Avec son nouveau single, Kelly Rowland nous prouve qu'elle n'est plus le faire valoir éternel de Beyoncé ni même la  BFF de David Guetta. Non, au contraire, avec Kisses Down Low elle pose bien plus qu'un son, elle pose un statement.

 
Elle brise un tabou :
Quand elle chante qu'elle aime les "kisses down low", Kelly nous raconte simplement qu'elle kiffe les cunnis, une pratique qui, il y a encore peu, n'était toujours  pas approuvée par la majeure partie de la communauté Afro-Américaine. Celle-ci considérait que cette pratique était "sale et pratiquée par les blancs" comme l'a notamment expliqué le magazine américain Ebony. Avec cette déclaration engagée, Kelly prend purement et simplement le relai du groupe The Beatnuts qui, avec leur morceau Lick The Pussy, ne laissait pas planer de doute quant à leurs envies bucco-dentaires. 
 
 
- Elle s'adapte à l'esthétique transgenre kawaii :
Kelly sait bien qu'elle ne peut décemment pas marcher sur les plates bandes de Queen B, aussi préfère-t-elle adopter pour son nouveau clip l'esthétique si chère aux créatures  qui trustent les premières places des charts actuellement, à savoir Nicki Minaj, Rita Ora et tout autre chanteur à forte poitrine utilisant du crayon à lèvre. Dans le clip, Kelly Rowland multiplie donc le port de perruques en tous genres, les tenues courtes et flashy, et les créoles. En fait Kelly Rowland s'est réinventé en tant que cagole américaine. Kelly Rowland = Amerie + Larusso.
 
 
Michel Williams.