plantu

Tout est parti d'un dessin représentant Netanyahou, étoile de David à l'encolure, guidant Donald Trump coiffé d'une kippa comme un chien guide d'aveugle. Tollé en Israël : après avoir en vain cherché à éteindre le feu de la polémique, le New York Times a pris une décision radicale en arrêtant tout simplement de publier des dessins de presse dans son édition internationale (le journal avait déjà cessé d'en publier dans son édition nationale depuis plusieurs années). 

Les dessinateurs de presse et l'association cartooning for peace que préside Plantu ont aussitôt exprimé leur inquiétude : le dessin de presse, c'est un synonyme de liberté, une preuve que le droit à la caricature existe et un vecteur de paix, ;entraver sa publication un acte d'auto-censure inacceptable. C'est un fait : le dessin a, depuis les débuts de la presse politique, offert un espace de caricature d'autant plus bienvenu qu'il est parfois drôle. Pas toujours (cf la Une de Charlie Hebdo sur la Coupe du monde féminine) et c'est le problème.

N'est-ce pas Plantu ? 30 ans qu'il nous dessine des trucs pas drôles.