Alors que Martin Scorsese s'apprête à réaliser un biopic sur l'histoire du groupe, Brain a bu quelques mousses avec CJ. Cool comme toujours, le motard nous a parlé de sa vie de bassiste du plus grand groupe punk de tous les temps, des raisons qui l'ont poussé à refuser d'intégrer Metallica et de son nouvel album, le très bon Last Chance To Dance. Hey-ho let's go !

 

Semper Fi : CJ Ward alias CJ Ramone (à droite) et son gang 

 

Tu as commencé dans le rock dans les années 80, comme bassiste d'un groupe de metal, Guitar Pete's Axe Attack, que tu as quitté pour rejoindre les marines. Mais alors que tu fais tes classes, le sort s'acharne sur ta famille...

CJ Ramone : On a découvert que ma mère souffrait d’une maladie dégénérative. Au même moment, l’usine où travaillait mon père a fermé et il s’est retrouvé au chômage. Mes parents n’arrivaient plus à payer leurs traites, ils allaient perdre leur maison. Mon père, qui était un ancien alcoolique, s’est remis à boire. À cette époque, j’envoyais presque toute ma solde à mes parents, je vivais avec seulement cinquante dollars par mois. Pour couronner le tout, ma grand-mère paternelle est morte à ce moment-là. J'ai décidé de quitter l'armée pour retrouver ma famille. On peut en effet quitter les marines en cas de graves problèmes familiaux. J'ai préparé les papiers nécessaires pour retourner à la vie civile. Ma hiérarchie a accepté mais il y a eu des erreurs administratives et j'ai reçu deux fois l’ordre de partir à Hawaii. J'en ai eu marre. J'ai déserté et je suis rentré chez moi, à Long Island, pour aider mes parents. Je faisais trois boulots en même temps, je ne dormais jamais !

 

Quelques mois plus tard, un pote de bahut m’a appelé pour me dire que les Ramones cherchaient un nouveau bassiste et qu’ils auditionnaient ce jour-là. C'était en 1989. Je ne savais pas jouer leurs morceaux. J’ai vite appris I Wanna Be Sedated. Ensuite, j’ai mis ma basse dans mon camion et je suis allé à Manhattan où ils auditionnaient. Monte (Melnick, le tour manager des Ramones, ndlr) m’a accueilli. Il m’a présenté Johnny et Marky. On a fait I Wanna Be Sedated et je suis parti. Je pensais qu’il ne se passerait plus rien, j’étais juste content de les avoir rencontrés et d’avoir joué avec eux. Le lendemain, Monte m’a téléphoné. Ils voulaient poursuivre les auditions !

 

Elles ont continué pendant deux mois. J'ai décidé de régulariser ma situation avec les marines et j'ai appelé ma base. Un quart d’heure plus tard, la police est venue m’embarquer pour désertion. J’ai été transféré dans une prison militaire en Virginie. Le premier soir, j’ai reçu un coup de fil. C’était Johnny Ramone ! Je lui ai dit que j’étais désolé de lui avoir caché ma situation. Il m’a dit d’éviter les embrouilles et que, quand je sortirai du placard, j’aurai un job. J’étais un peu abasourdi. Une fois libéré, j’ai dû apprendre quarante chansons en cinq semaines et, le 30 septembre 1989, à Leicester, j’ai donné mon premier concert avec les Ramones ! 

 

Live des Ramones à Leicester le 30 septembre 1989

 

Quels souvenirs conserves-tu de ta première tournée avec eux ?

Plus le temps passe, plus je me dis que mes meilleurs souvenirs sont des moments simples : quand on traînait ensemble, qu'on discutait, qu'on se marrait, qu'on se disputait même... Les choses que je croyais être importantes, comme les concerts ou les fois où nous rencontrions des célébrités, sont en réalité devenues de la littérature.

 

Johnny avait chourré la petite amie de Joey et les Ramones étaient réputés pour l'ambiance délétère qui régnait souvent entre eux. Comment faisais-tu pour éviter les balles qui volaient ?

