans ma tête à ce moment-là, parce que tu te sens comme défoncé, flottant dans un rêve exotique et bizarre. Il y avait les sons du Japon partout autour de nous, ce qui est incroyablement stimulant.

 

 

Comment est Bill Murray personnellement ?

Il est exactement comme son personnage dans Lost In Translation ! Il a l'âge de mon père, mais il possède toujours cette incroyable énergie comique. C'est la personne la plus drôle que je n'ai jamais rencontrée. S'il était là avec nous... (Il montre de la main le troisième fauteuil vide à côté de nous, ndlr) nous serions pliés en deux. Parce que moi, je ne suis pas quelqu'un de drôle… je suis un musicien. J'étais fan de Bill bien avant de le rencontrer. Depuis, j'ai passé beaucoup de temps avec lui : au Japon, à L.A., en France... D'une certaine manière, je pourrais dire que nous sommes proches, mais je ne peux me défaire de l'impression qu'il est tombé de l'écran de télévision pour atterrir dans ma vie.

 

Selon la légende, il pourrait débarquer dans votre vie à tout moment, faire quelque chose d’improbable et repartir en lançant : «personne ne vous croira jamais !». Mythe ou réalité ?

Je pense que c'est vrai, c'est typiquement son genre d'humour. Je me souviens d'un jour où nous étions stationnés en voiture devant un lycée à L.A., et il y avait une voiture décapotable où 4 jeunes filles chantaient à tue-tête une chanson de Britney Spears. Il est sorti de la voiture et a commencé à courir en chantant et en dansant. Elles n'en revenaient pas de voir Bill Murray en train de se déchainer devant elles ! Bill n'a pas la moindre inhibition.

 

Pour en revenir à la célébrité, les bling ringers écoutent pas mal My Beautiful Dark Twisted Fantasy de Kanye West, qui est un peu "la star des stars". Tu l’as rencontré ? Comment s’est passée votre collaboration ?

Je ne l'ai pas vu en vrai, mais je l'ai eu au téléphone et nous avons échangé par mail. Dès le début, nous savions que nous voulions Kanye. Mais nous savions aussi que les licences commerciales pour utiliser ses chansons sont les plus chères au monde. Elles sont déjà très chères dans le hip-hop en général, qui est vraiment un business où tout n'est qu'une question de fric et où il est extrêmement difficile d'obtenir des droits. Comme Sofia et Kanye sont tous les deux dans la mode, elle a obtenu son numéro personnel. Nous l'avons appelé ensemble. Je voulais l'impliquer plus dans le projet, mais il était très occupé. Cependant, il a aimé le projet et il nous a bien aidé. C'est lui qui a suggéré le titre Super Rich Kids de Frank Ocean, un an avant la sortie de l'album-même. Frank ne veut pas que sa musique soit utilisée dans des films, mais il a fini par accepter, parce que la B.O. est toujours mise en valeur dans les films de Sofia.

 

 

En effet, il n’y a jamais de dialogue sur la voix de quelqu’un qui chante, par exemple… Dans All Of The Lights qui figure sur la B.O., on trouve 40 sides artists, et non des moindres : Drake, Usher, Alicia Keys...

Sofia voulait absolument cette chanson dans une scène où les jeunes filles la chantent dans la voiture. La maison de disques nous avait dit que c'était impossible parce qu'il fallait l'accord de tout ce beau monde, mais je me suis dit que si Kanye disait oui, tout le monde le suivrait. Deux jours avant le tournage de la fameuse scène, je l'ai appelé alors qu'il était à un dîner à Paris - probablement avec le président ou avec Marc Jacobs - et il a accepté. Nous l'avons tourné avant d'avoir l'aval des autres musiciens, mais au final, ils se sont tous rangés derrière son avis.

 

Est-il vraiment ce génie mégalomane qu’on décrit souvent ?

Je pense que c'est surtout un maniaque du contrôle sur tout ce qui touche à ses créations. Pour réussir à la fois dans la musique, dans la réalisation, dans la mode et dans le business, il faut sans doute être un peu mégalo. Mais il ressent surtout une grande insécurité personnelle, et c'est ce qui le rend difficile à vivre. Quand nous lui avons demandé de composer de la musique pour la B.O. du film, il nous a répondu : "vous savez, je ne suis pas vraiment un musicien". Il se conçoit plutôt comme un producteur. Mais tous les gens qui travaillent avec lui éprouvent un immense respect pour lui car c'est quelqu'un d'incroyablement moderne, créatif et perfectionniste.

