Tahiti Boy and the Palmtree Family : “We are your friends you'll never be alone again”. Est-ce que MySpace vous a proposé un jour de vous racheter les paroles pour en faire son slogan?
James Shaw et James Ford: (Eclats de rires).
JS : Je ne sais pas si on aurait le droit de le vendre légalement…
JF : Ce morceau a été utilisé plusieurs fois dans des pubs à la télé, mais non, personne de MySpace ne nous a proposé de l'acheter.

Tahiti Boy : Brian Eno vous a beaucoup aidés et conseillés sur votre premier album, est-ce que vous le fréquentez encore ?
JS : On l'a pas vu depuis un bout de temps.
JF : En fait, ce n'est pas sur le premier album qu'on a travaillé avec lui, mais sur le deuxième. A vrai dire, je ne l'ai vu qu'une fois depuis ce moment-là.
JS : C'est lui qui nous avait contactés après la sortie de notre premier album. Il nous avait appelé pour nous demander si ça nous dérangerait qu'il passe nous voir en studio. Nous, on était là : « T'es Brian Eno, bien sûr que tu peux venir nous voir en studio ! »
JF : Tu pourrais même venir chez ma mère Brian (rires).
JS : Sa musique a été une grande influence pour nous. Roxy Music ou ces albums solo sont incroyablement puissants. Un mec cool.

Tahiti Boy : Que pense-t-il de tous ces nouveaux groupes, comme les Klaxons, qui se sont beaucoup inspirés de sa musique ?
JF : A vrai dire, je n'en sais rien car on n'en a pas parlé, mais je pense qu'il est heureux de constater le très gros impact de sa musique sur la culture populaire.
JS : Mais appelons-le : « Allô Brian, ça te fait quoi que tout le monde pille ta musique ? » (rires).

Tahiti Boy : Est-ce que vous seriez d'accord pour chanter sur mon album?
JS et JF : (Rires) On ne chante pas.
JS : Donc oui, on serait d'accord.
JF : Dis-lui qu'il devrait contacter Simon, qui était notre chanteur sur Simian. Il est vraiment bon.
JS : Je pense que les producteurs devraient se contenter de rester des producteurs. C'est souvent raté quand des producteurs se mettent au chant.
JF : Pharrell s'en sort plutôt pas mal.
JS : Oui, c'est probablement l'un des seuls.
JF : Timbaland qui chante, par contre, c'est dur…


Poney Poney : Nos noms de groupe sont tous les deux stupides, d'où vient le vôtre ?
JS : C'est vrai. Deux noms vraiment stupides.
JF : Le nôtre est particulièrement stupide. D'ailleurs, on a souvent honte. Par exemple, parfois quand on prend le taxi, le chauffeur nous demande notre nom de groupe… eh ben, c'est un peu la honte. Au départ, l'idée était de faire une blague. Un « mobile disco » en Anglais, c'est un groupe qui est embauché pour jouer à des mariages ou des bar-mitsvas. C'est un groupe pourri, qui utilise des lumières flashy. Donc bref, on a juste ajouté Mobile Disco à notre nom de groupe originel, qui était Simian. Simian Mobile Disco était une bonne blague au début.
JS : Mais seulement au début (rires).
JF : Maintenant, c'est plus drôle (rires).
JS : Je suis certain que Poney Poney a le même problème.
JF : Les blagues deviennent vite très lourdes…

Poney Poney : Pourriez-vous s'il vous plait nous donner le nom, l'iChat et le profil MySpace des filles dans le clip d'Hustler ?
JS : Oui, on peut (rires).
JF : En fait, et ce que je vais dire est véridique, elles ont monté un groupe : Girlcore. Elles sortent ensemble le soir se bourrer la gueule, et ça a commencé grâce à cette vidéo. Certaines d'entre elles se connaissaient déjà avant, mais la plupart se sont rencontrées sur le tournage. Maintenant, elles sont toutes devenues amies.

Poney Poney : Qui a fait le casting pour ce clip ?
JS : Saam Farahmand, le réalisateur.

Poney Poney : Quelle est votre musique matinale préférée ?
JF : Montague Terrace de Scott Walker est mon morceau du matin préféré.
JS : Ça change tout le temps, comment je suis censé répondre ? A peu près tout, tant qu'il n'y a pas de batterie. Les batteries, c'est réservé pour l'après-midi (rires).