C’était comme vivre avec des parents qui ne s’entendent pas mais qui restent ensemble pour le bien des enfants. J’étais avant tout ami avec Joey. On allait voir des concerts ensemble, on écoutait des disques, on jouait de la guitare, on parlait de musique… Johnny quant à lui était plus une sorte de mentor, un prof. Ça ne veut pas dire que je l’aimais moins, c’était une relation différente. Quand le film End Of The Century (un docu exceptionnel sur le groupe, NdA) est sorti, il m’a appelé pour qu’on le regarde ensemble chez lui. À la fin, il m’a demandé comment j’avais pu dire dedans que nous n’étions pas amis après tout ce que nous avions fait ensemble. Je lui ai répondu que si je ne n’avais pas mis de la distance entre lui et moi, si j’avais oublié toutes les années où j’étais fan, je lui aurais mis un pain dans la gueule à cause de certaines des choses qu’il m’avait dites. On ne peut pas être ami avec son patron. Je crois qu’il m’a compris.

 

Tu avais la tâche impensable de remplacer Dee Dee, le principal compositeur du groupe, le bassiste punk originel. Après la séparation des Ramones, tu as joué avec lui quelque fois dans son groupe The Ramainz. Comment se comportait-il, lui, avec toi ? 

Dee Dee était l'un des plus grands songwriters de l’histoire du rock’n’roll. Mais bien qu’il a eu beaucoup de fans, il n’a jamais été respecté en tant que songwriter et ça le rendait fou. Je pense que ça l’a hanté pendant toute sa carrière. Si certaines chansons des Ramones sont des classiques éternels, c’est grâce à Dee Dee et son génie passé inaperçu… Avec moi, il était cool et il me disait que j'étais “a cool guy”.

 

 

Après la séparation des Ramones, Metallica te propose de devenir leur bassiste, ce qui consiste à devenir millionaire. Pourtant, tu refuses...

Johnny était ami avec Kirk Hammet de Metallica. Ils collectionnaient tous les deux les affiches de films. Un jour, Johnny m’a passé un coup de fil pour me dire que Jason Newsted quittait Metallica et qu’ils me proposaient de le remplacer. Je venais d’apprendre que mon fils était autiste. J’ai dit à Johnny que je devais rester avec lui. Il m’a dit que j’étais fou. J’ai pris rendez-vous avec le médecin de mon fils et lui ai dit que j’avais une offre qui allait me permettre de gagner énormément d’argent et que j’allais pouvoir acheter à mon fils tout ce dont il aurait besoin. J’ai dit au docteur que j’aurais mon propre tour bus, que toute ma famille viendrait avec moi en tournée et que je comptais embaucher un thérapeute privé. Mais le médecin m’a répondu que si je voulais que mon fils ait une chance de mener une vie normale, il fallait que sa vie soit extrêmement réglée : qu’il se réveille tous les jours au même endroit, qu’il mange ses repas à la même heure, qu’il aille à la même école, qu’il voie les mêmes amis, etc. J’ai donc dit à Johnny que je ne pouvais pas accepter l’offre de Metallica. Il m’a dit que j’étais complètement malade et qu’il n’en croyait pas ses oreilles que je puisse refuser une offre du plus grand groupe du monde !

 

Un mois plus tard, il m’a rappelé pour me dire qu’ils n’avaient toujours trouvé personne et que l’offre était toujours valable. Il a ajouté qu’ils ne voulaient pas me faire passer d’audition, juste vérifier que j’étais à l’aise avec leur musique. J’ai redit à Johnny que je ne pouvais pas accepter. Il m’a vraiment pris pour un fou. Et puis, j’avais déjà joué avec les Ramones. Bien sûr, ç'eut été un immense honneur de jouer dans un deuxième groupe incroyablement légendaire, mais ça n’était vraiment pas possible. Et qu’est-ce qu'il pouvait m’arriver de mieux que de jouer avec les Ramones ? Si tu rencontres mon fils aujourd'hui, tu verras que j’ai eu raison de refuser. Il est dans des classes normales maintenant. Ses notes sont excellentes et il a déjà choisi sa fac. Je ne dis pas que c’est arrivé parce que j’ai refusé de jouer avec Metallica, mais j’ai toujours fait passer ses besoins avant les miens et j’ai préféré faire ce que les médecins me recommandaient pour lui.

