Les 30 premières secondes du clip, Flo Rida les passe à documenter visuellement son saut en parachute. Ce fut à n'en pas douter une fabuleuse expérience pour lui, mais cela n'a aucun intérêt pour le spectateur lambda : on se croirait devant une démo non-jouable de Pilotwings (d'ailleurs la musique du jeu n'est pas si éloignée de ce single). Et le reste du clip est du même acabit : Flo Rida fait du quad, Flo Rida drague en boîte de nuit, Flo Rida tweete depuis son tout nouveau Nokia Lumia 800... Mais tout comme la marque de téléphone qui le sponsorise, le clip du "rappeur" (il faut le dire vite) est complètement dépassé, en plus d'être une resucée de ses autres clips. La chanson est sortie il y a plus d'un mois et paradait déjà dans les tops 10 du monde entier avant la sortie du clip. Mais qu'à cela ne tienne, voilà un prétexte pour Flo Rida de s'éclater à Miami. Et puis ses fans seront contents de savoir qu'il va bien et qu'il fait des bisous à tout le monde depuis son hydroglisseur.

Et Sia dans tout ça ? Même si aucune explication pour son absence n'est fournie, on comprend aisément pourquoi elle n'apparaît pas une seule fois. Sia, d'ordinaire, c'est plutôt ça ou ça, pas le sommaire d'un Zone Interdite dédié aux dérives des stars sur la côte Est. Mais qu'importe, puisque les parties de Sia sont mimées par une fille différente à chaque plan. Si ce clip ne vous donne pas envie d'être et dores déjà en week-end, gageons qu'il vous rappellera au minimum comme il est préférable de laisser fermés les robinets à clips du câble et de la TNT.

 

 

 

Thomas Rietzmann.