Harry et Lloyd (Jeff Daniels et Jim Carrey) dans Dumb and Dumber De

Après avoir brillé par leur bêtise il y a vingt ans (oui oui, VINGT ans !) dans le film qui lança la carrière des frères Farelly, le duo d’abrutis irrécupérables revient dans une histoire débile avec des blagues encore plus débiles. Régression et nostalgie garanties.

 

Pourcentage de cerveau utilisé : 10% (à eux deux).

 

 

Derek Zoolander (Ben Stiller) dans Zoolander

Quand après trois années de victoire consécutives, Derek Zoolander perd le titre de mannequin masculin de l’année au bénéfice du jeune Hansel blond comme les blés, c’est la fin d’une ère et le début de l’une des comédies les plus absurdes de tous les temps qui, au passage, en dit autant sur la mode que beaucoup d’écrits de Roland Barthes.

 

Pourcentage de cerveau utilisé par Derek lui-même : 15%.

Pourcentage de cerveau utilisé par Mugatu (le méchant du film qui prend le contrôle de Derek dans le but d’assassiner le Premier ministre de Malaisie) : 85%.

 

 

Tous les personnages d’Idiocracy (dont Luke Wilson et Maya Rudolf)

Suite à une expérience militaire, un soldat à l’intelligence très moyenne et une prostituée pas très futée se retrouvent dans un futur où l’Amérique n’est plus peuplée que d’individus décérébrés. Gros délire ou analyse détournée du temps présent ?

 

Pourcentage de cerveau utilisé : entre 5 % et 20% selon les personnages. 

 

 

François Pignon aka François Perrin (surtout Jacques Villeret et Pierre Richard) dans les comédies écrites ou réalisées par Francis Veber 

Personnage concept incarné par de multiples acteurs, de Jacques Brel à Jacques Villeret en passant par Pierre Richard, cet être «différent», plus ou moins stupide d’un film à l’autre, a largement participé à écrire les grandes heures de la comédie française et prouve que la bêtise n’est malheureusement pas le monopole de l’Amérique.

 

Pourcentage de cerveau utilisé : variable selon les films.

Pourcentage de rire généré : variable selon les films.

 

 

Frank Drebin (Leslie Nielsen) dans la série de films Y-a-t-il un flic…

Héritier de Jacques Clouseau (le génial Peter Sellers dans la série de films La Panthère Rose), cousin de Mr. Bean et ancêtre d’OSS 117, ce renard argenté, incarnation apparente de la figure d’autorité parfaite, est en réalité une allégorie vivante (et catastrophique) de l’incompétence policière.

 

Pourcentage de cerveau utilisé : 30%. 

Pourcentage de chance dans la résolution des enquêtes : 100%.

 

 

Ron Burgundy (Will Ferrell) dans Présentateur Vedette : La Légende de Ron Burgundy

Faire la liste des rôles les plus ineptes joués par Will Ferrell au cours de son hilarante carrière nécessiterait un article entier. On a hésité à choisir un autre personnage dans l’un des films du duo Adam McKay-Will Ferrell (Frangins malgré eux, Ricky Bobby : Roi du Circuit, Very Bad Cops), mais Ron Burgundy est sans doute l’un des meilleurs et des plus crétins à la fois. Sûr de lui, inculte, sans-gêne, misogyne, catastrophique ; heureusement pour lui, il est entouré d’une flopée de journalistes TV encore moins intelligents que lui. Mention spéciale au présentateur météo Brick Tamland (Steve Carrell) et son QI de 48.

 

Pourcentage de cerveau utilisé en moyenne : 10 %.

Pourcentage de cerveau utilisé en présence d’une collègue sexy : 150%.

 

 

Ethan (Zach Galafiniakis) dans Date Limite

Zach Galafiniakis excelle à jouer les personnages balourds et insensés, comme dans la série des Very Bad Trip qui l’a fait connaître. Dans Date Limite, la recette est simple : elle consiste à forcer un mec cool (Robert Downey Jr.) à faire un long voyage (au sens propre et figuré) avec Mister Catastrophe. Cette mécanique comique a déjà été vue au cinéma dans Un Ticket pour Deux de John Hughes et se retrouve dans American Trip (avec Jonah Hill et Russel Brand), mais fonctionne ici à merveille.

 

Pourcentage de cerveau utilisé pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne : 15%.

Pourcentage de cerveau dédié à l’amour de son chien : 85%.

 

 

Cindy Campbell (Anna Faris) dans Scary Movie 1, 2 et 3

Hollywood affectionne depuis longtemps le stéréotype de la blonde un peu nunuche. On en rit dans les comédies et on les massacre dans les slashers. Le film d’horreur parodique Scary Movie fait ainsi la synthèse de ces deux tendances en tournant en dérision ce cliché incarné par Anna Faris, qui devient célèbre avec ce rôle. Par la suite, loin de s’en éloigner, l’actrice fera de ce type de personnage sa spécialité.

 

Pourcentage de cerveau utilisé : 15%.

Pourcentage de chance de finir écervelée au sens littéral : 50%.

 

 

Ulysses Everett McGill (Georges Clooney) dans O’Brother

Du Grand Saut à Intolérable Cruauté, la filmographie des frères Coen constitue un échantillon assez représentatif de tous les demeurés que l’Amérique profonde peut produire. On aurait pu choisir le coach sportif débile incarné par Brad Pitt dans Burn After Reading ou le vétéran de la guerre du Vietnam complètement frappé que joue John Goodman dans The Big Lebowski, ou encore le couple de dingos formé par Holly Hunter et Nicolas Cage dans Arizona Junior, mais l’idiot coenesque pour lequel on a le plus d’affection, c’est Ulysses Everett dans O’Brother, qui est aussi persuadé d’être un brillant stratège qu’il est sot (le prénom Ulysses est d’ailleurs un clin d’œil au rusé Ulysse d’Homère, O’Brother étant une adaptation détournée de l’Odyssée).

 

Pourcentage de cerveau utilisé : 20 %.

Pourcentage de cerveau préoccupé par l’allure de ses cheveux : 80 %.

 

Hé oui, il n’y a que 9 personnages dans ce top 10. Si vous, vous avez lu l’article jusqu’ici et que vous vous en êtes rendu compte, vous faites partie des 10% des lecteurs les plus intelligents de Brain. Bravo, les autres sont déjà retournés sur la Page Pute.

 

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Damien Megherbi.