 

Live des Ramones à Buenos Aires le 16 mars 1996 avec un public de 55 000 personnes.

 

Et après, tu galères comme un malade...

J’ai bossé comme cariste à Long Island. J’ai aussi travaillé dans la sécu d’une boîte de Manhattan, le Limelight. Après le 11 septembre, on m’a proposé un job à Ground Zero. C’était un travail… difficile. Je passais mes journées dans des endroits clos et infestés de poussières hautement toxiques. Quand les tours se sont écroulées, ces poussières se sont engouffrées dans les conduits d’aération des autres buildings. Je devais les nettoyer avec une sorte d’aspirateur. Je pense que les choses que j’ai vues, les expériences que j’ai vécues là-bas ne me quitteront jamais. Au bout d’un an, j’ai demandé à être muté. J’ai trouvé un autre travail grâce à mon syndicat. Parallèlement à ça, j’ai divorcé. La procédure a été brutale, j’ai fini par obtenir la garde de mes enfants. Je me suis remarié et j’ai eu une fille. Au bout d’un certain temps, ma femme m’a poussé à reprendre la route. Au final, ce furent dix années très, très dures mais tout a fini par bien se goupiller. 

 

Bad Chopper, l'un des groupes de CJ après les Ramones

 

Pour ce disque, comme pour le précédent (Reconquista, 2012), tu as collaboré avec Steve Soto de The Adolescents ainsi que des membres de Social Distortion. Comment avez-vous travaillé ?

Comme tous les gars habitent en Californie du Sud et que moi, je suis bien sûr à New-York (la ville historique des Ramones, ndlr), j'ai fait des démos de chaque chanson avec GarageBand que je leur ai envoyées par mail. Ils ont eu environ deux mois pour se préparer. J'avais choisi d'enregistrer dans le même studio que Reconquista, The Racket Room à Santa Ana en Californie. Je voulais aussi retravailler avec le même producteur/ingénieur du son, Jim Monroe, parce que j'avais apprécié son travail sur mon album. On a répété pendant quelques heures le premier jour et on a commencé à enregistrer le lendemain. Il nous a fallu deux semaines pour tout enregistrer. Le mixage et le mastering ont pris deux, trois mois. Tout a été très facile et on s'est éclaté en le faisant. Steve Soto, Dan Root et Dave Hidalgo, Jr. sont de vrais pros et ça a aidé à rendre tout le processus vraiment fun !

 

 

Tes collaborateurs sont tous établis sur la Côte Ouest. C'est donc toujours mission impossible pour le punk rock sur la Côte Est, ces jours-ci ?

Je n'ai pas eu la chance de rencontrer de musiciens de la Côte Est disponibles pour tourner. C'était vraiment frustrant au début, mais Steve, Dan et moi sommes devenus un groupe très soudé. Dave est occupé avec Social Distortion, donc je suis en ce moment-même à la recherche d'un batteur.

 

Y aura t-il des inédits qui paraîtront plus tard ?

Sur le single Understand Me, la face B est une reprise de Rise Above de Black Flag (historiquement l'un des plus grands groupes de punk américain, ndlr). Elle a été enregistrée pendant l'une des premières sessions de Reconquista (j'ai dû enregistrer cet album trois fois et ce morceau provient d'une des sessions qui n'ont pas été retenues pour l'album). Ce morceau sera le seul inédit que je publierai.

 

 

Long Time To Go, la reprise d'Alice Cooper, est vraiment cool. Tu es un grand fan d'Alice Cooper ? 

Oui, absolument ! Je pense qu'il est largement sous-estimé. Ses trois premiers albums sont de vrais classiques à mon sens.           

 

Tu reprends le Velvet Underground (I'm Waiting For The Man sur Reconquista) et maintenant Alice Cooper. On dirait que tu apprécies particulièrement le classic rock américain...

