giphy-1Ah, ce mythe de la société idéale où l’on peut troquer un bouquet de carottes du potager bio contre une chemise en lin, où tout le monde se salue d’un sourire serein parce que l’argent n’est plus un fardeau qui empoisonne le monde des hommes, bref, cette société est bien évidemment une utopie cinématographique non viable, et la seule chose qu’on veut c’est faire un maximum de biff pour mettre la daronne à l’abri et se payer enfin les Loubous qu’on mérite. Astuces pour devenir comme Crésus. 
 
Vendre ses sous-vêtements sales
Parfois, la vie n’est qu’une grosse course Mario Kart level expert où le but est juste de survivre en évitant les appels de tes potes qui veulent te capter pour un verre en terrasse, ta mère qui s’inquiète de savoir si tu manges assez et ce coup de fil de la CAF que tu dois impérativement passer demain, sans faute. Et à côté, il y a la vaisselle vaseuse de ces deux dernières semaines, le Tupperware de risotto en mutation transgénique que t’as décidé d’ignorer temporairement et le panier à linge sale, rempli, qui n’attend que ta volonté divine pour être désouillé de ses pêchés. À moins que… à moins qu’il existe des plateformes de l’Internet des abysses sur lesquelles t’attendent de mystérieux fétichistes du slip, prêt à payer le prix fort pour ton Eminence troué par les mites. Maintenant que vous savez, on vous laisse faire le reste. 
 
Devenir dog-sitter
Ramasser de la merde. C’est ce qui me vient spontanément quand un mec essaie de me vendre du rêve avec son job de promeneur de toutous du dimanche aprem. Son visage s’illumine de monts et merveilles de sa passion de canidés, les yeux exorbités par l’amour de frotter des pelages frénétiquement en se faisant pourlécher la face, et tout ce que je vois en le regardant s’extasier, c’est moi, ramassant des bouses. Et je me dis que si je n’étais pas un connard en manque de reconnaissance tout névrosé que je suis, je m’en foutrais bien de mettre mes mains dans la fange, parce qu’il y a un tas de vieux des quartiers chics qui n’ont plus la force de sortir leur chien et qu’ils préfèrent souvent investir toute la thune qui leur reste pour leur bébé velu plutôt qu’en leur propre descendance à deux pattes qui ne daigne même plus leur rendre visite. Si vous êtes à l’aise avec la race canine et que vous êtes décomplexé de la défécation, foncez.
 
Être influenceur
Quand j’étais enfant, j’ai tenté de percer sur Skyblog après avoir vu une petite fille (je me l’étais imaginé comme ça, mais je réalise que ce compte aurait aussi bien pu être tenu par Roger, 54 ans, et je sais pas si je suis à l’aise avec ça) tenir un blog sur la vie de ses Petshops, des figurines en plastique à tête dodelinante disproportionnée. Elle faisait des photos pour présenter ses petits jouets, les mettait en scène et lançait des tas de concours pour faire participer sa communauté. Je voulais faire exactement pareil, mais mon téléphone prenait des photos tellement dégueulasses que j’ai rapidement arrêté de croire en mon potentiel influenceuse. Ça, et peut-être que le rythme effréné des publications quotidiennes du mystérieux blogueur (aka la petite fille aka Roger) n’était simplement pas fait pour moi. Aujourd’hui, les réseaux sociaux pullulent de personnages un peu famous qui racontent leur vie en s’étalant de la BB Crème sur la face, et si vous avez beaucoup de temps à consacrer, un bon gros paquet de motivation et un talent pour rendre votre vie ultra-intéressante aux yeux du premier venu, let the game begin. 
 
Si ces jobs de rêve ne vous ont pas convaincu, peut-être que votre truc pour faire de la moula c’est tout simplement d’apprendre comment investir en ETF.