Dans le tweet signalé par Twitter, Donald Trump menaçait de faire tirer l'armée sur les manifestants à Minneapolis

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Twitter explique que le tweet n'a pas été mis hors ligne mais que son partage a été rendu impossible ainsi que la possibilité d'y répondre (et de le liker). Les propos du Président sont considérés par Twitter comme une apologie de la violence qui pourrait inciter des personnes à passer à l'acte

Depuis plusieurs jours Donald Trump est entré en guerre contre Twitter accusant la plateforme d'impartialité au point de signer un décret limitant la protection dont bénéficient les réseaux sociaux en réclamant une meilleure modération et de la neutralité mais surtout la vérification des informations partagées. Tactique de campagne surprenante pour le milliardaire qui lui-même a partagé 18 000 "fake news" en 1 170 jours d'après le Washington Post et qui pourrait donc être lui-même à nouveau modéré par Twitter en vertu de son propre décret cette fois-ci. La dernière "fake news" partagée par Trump consistait en 3 tweets conspirationnistes (les QAnons, fans et alliés de Trump à l'extrême de la droite) à l'encontre de l'ancien élu républicain Joe Scarborough reconverti en animateur sur la chaîne MSNBC et critique de Trump. Une théorie du complot voudrait que Scarborough ait assassiné sa collaboratrice Lori Klausutis (décédée il y a 20 ans d'un accident cardiaque) son veuf a demandé à Jack Dorsey (le boss de Twitter) d'intervenir pour mettre fin à cette rumeur qui empoisonne la vie de sa famille. Mais c'est un autre tweet de Trump qui a été modéré par la plateforme qui y a ajouté un lien de "fact checking" concernant la fausse information partagée par le Président au sujet du vote par correspondance

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Et voici donc Trump fâché contre son jouet favori (qui a très grandement participé à son élection) mais quand un journaliste lui demande s'il compte aller au bout de sa "pensée" et quitter Twitter, le milliardaire botte en touche

Il faut dire qu'il est très très accroc.