J'adore ça ! Quand on remonte jusqu'aux années 50, on voit que chaque période a eu ses géants. Pour moi, Little Richard et Chuck Berry sont les initiateurs. Dans les années 60, il y a eu les girl groups comme les Ronettes ou les Shirelles puis, plus tard, Jimi Hendrix et toute la musique hippie, ainsi que les débuts de la musique heavy grâce à des gens comme Blue Cheer. Ensuite, le punk est arrivé avec, au début, Iggy and the Stooges (le groupe d'Iggy Pop, ndlr), puis les Ramones et les Dead Boys. Les années 80 ont été celles du metal, et les nineties ont connu un dernier grand soubresaut rock 'n roll / metal grâce à la scène de Seattle. Ensuite, j'ai fait la sourde oreille. Plus je vieillis, plus je reviens à mes racines. J'écoute beaucoup de trucs des années 50 et 60 en ce moment, mais je reste quand même à la recherche de trucs nouveaux.

 

 

L'album comprend des chansons punk, des ballades et du hardcore - comme les disques des Ramones à l'époque où tu en faisais partie...

Comme je le disais à l'instant, j'écoute toutes sortes de musique, et elles influencent toutes mon écriture. J'ai appris qu'une bonne chanson est une bonne chanson. Si je l'aime et que je pense qu'il s'agit d'une chanson de qualité, je la mets sur le disque. Si c'était suffisamment bon pour les Ramones, c'est bon pour moi !

 

D'où vient la photo de la pochette ?

Elle a été prise par Allan Tannenbaum. Il a photographié les rues de New-York dans les années 70. Ce cliché montre une prostituée appelée Dolly à Times Square, en août 1974. Il y a quelque chose dans son regard et dans le contraste entre sa beauté et cette ville décrépite qui me plaît vraiment.

 

 

Tu disais vouloir publier cinq nouveaux albums en cinq ans. Il en reste donc encore trois à faire ?

Je ne sais pas si j'arriverai à les sortir en cinq ans, mais comme j'ai déjà presque assez de chansons pour le troisième, je suis certain que je sortirai les cinq avant de passer à ce que je ferai après, quoi qu'il arrive.

 

Lors d'un concert normal, quel est le pourcentage de chansons des Ramones que tu joues ?

Je joue 75% de morceaux à moi et un quart de Ramones. J'incluerai toujours des chansons des Ramones dans mes concerts.

 

Live de CJ Ramone à Amsterdan le 4 octobre 2013

 

Tu reviens du Japon. Comment se sont passés tes concerts là-bas ?

C'est la meilleure tournée que j'aie jamais faite depuis la fin des Ramones ! Le fan club japonais des Ramones est resté très actif et a travaillé pour entretenir la flamme. J'ai essayé de les aider et, en retour, ils m'ont grandement soutenu et ont fait un super taff pour promouvoir mes concerts en partenariat avec Smash Productions, qui a organisé ma venue au Japon. Le succès de cette tournée leur doit beaucoup à tous.

 

Quel genre de public as-tu là-bas ?

Le public est très jeune mais il y a aussi de vieux fans loyaux !

 

Quel est le pays où tu as le plus de succès ?

Je suis allé au Brésil plus que dans n'importe quel autre pays. Je pense y avoir joué dans plus de villes que n'importe quel autre artiste américain. La plupart des groupes joue seulement à Rio et São Paulo alors que je suis allé dans beaucoup de petites villes. J'espère y retourner en 2015 pour aller jouer à Manaus en Amazonie, où je ne suis encore jamais allé.

 

Et quid des États-Unis ?

J'espère jouer dans des festivals l'été prochain. C'est devenu difficile de tourner là-bas à cause de la taille du pays et du prix de l'essence. Les tournées régionales (le Nord-Est, le Sud-Ouest, etc.) sont plus courantes que les tournées complètes du pays, sauf pour les artistes qui marchent très fort. Il y a aussi le fait que le marché n'est pas terriblement favorable au punk rock ces temps-ci...

 

 

La “malédiction des Ramones” a encore frappé ces derniers temps avec les disparitions d'Arturo Vega, leur directeur artistique, et de Tommy, le batteur originel...