 

 

En tant que compositeur de B.O., tes morceaux sont toujours au service d'une histoire. Penses-tu toutefois que certaines émotions précises reviennent périodiquement dans tes compositions ?

Oui, bien sûr. On y trouve toujours cette atmosphère peut-être un peu triste - enfin, je ne sais si le mot est adéquat... Toi, comment décrirais-tu ma musique ?

 

Contemplative.

Oui, contemplative.

 

En parlant de contemplation et de paysages… Tu sors un album solo intitulé Auto Music. Tu voulais composer la musique parfaite pour les longues autoroutes de L.A. ?

Peut-être pas la musique parfaite, mais une B.O. pour les longues autoroutes de L.A., c'est sûr ! D'ailleurs, l'endroit où j'écoute de la musique, c'est dans ma voiture, lors du trajet entre chez moi et mon studio, trajet qui passe par un grand parc. Déjà quand j'étais plus jeune et que je jouais du rock dans mon garage, j'enregistrais sur des cassettes audio que j'écoutais dans ma caisse. Et puis pour le coup, je suis réellement un compositeur de B.O. : ce qui m'intéresse, c'est le rapport entre les sons et les images. C'est pour cela que les chansons de l'album n'ont pas de structure pop : ce sont des errances sur la route, et des morceaux sur toutes les choses que tu vois en chemin. A L.A., tu passes de la mer à la montagne en une heure. J'ai essayé de retranscrire le dynamisme propre à cette ville.

 

 

A l’origine tu n'avais pas l'intention de faire un album, il s'agissait d'expérimentations sonores personnelles...

A l'époque où je travaillais sur Lost In Translation, j'étais en même temps en pleine tournée : je faisais un concert, puis je travaillais dans le bus sur des cassettes VHS. C'était épuisant. Quand c'était fini, j'ai décidé de me concentrer sur mon travail de compositeur de B.O., et entre les tournages, j'ai commencé à expérimenter dans mon coin pour continuer à travailler et à progresser. Je suis très intéressé par le processus de création musicale ainsi que par l'exploration de nouveaux moyens de parvenir à créer.

 

Qu’est-ce que tu écoutes quand tu conduis ?

J'ai toujours été un grand fan de krautrock, mais désormais, j'écoute plutôt de la musique classique. Pour mon travail sur la série Hannibal, j'écoute beaucoup d'artistes japonais tels que Shuri Tamamizu, qui se trouve être également compositeur de B.O.

 

L’album ressemble fort à de la musique de film... sans film. Justement, de quelle œuvre pourrait-il bien être la B.O. ?

Il y a des clefs visuelles pour comprendre l'album : il a été composé en grande partie en projetant des films sur le mur de mon studio - c'était la première fois que je choisissais de me nourrir de mes propres images pour composer. L'un de ces film était L'Esprit de la Ruche de Victor Erice, un chef-d'oeuvre du cinéma espagnol des années 70. Le morceau Gaudi serait tout à fait adapté pour la B.O. Quant à Last Summer, que j'ai réalisé avec Kevin Shields, il serait à sa place dans Lost In Translation, il retranscrirait cette impression de jet-lag. L’album ne fonctionnerait pas comme la B.O. d’un film unique - chaque chanson de l'album irait dans un contexte différent. Parce que chacune est à l’image d’un voyage dans un pays - ce qui, une fois encore, colle avec L.A. : il y a le Japon à Japan Town, la Corée à Corea Town, le Mexique à l’Ouest et le pays du glamour à Beverly Hills. Je suis passionné par les paysages et par l’architecture japonaise, qui arrive à concilier nature et urbanisme. Toutes mes musiques ne que parlent que d'espace. J’ai travaillé sur cette série, Friday Night Lights, qui se déroule dans l’Ouest du Texas, un endroit qui ressemble à la Lune. J’ai voulu collaborer avec le groupe de post-rock Explosions In The Sky parce qu’ils sont de là-bas, et que leur musique ressemble à cet endroit étrange et désert dont provient également George W. Bush. En fait, la géographie est la clef de tout. Tu veux un peu plus de café ? 

 

 

++ Sorti le 17 juin dernier sur Smalltown Supersound, Auto Music, le premier album solo de Brian Reitzell, est disponible ici, et il est également en écoute intégrale sur Deezer.

 

 

Bettina Forderer.