L'album The Spark à écouter:

 

 

 

Descriptif track by track :

 

The Spark

C’est une célébration de l’instant présent. La vie, c’est maintenant, pas hier ni demain. Du coup je voulais en faire un morceau qui vous secoue et vous réveille, comme des montagnes russes musicales. C’est ce qui explique les crescendos et decrescendos radicaux qu’on entend dans le morceau. Comme il s’agit d’une célébration, le morceau finit sur un groove festif et débridé.

 

Holding Down The Fort

Ce morceau est inspiré par le constat que dans beaucoup de foyer, ce sont les femmes qui tiennent la baraque, font tourner la machine, défendent la forteresse contre toute attaque, et ce même si elles ont un travail comme leurs conjoints. Je voulais qu’on sente l’urgence cosmopolite de la grande ville et j’ai donc choisi un groove en 6/8 pour illustrer le propos, un peu à la Higher Ground de Stevie Wonder. Ce genre de pulse évoque vraiment le mouvement à mon goût.

 

The Genius And The Gangster

L’idée pour ce morceau m’est venue en lisant l’autobiographie de Charles Mingus Beneath The Underdog (Moins qu’un Chien) et le livre (Sly and the Family Stone : An Oral History). Charles et Sly sont deux de mes idoles mais n’étaient pas exactement des gens très recommandables dans leur quotidien. Des génies et des gangsters à la fois.

 

 

I’m Ready

Le personnage de cette chanson réalise qu’il est enfin prêt à construire avec et pour la personne qui fait battre son coeur, et il vient lui annoncer. La musique oscille entre le tango et la ballade soul à l’ancienne, deux genres romantiques par excellence.

 

Summer Is Here

Un morceau pour accompagner la sensation de bonheur face à l’arrivée de l’été. J’aime beaucoup Isn’t She Lovely de Stevie Wonder ou Fantasy de Earth, Wind & Fire, des morceaux qui se font le soundtrack d’une émotion simple et pure. J’ai essayé d’inscrire Summer Is Here dans cette lignée : mettre en musique le sourire d’un enfant face au soleil de l’été.

 

Bow Before The Evening Light

De la colline derrière le quartier où nous habitons à Berkeley, il y a une vue merveilleuse sur la baie de San Francisco. On peut y apprécier la lumière du soir et venir tirer sa révérence devant la tombée de la nuit. J’ai essayé d’émuler les sensations du coucher de soleil sur la baie en utilisant un effet appelé tremolo sur l’orgue et en triturant le son des roulés de cymbales.

 

She Wore A Paper Dress

Ce titre n’est pas une invention poétique, mais une histoire vraie ! Je laisse l’auditeur imaginer l’histoire en écoutant le morceau.

 

Show Me Your Hands

Cette chanson reprend le personnage de Lady Macbeth de la célèbre pièce de Shakespeare. Elle devient Lady M ici, et elle cache ses mains ensanglantées avec des gants. Lady M, as-tu les mains sales ? Montre nous tes mains. Qu’as-tu fais pour le pouvoir et l’argent ? Pour illustrer ça musicalement, je voulais une espèce de funk tordu et mutant, qui reflète la perte de pied ayant lieu dans sa tête.

 

Hardship Is Over

Parfois tout semble s’écrouler autour de vous. Quand c’est le cas, écoutez ce morceau. Hardship Is Over. L’intro représente les sables mouvants dans lesquels le personnage de la chanson est empêtré, et l’épilogue représente la reprise d’espoir.

 

 

Pack Up Your Bags & Go

C’est une invitation au voyage. L’idée m’est venue lors des deux derniers concerts de la tournée Good City For Dreamers. La caravane ‘Good City’ s’est arrêtée à Sao Paulo et je voulais faire une chanson pour célébrer les moments privilégiés partagés avec mon groupe et le public. C’est aussi un morceau sur le départ. Parfois, il faut savoir tourner la page, faire son sac et partir. J’ai essayé d’illustrer musicalement le mélange de mélancolie, d’excitation et d’appréhension que représente un tel départ.

 

Bad Day

Un morceau pour les jours où tout semble aller de travers. J’ai fait le son de basse synthé principal avec un Roland SH 101. Le 2eme son de basse qui intervient à gauche en milieu de morceau est fait avec un Rheem Kee-Bass.

 

We Ride

Il s’agit de nouveau d’une chanson qui célèbre un instant privilégié. Le narrateur et la demoiselle de son coeur longent la côte en voiture, des petits parapluies de papier s’envolent du panier de pique-nique, le vent fait claquer leurs chemises, le monde semble répondre à leur appel. Musicalement, le morceau semble osciller entre Hot Fun In The Summertime de Sly Stone et Drive-By Saturday de David Bowie.

 

Quiet Entertainers

C’est un hommage à un ami disparu depuis peu. Doug Murray était pianiste de bar et jouait du jazz dixieland. Il m’a montré mes premiers morceaux de jazz lorsque j’étais petit et a ouvert pour moi la voix de l’improvisation. Il faisait partie de ces ‘entertainers’ qu’on ne voit pas sur des couvertures de magazines mais qui ont un impact majeur sur le quotidien des gens : la bière n’avait pas le même goût lorsqu’il était au piano. J’ai basé la version de cette chanson sur un jeu de piano en forme de ragtime fatigué, que rejoint une section de cuivres à la manière des processions funéraires de la Nouvelle Orléans. Au revoir Doug.

 

 

Bonus: l'émission La Moutarde "Hervé Salters: Un Général Electrique"

 

Pt 1: 

 

Pt 2