Arturo était mon ami et sa mort m'a affecté d'un point de vue personnel. Il me manque, et j'espère que les fans des Ramones le connaissent et comprennent à quel point il fut un élément clef du groupe. Les Ramones sont nés dans son appartement. Il a créé le logo le plus iconique de l'histoire de l'industrie musicale et il aimait vraiment les Ramones. Quant à Tommy, je l'ai rencontré plusieurs fois et je le respectais énormément en tant que fan, mais je n'étais pas réellement ami avec lui. J'ai pris l'annonce de sa mort comme le fait un fan. Je suis triste qu'il soit parti et reconnaissant pour ce qu'il nous a légué. Beaucoup de gens ne savent pas que Tommy a créé les Ramones, qu'il a eu l'idée de leur look (blousons en cuir, cheveux longs, jeans et baskets), de leur son (il a inventé le style de batterie punk) et produit leurs meilleurs disques (les quatre premiers).

 

Vois-tu encore des gens de la scène punk des années 70 comme Walter Lure (ex-Heartbreakers), avec qui tu joues de temps en temps ?

Je vois pas mal de monde de la vieille garde une fois par an, à l'occasion de la Continental Party (du nom du Continental NYC, un club de Manhattan situé dans les environs de St Mark's Place, ndlr). J'y vois des gens comme Cheetah Chrome, Andy Shernoff, Dick Manitoba, Jimmy Gestapo, Daniel Rey, John Holmstrom...

 

Live de The Waldos à New-York le 16 janvier 2011. London Boys, Walter Lure reprend une chanson des Heartbreakers.

 

Comment sont tes relations avec Marky et Richie ces temps-ci (respectivement 2ème et 3ème batteur du groupe) ?

Je ne les vois pas, donc honnêtement, je ne peux pas dire que j'entretiens avec eux de relation à proprement parler. Je les ai approchés tous les deux pour jouer mais ils n'ont pas donné suite.

 

Tes relations avec la succession des Ramones ont parfois été tumultueuses. Quels sont vos contacts aujourd'hui ?

Je n'ai aucun contact avec eux.

 

As-tu été approché par l'équipe de Martin Scorsese pour le biopic sur les Ramones qu'il doit réaliser ?

Je suppose qu'ils travailleront avec les successeurs officiels du groupe, ce qui veut dire qu'ils ne me contacteront pas.

 

Que penses-tu de ce projet ?

Je pense que ce sera un projet difficile, mais que si quelqu'un peut le faire aboutir, c'est bien monsieur Scorsese.

 

On dit qu'une comédie musicale Ramones est en cours de production. Incroyable, non ?

C'est dégoûtant !

 

Penses-tu participer aux événements prévus pour fêter le 40ème anniversaire de la sortie du premier album des Ramones (disque paru au printemps 1976) ?

Je ne suis jamais invité aux événements Ramones. La position de la succession et d'anciens membres comme Marky est que ma contribution au groupe était minimale et que je n'étais pas un “vrai” Ramone.

 

 

T'arrive-t'il parfois d'avoir envie d'être plus connu comme CJ Ward que comme CJ Ramone ?

Non, jamais : je suis fier de mes années avec les Ramones. C'était la meilleure période de ma vie et je travaille dur pour être certain que ce que je fais est à la hauteur de ce nom.

 

Tu as l'air d'être très fier de ton image de père de famille prolo. C'est difficile de laisser tout le monde pour partir en tournée ?

Fier ? Je pense que je me sens bien avant tout parce que je n'essaie pas de projeter une image différente de ce que je suis - et parce que je suis à l'aise avec moi-même.

 

Quels sont tes projets ?

J'aimerais enregistrer trois disques de plus qui tiennent la route, tourner pendant encore cinq ans et finir mon livre (CJ prépare une autobiographie, ndlr). Je me dis que si j'arrive à finir tout ça correctement, je pourrai prendre ma retraite sans regrets. Après, j'aimerais passer une année à sillonner les USA avec ma moto et réfléchir à ce que je ferai du reste de ma vie. Mais peut-être que je ne m'arrêterai jamais de rouler...

 

++ Le site officiel, la page Facebook et le compte YouTube de CJ Ramone.
++ Sorti chez Fat Wreck Chords, le dernier album de CJ Last Chance To Dance est disponible ici. La chanson-titre de l'album a également été mise en téléchargement gratuit sur Soundcloud par l'artiste et le label.

 

 

Olivier Richard.