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En plein clash avec Lacrim, Giorgio et Sadek, l'eurodéputée Nadine Morano est revenue au Haut-du-Lièvre, la cité de son enfance à Nancy avec une équipe de Valeurs Actuelles pour l'édition du 24 octobre de l'hebdomadaire et c'est collector. On apprend que l'idée lui est venue après une discussion avec l'eurodéputé RN Jordan Bardella.

"Elle gare sa voiture sur un parking, coupe le contact, jette un regard à son rétroviseur avec vue sur la cité Bergamote, avant de se raviser. Nadine Morano démarre à nouveau, manoeuvre pour se mettre dans le sens de la marche. Si nous devions plier les gaules, cela serait autant de précieuses secondes gagnées. "On ne sait jamais", prévient-elle comme pour nous mettre en garde contre l'endroit où nous mettons les pieds", le sketch commence fort et ça continue "Elle, si bavarde, s'est soudainement faite économe de ses mots, se contentant de faire le décompte des femmes voilées qu'elle croisait sur son chemin."Là, sur votre gauche...Encore une à droite". La fine équipe poursuit son safari (appelons les choses par leur nom) et s'arrête devant La Fontaine, l'école primaire où Nadine était scolarisée au début des années 70. Cette fois-ci elle compte les têtes blondes sur les photos de classe épinglées à l'entrée "une main suffit" d'après Valeurs Actuelles "Que voulez-vous que je vous dise..." s'exclame l'ex-ministre sarkozyste.

C'était mieux avant. Nadine ne manque pas d'évoquer Solange sa fameuse amie d'origine tchadienne "plus noire qu'une arabe", "[de mon] temps il n'y avait que quatre familles africaines", elle parle des Blancs comme des "exilés de l'intérieur", "Ils se sentent en territoire occupé, je suis désolée de le dire". Mais qu'est venue faire Nadine Morano au Haut-du-Lièvre ? Ses courses pardi "Impossible de trouver la moindre tranche de jambon dans le quartier"  s'apitoie-t-elle. C'est tellement une quête que Valeurs Actuelles révèle que lors de son précédent safari sur place elle avait déjà fait chou blanc dans son entreprise et du coup fondu en larmes derrière un étal. Alors Nadine préfère se souvenir du temps jadis au siècle dernier où non seulement elle avait son jambon mais où elle jetait des pièces aux accordéonistes qui venaient jouer sous ses fenêtres ou de ce voisin amoureux d'elle qui la sachant fan de Johnny la réveillait au son de "Que je t'aime". Ca donne envie...

Nadine en a gros, toute cette nostalgie lui pète à la gueule "Si je devais recommencer ma vie, je revivrais ici. Mais aujourd'hui, non, ce n'est plus possible" ben oui, y'a déjà bien assez de politiques qui vivent dans des HLM alors qu'ils crèvent les plafonds d'attribution comme ça. Et puis y'a pas de jambon dans le quartier. Deal breaker s'il en est un pour Nadine qui lâche finalement "Moi qui suis blonde, je détonne, je ne me sens plus chez moi", on ne sait pas bien si elle fait référence à ses cheveux ou à son état d'esprit mais elle a quitté la cité du Haut-du-Lièvre à 23 ans soit en 1986. Techniquement ça fait donc 33 ans qu'elle n'y est plus chez elle.

(Source : Valeurs Actuelles)