Quand avez-vous commencé à aimer la musique ?
Shy Child : Depuis qu'on est petits. Pour ma part, je me rappelle que j'étais le plus grand fan des Beatles alors que je n'avais que 3 ans, j'écoutais les vieux disques de mes parents.

Pensez-vous que NYC est actuellement plus tourné vers le rock ou l'electro ?
Shy Child : Honnêtement, on a tellement joué en Angleterre et en Europe qu'on se sent plus connecté à Londres qu'à New York. J'espère en tous cas qu'un jour, les New Yorkais se mettront à considérer les groupes sans guitare comme autre chose qu'un truc révolutionnaire.

Votre style de musique actuel est-il le même qu'à vos débuts ou il est le résultat d'un long processus ?
Shy Child : Je dirais que c'est plus un processus. Quand on a commencé, notre musique était plus electro et sur scène, on jouait avec tout un tas d'instruments et d'ordinateurs. C'est le jour où on a réduit notre formation à un keytar (instrument, mélange de keyboard et de guitare, ndlr), une batterie et des voix qu'on a su qu'on avait trouvé Le truc.

Vous dites plutôt keytar ou guiboard ?
Shy Child : Pete dit guiboard, mais je préfère keytar.

C'est quand même un instrument bien cheap des années 80, comment vous êtes venus à l'utiliser ?
Shy Child : Le but n'était pas de faire un truc rétro 80's. Ça permet surtout à Pete de se déplacer sur scène sans avoir à rester derrière son clavier tout le temps. C'est pratique, et ça apporte de l'énergie.

Dans quelle mesure l'utilisation de cet instrument a influencé votre son?
Shy Child : Techniquement ça ne joue aucun rôle - le keytar est un midi controler, donc il ne produit aucun son en lui-même, il doit être connecté à un autre instrument qui produit les sons. Mais, je pense que ça nous a peut être apporté une certaine identité.

Qu'est-ce que cela vous inspire de vous voir qualifié de groupe new wave ?
Shy Child : Depuis que Shy Child existe, on a été qualifié de plein de genre de choses: dance punk, new rave, electroclash, punk funk, etc. Ces dénominations sont un peu bêtes, les médias ont toujours besoin de tout catégoriser. Je nous vois simplement comme un groupe de rock qui utilise des synthés au lieu d'utiliser des guitares.

Des groupes comme Devo, Talking Heads, ou Television sont-ils  de grandes influences pour vous ?
Shy Child : Absolument, surtout Devo et Talking Heads. Non seulement dans le style de musique, mais David Byrne est probablement notre auteur favori à tous les deux.

Qui sont vos héros, en matière de musique, et en général ?
Shy Child : On a des tonnes de héros en musique, trop pour tous les citer. On est aussi fans de réalisateurs et d'acteurs, surtout des années 70, et de différents artistes et écrivains.

Etes-vous plus shy (timides) ou childish (puérils) ?
Shy Child : On est assez childish. En fait on n'est pas si shy.

Aimes-tu le nom de votre groupe ?
Shy Child : J'aime la façon dont il sonne, et j'aime que le nom d'un groupe clash avec sa musique. On m'a dit que c'était très difficile à traduire en français.

Est-ce que vous jouez saouls ou sobres ?
Shy Child : On peut jouer sobres, ou après quelques verres. Quand le concert est programmé tard, ça peut être marrant de se détendre avec quelques bières.

Vous avez tourné avec les Klaxons : une petite anecdote à leur sujet ?
Shy Child : On connaît les mecs de Klaxons depuis longtemps, et on est amis avec eux, la tournée qu'on a fait ensemble était vraiment très marrante. Vous seriez surpris de voir comme ils ont les pieds sur terre, ils sont parmi les mecs les plus sympas dans la musique actuelle.

Est-ce que votre succès vous complique la tâche dans votre une vie personnelle et amoureuse ?
Shy Child : Je pense que c'est possible d'avoir les deux, tant que les gens qui vous entourent vous soutiennent et qu'on est capable de les soutenir en retour. On a la chance d'être très proches de nos familles.

Quelle est la suite pour vous ?
Shy Child : D'autres concerts cet automne, et ensuite on se met à travailler sur notre prochain album. On adore la scène, mais on aime le studio aussi, et on a vraiment hâte d'y retourner.

 

Propos recueillis par A.C // Photos : DR.