Fire ou the very best of le cinéma français ?

Au cas où vous ne le sauriez pas, Adèle Exarchopoulos, c'est le futur du cinéma français. Aussi, pour ne pas trop la bouleverser en la faisant changer d'univers trop abruptement, ce clip propose des scènes que l'on retrouve dans 94% des films français :

- une scène de dispute dans une cuisine. À ce jour, on ne comprend toujours pas pourquoi cette pièce du foyer est celle qui inspire et abrite toutes les tragédies familiales et conjugales. Est-ce parce qu’on y trouve des objets contondants qui rajoutent un effet dramatique et possiblement homicidaire ?

- une scène de boîte de nuit. Mais ici, Adèle ne se voit pas proposer de déguster un lait-fraise par une fille aux cheveux bleus. Non, elle enchaîne plutôt les whiskys en solo parce qu'elle est trop vénère que son mec, assis un peu plus loin sur une banquette en mauvais skaï, se fasse draguer par de grosses cagoles.

 

Autres références au cinéma français : la scène de natation synchronisée qui nous rappelle au bon souvenir de Naissance des pieuvres, et les clopes, fumées à l'envi, qui soulignent l'état de tension maximale dans lequel se trouvent les protagonistes.

 

Enfin, le climax dramatique réside dans la scène dite de la piscine. Alors même qu'Adèle se repose pépouze au soleil dans une piscine vide avec Jérem', ce dernier décide de l'étrangler tout en lui faisant l'amour de manière intempestive. Car, voyez-vous, la ligne est ténue entre l'amour et la haine, et parfois elle prend même la forme d'un filet de bave. Un peu comme dans un film avec Sara Forestier.

 

Petit bémol : la lumière est plutôt jolie, or on aurait préféré un filtre jaune un peu dégueu pour se sentir totalement immergé dans un drame urbain sans concession et jusqu’au-boutiste. Par ailleurs, le cheveu gras aurait été également le bienvenu pour que cet hommage soit complet. Doit-on y voir la réhabilitation du shampooing par la nouvelle garde du cinéma français ? Seul l’avenir nous le dira.

 

 

++ La page Facebook et le compte Soundcloud de Toys.

 

 

Sarah Dahan.