1. Le moment gênant de la «magic dance» 

Chanteur, auteur et compositeur hors pair, David Bowie s’est illustré au cinéma dans de nombreux films, comme par exemple Furyo ou Les Prédateurs. Mais son goût pour le fantastique l’a également poussé à jouer dans Labyrinth, réalisé par Jim Henson, le créateur du Muppet Show. Nous sommes alors en 1986 et Bowie n’est pas franchement au sommet de sa gloire. A un moment donné, le sorcier qu’il interprète dans le film va même jusqu’à se dandiner sur la «magic dance» entouré de farfadets et autres trolls en tous genres. Près de trente ans plus tard, c’est toujours la même gêne.

 

 

2. «L’inspiration» qu’il a suscitée auprès de nombreux escrocs de la musique actuelle 

Elle le dit et redit, La Roux est «folle» de David Bowie, son idole ultime. Fun fact : elle est naturellement rousse, un don du ciel qui lui permet de ne pas avoir recours à une couleur pour ressembler à Ziggy Stardust. Whaouuu, c’est trop un signe !! A priori, les similitudes s’arrêtent là puisque La Roux - Elly Jackson de son vrai nom - ne révolutionnera jamais la musique ni même la pop culture. Et elle n’est a priori pas non plus près de faire son coming-out, contrairement à Bowie qui est, quant à lui, très ouvert sur la question. Bref, le beau David a bien malgré lui suscité des vocations et on ne le remercie pas.

 

3. L’époque Tin Machine

L’Histoire retiendra Ziggy Stardust, Aladdin Sane, la Trilogie Berlinoise et les nombreux autres chefs-d’œuvres constituant l’œuvre de Bowie. Pourtant, sa discographie n’est pas exempte de sombres bouses. On pense notamment à l’époque Tin Machine, ce groupe de rock mainstream sans âme, qu’il a fondé à la fin des années 80 et qui a (trop) duré jusqu’au début des 90’s. N’oublions jamais que le mal auditif fut accentué à la vue d’un Bowie normcorisé avant l’heure, arborant un mauvais bouc et de mauvais costumes Delaveine, bien loin du sex-appeal androgyne qui en a tourmenté plus d’un(e).

 

 

4. La rupture avec Angie

Si ce sont les Rolling Stones qui ont célébré en chanson la fameuse Angie (Angela), c’est bien David Bowie qui fut son époux pendant dix ans, de 1970 à 1980. Avec elle, il a eu un fils, Duncan Zowie Haywood Jones, et avec elle, il a connu les débuts de la gloire (elle lui servait par ailleurs de manager). Pourtant, en 1980, il la quitte manu militari. Et si l’on s’en tient au biopic déguisé des années glam' rock, Velvet Goldmine, réalisé par Todd Haynes en 1998, on constate que l’homme était certes charmeur, mais pas franchement gentleman.

 

5. La banqueroute de sa propre banque

Bowie a-t-il été la figure de proue de la pensée mégalomane si chère au petit monde de la pop ? Les rappeurs qui ont lancé leurs marques de jogging ou de cognac font bien pâle figure à côté du Thin White Duke. Hé oui, lui avait eu l’audace de lancer sa propre banque en 1997, sobrement nommée BowieBanc - mais après quelques années, le délire a logiquement laissé place à la faillite. On conviendra toutefois qu'en termes de melonite aiguë, Bowie a tapé très fort.

 

++ Furyo sortira en version restaurée le 18 mars.

 

 

Sarah Dahan.