1. Indo British Ensemble – Curried Jazz (1969, Mfp)

 

L’un des meilleurs disques de sitar jazz, et d’après moi l’une des plus belles pochettes, tous styles confondus.

 

 

2. Bappi Lahiri – Surakksha (1979, EMI)

 

Typiquement bollywood : le mariage des genres, le pastiche kitsch, un côté James Bond rencontre Rambo rencontre Star Wars joyeusement ridicule. De la bonne disco masala.

 

 

3. A.R. & Machines – Die Grüne Reise (1971, Polydor)

 

Le voyage vert… Je n’ai trouvé ce disque que bien longtemps après avoir découvert la pochette. Titre évocateur, image obsédante, c’est le genre de pochette qui ne trompe pas, il y a une forme de sincérité, d’adéquation entre le contenu et l’emballage. Attention : psychedelic kraut under pills !

 

 

4. Jacques Loussier – A Belles Dents (1966, Decca)

 

Je n’ai jamais été féru de la plastique de Mireille Darc, mais j’ai toujours éprouvé de la tendresse pour cette actrice, mutine, ingénue, savant mélange de classe et de culture populaire. A belles dents, tourné à l’époque de Ne nous Fâchons pas et La Grande Sauterelle, est moins culte mais tellement plus pop. En pleine vague op-art, la pochette est un modèle du genre.

 

 

5. Roland Vincent – Delphine (1969, Barclay)

 

Une pochette pop-art plutôt mignonne pour cette B.O. d’un film obscur de la fin des années 60. La silhouette représente le visage de Dany Carel, qui partage l’affiche avec l’immense Maurice Ronet. Le fabuleux titre pop groove LSD Party est issu de ce disque, une œuvre d’art.

 

 

6. Jo Moutet – Comme un Pot de Fraises (1974, EMI-Pathé)

 

Cette pochette déclenche toujours un sourire chez moi. Je n’ai pas vu le film – malheureusement introuvable – mais je reste persuadé que cela vaut le coup d’œil, rien que pour Brialy entouré de toutes ces femmes, le décor, les situations incongrues, la liberté insouciante, la grâce naturelle.

 

 

7. Jean-Jacques Robert & Jean-Michel Guise – Delirius Music (1972, MP 2000)

 

Ce disque, pressé en très petite quantité au début des années 70 a ceci d’exceptionnel que c’est le seul – à ma connaissance – dont la pochette représente explicitement (et esthétiquement) une femme qui se caresse et se pâme. La musique était censée servir d’illustration sonore pour petits films érotiques sans budges, spectacles vivants et parties fines. Rated X !

 

 

8. Karl-Heinz Schäfer – Les gants blancs du Diable (1972, Eden Roc)

 

Un film français d’espionnage politique voué à l’oubli, une musique groove jazz de très bonne facture, une pochette énigmatique très pop-art, brillant exemple du graphisme européen de l’époque, tout concourt pour faire de cette B.O. un disque culte.

 

 

9. Jean-Claude Vannier – L’Enfant Assassin des Mouches (1972, Suzelle)

 

La photo de cet homme nu et solitaire perdu sur une plage évoque pour moi la situation de Vannier à cet époque, dont le génie timide (pudique ?) était largement éclipsé par celui de Serge Gainsbourg. Du jazz pop baroque et complexe, un superbe album dont Yves Saint-Laurent a utilisé des extraits pour ses défilés en 1972.

 

 

10. Various – Alternative Funk : Folie distinguée (1985, Vox Man)

 

J’ai toujours adoré cette pochette ! Avec ces sculptures d’Allen Jones, des mannequins erotico-sado-maso, et le fond rouge vif, on serait en droit d’attendre un truc bien chaud. Fausse piste ! Sorti sous l’égide d’un Axel Kyrou très éclairé, ce disque regroupe des titres bien rares de différents artistes de la scène underground française electro funk / early hip hop : Dee Nasty, Vox Populi, Randal Kennedy, Metropakt, X Ray Pop… Indispensable !

 

Voir:

- Le Top 10 des plus belles pochettes de disques par H5.
- Le Top 10 des plus belles pochettes de disques par Jeff Jank.
- Le Top 10 des plus belles pochettes de disques par Waxpoetics.
- Le Top 10 des pochettes de disques hip hop par Cey Adams.
- Le Top 10 des plus belles pochettes de disques par Stillmuzik.