La recette d'un festival d'altitude, c'est un peu comme celle du fromage-fondu-avec-du-vin-blanc et-de-l'ail-dedans : ça paraît très simple, mais tout est foireux si les ingrédients ne sont pas de bonne qualité.

 

Ingrédient #1 : la programmation musicale.

On a senti beaucoup d'amour quant à l'élaboration de ces plateaux et la volonté de mélanger des vieux briscards (Rebotini..) à la jeune garde (Isaac Delusion, Fakear, Thylacine...). Pour vous faire une petite idée, la prog' principale, ça donnait ça :

SOIR 1. Isaac Delusion / Rebotini / Radio Meuh

SOIR 2. Synapson / The Avener / Le Tournedisque / Pain Surprises

SOIR 3. Fakear / Superpoze / Thylacine / Head On Television

 

Le tout agrémenté de showcases pendant la journée (We Were Evergreen, Malo', Slow Skies...)

On valide. 

 

Ingrédient #2 : le cadre.

Forcément, faire la teuf à plus de 1800 mètres du niveau de la mer, c'est plutôt grisant et ça oxygène le sang. On a eu des beaux moments dans un bar haut-perché sculpté pour de vrai dans de la glace.

 

 

Mais le must, c'était vraiment la discothèque Le Carré, une vraie «bonne» discothèque qui mélange le bad taste d'un club des Champs et le parfum désuet d'un boui-boui de province. Absolument exotique et dépaysant. 

 

 

On adhère à fond. 

 

Ingrédient #3 : les produits stupéfiants.

Ingrédient #3 : l'ambiance et les participants. 

Un festival à la montagne ne serait rien sans la présence de rastas blancs. Ouf, il y avait là-bas un magnifique spécimen qui en vaut facilement 100. 

 

 

La coiffeuse de la station était complètement en fusion.

 

On a vu une journaliste de Tsugi se faire draguer par Beigbeder. 

 

Style.

 

On aime bien montrer ses fesses à la montagne.

 

On a bien guinché.

 

Bourré.

 

Organisateur bourré. 

 

Des mecs de Pain Surprises et du Tourne-Disque se plient à la tradition locale.

 

Donc, oui, on a bien bu et on a bien ri. 

On est contents. 

 

Conclusion

Village Music a le charme des festoches qui débutent : c'est frais, spontané, bordélique parfois. Pas industriel, juste artisanal. Tant mieux, on a toujours préféré bouffer de la tartiflette faite-maison plutôt que surgelée. On attend de moonboot ferme l'édition de l'année prochaine. 

 

 

MPK .