giphyOn dépénalise, on dépénalise pas, on autorise, on autorise pas... La question du cannabis en France c’est un peu celle qu’il ne faut pas poser. D’abord plutôt favorable à sa dépénalisation en 2016, Macron retournait sa veste le 19 avril dernier en affichant une tolérance zéro vis-à-vis de la consommation. Quant au CBD (la molécule non psychotrope du cannabis pour ceux du fond de la classe), le flou juridique planant au-dessus de sa tête est en voie d’être dissipé : autorisé mais pas trop. C’est plus clair comme ça non ? 

C’est dur d’être fumeur en 2021. Si on avait senti une brèche de légalisation dans le livre Révolution de Macron, elle a bien été colmatée. En attendant, nombreux se sont rabattus sur les fleurs de CBD qui, elles, sont autorisées par la Cour de justice de l’Union européenne. Depuis trois ans, les commerces ont donc fleuri, mais la loi française restait floue à leur sujet. La France se devait alors évidemment d'interdire ce “cannabis light” au risque de perdre son titre de pays conservateur. Mais au nom de la libre circulation des marchandises de l’Union Européenne, cette interdiction leur a été interdite. Et toc. 

Une commercialisation à demi-mesure 

Esprit de contradiction l’oblige, la réponse est de l’ordre du “Bon alors ok on autorise mais on interdit quand même”. Et on en attendait pas moins. La France autorisera donc la vente de produits à base de CBD comme les huiles, les bonbons ou les E-liquides. Mais la vente des fleurs et des feuilles séchées sera interdite. L’apparence des fleurs de CBD sèmerait la confusion en cas de contrôle policier… À défaut de la fumer, on pourra toujours en mettre quelques gouttes sur la langue ou laver nos compagnons à quatre pattes avec les shampoings The Green Store par exemple.