Peux- tu nous parler un peu du concept de l'album, The Hospice ?
Peter :
J'essaie de ne pas trop aller dans les détails concernant l'album, pour laisser une interprétation personnelle à ceux qui l'écoutent. Mais généralement, il s'agit de la relation entre un patient et une personne qui soigne, sur cette relation fonctionnelle, aux sentiments abusifs, et comment tout cela se termine.

Histoire perso ?
Peter :
Certains éléments sont autobiographiques oui, mais il y a eu beaucoup de liberté prise autour de cette base. C'est semi autobiographique, pas totalement.

Tu as écrit les textes. Comment entraînes-tu le groupe dans un univers aussi personnel ?
Peter :
Nous avons travaillé ensemble, les paroles et la musique se sont faites en même temps. On savait tous où on voulait aller.

Comment vous arrivez à transposer l'ambiance intime de l'album en live ?
Peter :
On joue live à 3 seulement. On arrive à un son particulier, mais on change l'orchestration, c'est très fort, avec beaucoup d'écho, les gens ressentent les vibrations. C'est moins confiné que sur l'album, mais l'univers reste reconnaissable.

A propos de prendre soin les uns des autres, on connait les différences d'accès aux soins entre l'Europe et les Etats-Unis : c'est un sujet qui te touche ?
Peter :
(Silence) J'hésite à répondre à cette question. Non, je ne prendrai pas position.

OK, OK. Quand on est petit, tu sais, quand on regarde un film d'horreur la nuit, on essaie de mater un Disney avant d'aller se coucher, histoire d'alléger l'esprit. Votre album est très prenant, ce serait quoi son pendant Disney ?
Peter :
Quelque chose qui te fait sentir bien ? Bonne question. Il faudrait donc que ce soit aussi quelque chose qui t'amène vers le rêve, les beaux rêves. Peut être Sigur Ros, avec ce côté bizarre et aérien de la langue qu'on ne saisit pas.

Tu nous fais pleurer avec tes textes et ta voix, tu ferais quoi pour nous faire rire ?
Peter :
Je fais beaucoup de jeux de mots. Mais il ne vaut mieux pas que tu les traduises, les gens détestent mes jeux de mots (rires). Mais c'est tellement nul qu'on rigole. Enfin, moi je rigole (il rit beaucoup).

Qu'est-ce qui te fait danser ?
Peter :
Ouh la, je ne sais pas, je danse pas des masses. Michael Jackson, toujours !

Tu écoutais quoi plus jeune ?
Peter :
The Beatles, Jimmy Hendrix, Radiohead, beaucoup de post rock, de "spacy instrumentals", d'electro.

Et en ce moment ?
Peter :
Simon & Garfunkel, et beaucoup de soul !

La guitare ça t'aide pour draguer ?
Peter :
(Rires) C'est un mythe, je pense pas que ça marche ! Non, je crois qu'on est trop nombreux à jouer de la guitare maintenant, ça n'a plus rien de spécial !

Tu dragues comment alors ?
Peter :
Lentement. Très lentement. Mais je mettrai bien des chaussures de courses pour une Française (rires).


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Par Quinnie.