ppr orlando tueur

Depuis le milieu de la nuit, des rumeurs étranges nous parvenaient des agences de presse, reprises d’abord par les tabloïds les moins sérieux des Etats-Unis. Alors on n’y croyait pas vraiment, on laissait passer l’orage fou en suivant son déroulé d’un œil distrait. Puis, lorsque le Los Angeles Times s’y est mis, il a bien fallu se rendre à l’évidence : Omar Mateen, l’auteur de la tuerie d’Orlando, était, contre toute vraisemblance, homosexuel. Et son crime, perpétré avec frénésie (a priori en riant durant l’acte, tel un Joker cynique), devenait soudain encore plus incompréhensible et mystérieux.

Mateen aurait été présent au « Pulse » à plusieurs reprises (les témoins parlent de « deux fois par mois »), et utilisait des applis de rencontres gays pour communiquer de manière régulière avec plusieurs personnes, dont certaines étaient en train de danser le soir du drame, samedi. Les prochains témoins devraient bientôt balancer ses pratiques favorites au lit, au point où nous en sommes, révélant pas mal d'hypocrisies concentrées en une seule affaire. Le FBI a confirmé qu’au moins quatre clients réguliers du club LGBT l’avaient en effet vu fréquenter l’endroit, et ce depuis trois ans. TROIS. ANS. « Parfois, il s’asseyait dans un coin et buvait seul, et parfois il était tellement bourré qu’il devenait bruyant et agressif », a raconté Ty Smith, un habitué des lieux.

Ces informations contredisent la version du papounet, qui affirmait, la veille, que son fiston s’était mis en colère en voyant deux hommes s’embrasser dans les rues de Miami, devant sa famille. Un père qui, selon l’ex-femme, l’aurait traité de « gay » à plusieurs reprises devant elle. Ceci étant dit, Seddique Mateen, journaliste TV en Afghanistan, affirme être le président du pays sur Youtube – ce qui accréditerait l’hypothèse de l’instabilité mentale du fils. Apparemment torturé entre son désir de suivre la foi musulmane jusque dans ses retranchements les plus sombres, et ses penchants sexuels difficilement répressibles et acceptables, Omar Mateen aurait vrillé après les attentats du 11-Septembre-2001, ruminant un mélange de solitude et de rejet. Marié une première fois, il avait divorcé rapidement, avant de se remarier récemment et d'avoir un fils.

Si le LA Times évoque simplement ses visites régulières dans des établissements gays (ainsi qu’à DisneyWorld, cible potentielle d’attaques), Gawker va plus loin en rapportant les propos de cette ex-femme en question, qui avait demandé le divorce en 2011. Elle corrobore la version de certains de ses camarades de classe, qui affirment qu’il était clairement gay. Elle parle de "tendances", tandis qu'un ami, à qui il avait fait des avances alors qu’ils fréquentaient tous deux l’école de police d’Indian River, est plus cash : « On est allés dans quelques bars gays ensemble, mais j’étais encore dans le placard à l’époque, alors j’ai décliné son offre », affirme-t-il.

Reste à savoir comment les membres de Daech vont réagir, eux qui avaient profité de « l’événement » pour le revendiquer fissa (à l’image de pas mal de démagogues, y compris en France, prompts à sauter sur l’occasion pour opposer les minorités et "casser" du musulman, quand ils ne sont pas occupés à "casser" du pédé). Le dernier mot au père, visiblement à la ramasse : « S’il était homo, pourquoi aurait-il fait une chose pareille ? »

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