Voici l’exercice de la contre-chronique donc. J’ai tout de suite pensé qu’il fallait être forcément un peu honnête dans le propos et tout raconter ou presque. La première vérité est que je suis extrêmement en retard pour écrire cette chronique. Deux conséquences : j’écris dans le train sur un carnet (forcément, oublier son ordinateur pour écrire un article, c’est plus simple). Et je ne me souviens plus vraiment de tout pendant cette période puisque ça fait plus de 10 jours que je dois le faire. Je vais quand même essayer. La semaine dont je vais vous parler est importante pour nous, surtout le concert le concert du 8 juillet à la Cité de la Musique pour le festival Days Off. Pour vous mettre un peu dans le contexte, Pépite a un an, notre premier concert a eu lieu le 2 novembre dernier et on vient de signer avec Microqlima, donc oui, jouer pour ce festival, c’est tout de même un défi et aussi un peu d’appréhension.

Lundi 4 juillet

Pépite est composé d’Edouard (aka Eddy) et moi-même (Thomas) ; Paul et Redha, deux bons amis, nous accompagnent sur scène.
On se doit de bien préparer le concert, mais manque de chance, Paul a beaucoup de travail - ça sera donc une répète au lieu de deux.
Donc lundi matin 10h, au studio que l’on occupe à Chaville, du café, quelques croissants et des blagues que je ne peux pas transcrire ici, et on est parti.
On doit jouer 30 minutes, ce qui permet de réduire le set, de le rendre plus efficace. On avait déjà choisi les morceaux à jouer avec Eddy la semaine précédente.
On enchaîne ces 8 morceaux deux fois, on est plutôt confiant, ca fait quelques semaines que le rythme des répétitions s’est accéléré.


Mercredi 6 juillet

On file avec Eddy à la Cité de la Musique pour une interview filmée.
Ça nous permet de voir l’endroit (mais pas la scène qui n’est pas encore installée) et de se rendre compte que oui, c’est grand.
On nous a proposé une petite pièce pour l’interview ou il y a à peu près tous les instruments du monde, on chante 3 fois le même morceau et on repart.

Vendredi 8 juillet. Jour du concert.

Comme on n'a pas encore de tourneur, c’est dans le Uber qu’on met tout le matériel,  les synthés, les guitares, la basse.
On est seulement tous les deux avec Édouard, la pression monte gentiment, le périph est bloqué, Eddy est sur son téléphone pendant qu’on parle foot avec le chauffeur (pour rappel, la finale aura lieu deux jour plus tard avec la défaite que nous savons).
Ça y est, on arrive près de la scène dans le hall de la Cité de la Musique. C’est plutôt grand et il y fait très chaud.
Avant les balances, on nous montre les loges auxquelles on accède par un dédale de couloir et de portes.
À l’intérieur Flora Fishbach que l’on aime beaucoup et qui joue sur la même scène que nous, nous donne ses impressions.
On va balancer, comme d’habitude on dépasse franchement l’horaire et il y a dans la salle une longue réverbération naturelle qui vient de la hauteur de plafond, pas facile à gommer.
Avant le concert, on a une bonne heure pour se détendre un peu. Eddy et moi partons faire une partie de carabine dans un stand installé en face de la salle. Je rate toutes les cibles, Eddy les touche toutes. Un signe ? Je ne sais pas.
En tout cas, on repart avec un drapeau pour dimanche.


Concert : il y a plus de public que l’on pensait, il est 19h30 et il fait beau et chaud dehors.
Le concert se déroule vraiment bien, le son est puissant. Je fais une erreur monumentale sur un morceau ; il ne serait pas raisonnable de vous la dévoiler ici.
Notre set dépasse l’horaire prévu et le régisseur nous fait de grands signes pour nous le signifier - on saute un morceau et on attaque le directement le dernier.
En sortant de scène, je m’excuse auprès de mes camarades pour mon erreur, mais on est plutôt satisfaits.
Après le concert, on sort pour fumer quelques cigarettes et discuter avec tout le monde. Il y a beaucoup d’amis et de connaissances qui ont assisté au concert. On boit quelques bières avec le groupe.
Tout le monde discute si bien qu’on oublie d’aller au catering.
Ensuite, j’assiste avec Redha au super concert de L’Impératrice, on attrape deux-trois trucs froids au buffet, puis je retrouve Eddy pour le concert de Fishbach, toujours aussi captivante.
On finit la soirée par Isaac Delusion qui donne aussi un très beau live. On se retrouve tous dans le parking souterrain qui est devenu fumeur pour l’occasion.
Comme disait Antoine Bigot, directeur de Microqlima et grand manitou proclamé de la plupart de ces groupes, c’est très agréable de faire partie de cette famille de musiciens.
Il est temps de rentrer. Je commande un Uber, je me trompe et je commande un van avec Eddy, direction Chaville.
C’est bien trop grand pour nous deux.
On pense au concert du 14 Juillet à Pete the Monkey ; on a annulé la répétition de lundi matin en cas de victoire de l’équipe de France...
Bon, sur ce coup-là, on s’est trompé.

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