Donald Trump n'a pas goûté aux moqueries concernant son refuge dans le bunker de la Maison Blanche par peur des manifestants qui étaient devant la résidence officielle du Président américain. Piqué au vif et surtout à l'ego il est passé à l'offensive médiatique ce lundi pour montrer qu'il "en a" en appelant d'abord les gouverneurs des divers états américains pour leur dire qu'il passeraient pour "des cons"  (jerks) et "des faibles" s'ils ne faisaient pas preuve de fermeté dans leur gestion des manifestations qui ont gagné tout le pays. Les réseaux sociaux avaient brocardé le Président dimanche après avoir appris qu'il était dans son bunker. #BunkerBoy est resté en top trend toute la journée sur Twitter, d'autres ont ajouté que Trump était "le gros dur le plus fragile". Alors lundi en fin de journée, il a organisé une opération médiatique surréaliste en se rendant à pied depuis la Maison Blanche jusqu'à l'Eglise épiscopale St John située en face pour poser devant avec une bible (à l'envers) à la main mais il n'est pas entré à l'intérieur. Pour permettre à Trump de faire sa photo, la police a gazé et lancé des grenades assourdissantes sur les manifestants pacifiques qui étaient à l'extérieur de la Maison Blanche. Parmi eux se trouvaient des prêtres du Diocèse dont le Révérend Gina Gerbasi qui a partagé sa colère sur Facebook. Mariann Edgar Budde, l'Evêque du Docièse épiscopal de Washington DC a fermement dénoncé ce coup publicitaire de Trump : "Tout ce qu'il a dit et fait avait pour but d'entretenir les flammes de la violence", d'autres représentants de l'Eglise ont condamné la démarche de Trump

De nombreux sénateurs républicains déclarent ne pas avoir compris l'intention du Président qui a aussi prévenu qu'il était prêt à faire intervenir l'armée contre les manifestants, ce qu'il n'est pas en mesure de faire sans l'autorisation du Congrès. Et pour que tout le monde comprenne bien qu'il s'agit là d'un énorme délire égocentrique, Trump s'est remercié lui-même sur Twitter