Grand Marnier : Qu'est-ce que vous mangez le matin ?
JF : Du muesli. Généralement avec des fruits et du yaourt.
JS : Moi, juste des toasts. Autant de toasts que possible. Quatre minimum. Avec de la confiture et du beurre.
JF : Il a un ver solitaire… (rires).
JS : Oui, j'ai un ver. Je l'ai ramené d'un voyage en Amérique du Sud (rires).


DatA : Pourquoi avoir arrêté de faire de la pop pour quelque chose de vraiment pas très bien ?
JS et JF : (Rires).
JF : Fuck you !
JS et JF : (Rires… jaunes ?).


Brodinski : Quel est votre fast food préféré ?
JF : Les pizzas.
JS : Les sandwiches.

Brodinski : Quel est votre animal préféré et pourquoi ?
JS et JF : Les chouettes.
JS : Ce sont des créatures nobles.
JF : Et elles contrôlent le monde. C'est un sujet très complexe, il vaut mieux ne pas s'y aventurer (rires).
JS : C'est d'ailleurs grâce à notre passion pour les chouettes que nous nous sommes rencontrés…


Gentlemen Drivers : Vous a-t-on déjà décrits comme la version électronique de Simon&Garfunkel ?
JF : (Rires) Non, mais je crois qu'on va commencer à propager cette idée dès maintenant !
JS : C'est génial.
JF : J'aime beaucoup.
JS : D'habitude, on nous compare surtout à Chemical Brothers.
JF : Mais souvent aussi Justice, LCD Soundstystem… Daft Punk… Je ne pense pas que notre musique ressemble à celle de LCD Soundsystem, mais il faut bien reconnaître qu'on est plus proche de LCD ou Daft Punk que de Johnny Cash…

Gentlemen Drivers : Qu'est-ce qui vous a donné envie de travailler ensemble ?
JF : Ça s'est fait naturellement. On a continué parce que ça nous plaisait et qu'en plus, on commençait à gagner de l'argent… (rires). On s'entend bien, et on est rarement irrité l'un par l'autre.
JS : Ça fait très longtemps qu'on fait de la musique ensemble. Même avant de monter Simian, on faisait déjà de la musique tous les deux.


Don Rimini : Quand produisez-vous des morceaux, plutôt la nuit, l'après-midi ou le matin ?
JS : Quand on peut. On est très très occupé.
JF : La majorité des morceaux de cet album ont été faits le soir, parce qu'on avait des jobs pendant la journée. Ce n'est que depuis le début de cette année qu'on se consacre pleinement à la musique.
JS : En tous cas, on ne fait jamais de musique le matin.

Don Rimini : Combien de temps cela vous prend de faire un morceau et de faire un remix ?
JF : A peu près le même temps. Environ deux jours.
JS : En général, on trouve les idées le premier jour, on pose les bases, et on concrétise tout ça le deuxième jour. Il arrive qu'on retouche un morceau lors d'une troisième session, mais en général, ça nous prend juste deux jours.

Don Rimini : Combien de temps cela vous a pris de faire It's The Beat?
JF : Deux jours ! Quoique, même moins en fait… On l'a fait très vite. Et ça s'entend d'ailleurs (rires).
JS : On a dû le faire en une journée. Le beat en une journée, et la partie vocale en une demi-journée.


Detect : On sait tous que dans un duo, seulement un des deux travaille vraiment. Qui est celui qui travaille dans Simian ?
JF : On est l'exception qui confirme la règle. Nous n'avons pas de rôle déterminé. On fait exactement les mêmes choses. Aucun de nous n'est meilleur que l'autre dans une discipline.
JS : Les duos fonctionnent très bien dans la musique électronique. C'est un bon chiffre.
JF : « Two is the magic number… » (rires).
JS : Effectivement, en général dans les duos, les rôles sont beaucoup plus définis, l'un est plus le technicien et l'autre l'artiste, etc. Chez nous, c'est pas du tout ça.

Detect : Votre son ou bruit préféré ?
JS : Le silence. C'est tellement rare.
JF : J'aime bien le son d'un matelas pneumatique qui se dégonfle.

Detect : Celui que vous détestez ?
JF : La pluie qui tape sur mes fenêtres, me rappelant de tendres souvenirs…
JS : (Rires) Le son des nouveaux Tritons.

 

Simian Mobile Disco en Clips :


Hustler

 

I Believe



Photos: DR