Empty Hearts
C'est une chanson sur la distance entre les gens qui sont ensemble. Tension, regret, tristesse et amour. Les deux mondes se sont croisés, emmêlés et désormais se séparent… L’hypnotisme automatique de la musique minimale de Riley ou Reich s’accentue vers la fin. Il y a une sorte de dépendance mutuelle de chaque élément, musicalement parlant : comme un mini orchestre symphonique. Pilooski, mixeur et producteur de l’album, les a mis en valeur.


 

In The Wake
Nous voici direct en Angleterre. L'air d'Angleterre, la club culture, l'abus sans modération, l'excès de tout… C'est une attitude froide et assez cruelle de je-m'en-foutisme, qui mélange désespoir, joie et mélancolie sans pathos. Une sorte d’observation. Un côté très fataliste. Et le titre est un clin d’œil à The Wake, le groupe post punk de Glasgow, premier groupe dont Bobby Gillespie (Primal Scream) était membre, au début. On entend l'influence de certains types de sons qu'on aime : la basse lourde et chaude, la guitare froide, la voix morte, le synthé solitaire…

 

 

Hell Is Other People
Il y a des gens qui passent leur vie entière dans les rêves des autres. Parfois, nous devons oublier les autres. Comme Sartre disait, - ou bien disons c'est nous qui l'interprétons ainsi – s’il y a beaucoup de gens en enfer c'est parce qu'ils dépendent trop du jugement d'autrui ou donnent trop d'importance aux autres. On ne peut pas exister sans les autres, les autres sont comme notre miroir, c'est très important, mais il faut quelquefois les oublier.



I Didn't Know
Parfois, même si nous savons dès le début avec certitude que le résultat de telle action sera horrible, il nous est pourtant impossible de s'empêcher d'aller jusqu'au bout. C'est de ça dont parle ce morceau. Vous ne savez pas - mais vous savez. C'est le morceau qu'on a mis le plus de temps à réaliser, avant de passer la main à Pilooski. Tout au début il y a un groove Manchester et rock qui laisse la place à un un côté plus dark et electro qu'on a voulu garder. Pilooski a musclé l’ensemble.


 

Hierarchies
Au début on l’a appelé Confusion of Hiérarchies. C'est très mental comme morceau. On imagine un mec qui est dans son monde mais il se croit enfermé, surveillé et menacé. Paranoïa.

 


Daytime Nightime
Une sorte de saga. Parfois, il est tout simplement impossible d'échapper au nihilisme et à la tragédie de tout. Cette chanson en est l'incarnation.


 

51 ways To Leave Your Lover
C'est le premier titre qu'on a composé ensemble. Un titre important parce qu’il nous a fait réaliser qu'on pouvait faire de la musique ensemble et que ça valait le coup de continuer. C'est sorti début 2010 chez Fondation, le label de Danton Eeprom,  qui avait lui-même mixé  la première version de ce titre. Sur l’album, c'est la version de Pilooski. C'est un peu différent de la première version mais on aime bien les deux.


 

America
Partir en vacances avec un fantôme. Cette chanson fait penser au personnage du flûtiste dans Le joueur de flûte de Hamelin. Il vient pour sauver la ville envahie par les rats, les habitants lui ayant promis une récompense. Il joue de la flûte et attire ainsi tous les rats qui le suivent jusqu'à la rivière où ils se noient. Au lieu de le remercier, les habitants le chassent et refusent de le payer… Un jour il revient, joue de la flûte, mais cette fois-ci, ce sont les enfants de la ville qui le suivent jusqu'à une grotte où ils s’enferment avec lui. On ne les a jamais revus… Le héros, le sauveur, est devenu le mal, la mort ; il était peut être un dieu ou un magicien mais le mal et le bien sont les deux faces d’une même pièce. C'est une chanson parfaite pour terminer notre album.
 

 

Photo: Eric Beckman.

 

 

Release Party en partenariat avec la Red Bull Music Academy Radio le 22 mars 2012 au Nouveau Casino (Paris)

Entrée libre de 22h à 4h

TRISTESSE CONTEMPORAINE (live)

VERONICA VASICKA (Minimal Wave / NYC)

PILOOSKI (dj)

DIRTY SOUND SYSTEM (dj)

Soirée enregistrée et diffusée sur la Red Bull Music Academy Radio.