J'ai chez moi un gros ouvrage considéré comme la Bible du "poster art" - c'est Art of Modern Rock, le bestseller du genre (des millions de copies vendues). Ton livre à toi, Rock Poster Art, en est-il une mouture adaptée au public français ?

Didier Maiffredy : Rock Poster Art n’est pas une réponse à la française au livre de King et Grushkin, mais une manière totalement autre de traiter un sujet analogue. Le dessein et l’ambition sont très différents. Art of Modern Rock est d’abord - et quasi-exclusivement - un énorme et beau livre d’images (dont cependant au moins un quart d’entre elles n’y a pas sa place pour différentes raisons), mais il est uniquement cela. Le livre est un pavé qui a ouvert une forme de légitimation à ce qui n’en avait aucune et a eu un énorme impact. Normal. Mais c’est un livre vide de sens dont l’étrangeté incompréhensible de son titre était l’indice annonciateur. Il n’a aucune véritable structure narrative et la vocation pédagogique ou la volonté explicative sont quelque peu anémiées. Et s’il les a eues, le but est raté. C’est un livre de collectionneur / amasseur / marchand regardé d’abord comme «memorabilia», qui montre encore et encore des images, mais sans qu’à aucun moment, le lecteur ne sache pourquoi c’est ainsi et pas autrement, ou ce qui justifie le déroulé et l’exposition. En fait, le découpage est illisible et la construction inexistante.

Je dois avouer que passé le rapide plaisir de voir des images que je n’avais pas encore vues, j’ai vécu ce livre comme un énorme gâchis et une vraie déception, moi qui espérais tant y trouver dedans - enfin un certain nombre de réponses possibles aux interrogations innombrables qui étaient les miennes depuis fin 98, début 99. Mon initiative trouve sa racine dans cette frustration.

 

Tu n'es donc pas le "Paul Grushkin français". Par rapport à cette sorte d'encyclopédie graphique du rock qu'est le livre précité, en quoi dirais-tu que ton approche diffère, du coup ? Que recherches-tu exactement ?

Au risque d’insister, je dirais qu’Art of Modern Rock n’a vraiment rien d’une encyclopédie, car une encyclopédie a pour fonction d’organiser le savoir puis de délivrer des connaissances de façon exhaustive, et pas simplement de servir de catalogue illustré. C’est un album d’images et uniquement cela. Je précise que mon livre n’est pas non plus une encyclopédie… mais plus un traité.

En ce qui concerne Grushkin, hormis le fait d’avoir fait un livre sur le même sujet, tout nous sépare. Nous n‘avons absolument rien en commun dans la manière de regarder, d’appréhender, de penser et de présenter ce mouvement graphique et artistique ainsi que ses acteurs. Tout mon effort s’est, de fait, concentré sur cela : donner beaucoup à voir, aussi et bien sûr. Mais donner tout autant et plus encore à connaitre et à comprendre. En tous cas à ceux qui le désirent. Soit organiser le donné pour lui donner sens.

 

Le travail que j’ai tenté de produire est donc non seulement différent mais nouveau. Il n’a, je pense, aucun équivalent nulle part. Sans doute parce qu’il est le pur produit de ce que je suis, et qu’à cet égard, il se situe à la croisée de tout ce qui me détermine en propre : le Rock, les arts plastiques et la réflexion esthétique en tant que philosophie de l’Art.

 

Dans le texte de 2005 qui est sur ton site, "oeuvre de l'Art ou objet marchand ?", tu expliques clairement ta position sur la légitimité artistique des oeuvres des illustrateurs Rock. Pour nos lecteurs, pourrais-tu succinctement résumer ton avis sur le sujet de la frontière entre Art, illustration et graphisme?

C’est un sujet énorme qu’il me parait difficile d’aborder ici précisément en détail.

Je soulignerai simplement que l’Art, en tant que champ consacré avec ses pratiques, ses modalités et ses œuvres, est historiquement hétérogène, voire hermétique, au geste spécifique qu’est l’illustration. Ou à la rigueur quand il fait œuvre dans le temps par sa constance, sa qualité narrative et formelle. Idem pour le domaine particulier du graphisme commercial qui périmètre le «graphique» au sens générique. 

 

L’un comme l’autre sont prioritairement considérés comme des outils au service d’une commande, du marché ou d’un produit. Donc utiles mais asservis, ce qui pour l’Art revient au même. Indignes par essence. Cette dimension de «commercial art» comme «nature essentielle» est cruciale pour comprendre en quoi ni l’un ni l’autre ne sont - ou très difficilement - considérés comme de l’Art, ou comme appartenant au monde de l’Art. 

 

Se pose aussi, et ce n’est pas rien, la question problématique de «l’original» et surtout de «l’objet» dans l’Art. Les arts plastiques ont besoin de témoins et de témoignages, de signes et de reliques. Même les performances ou le land art laissent derrière eux des traces, comme des photos et des films, qui seront les preuves matérielles du geste, mais constitueront aussi l’objet vendable et collectionnable. Les dessins comme travaux graphiques autonomes sont, de leur coté, des marchandises que l’Art va reconnaître pour leur unicité et leur matérialité. Mais l’illustration comme dessin inféodé à des mots ou un produit perd en qualité et en valeur. Entendons-nous bien : je ne juge pas, j’essaie de dire le réel comme je le vois. Et en creux, tout ce contre quoi je lutte à mon petit niveau.

 

Tu conclus ce même texte en disant que "tout est encore possible", pour ceux qui choisiront de défricher de nouveaux territoires de création. Justement, quels territoires entrevois-tu à l'heure actuelle, avec quelles limites ?

En matière de création artistique visuelle, nous voyons bien qu’elle s’exprime aujourd’hui de façons multiples. Je suis un passionné d’Art contemporain : il n’a jamais été aussi prolixe, divers, riche et présent. Mais je suis aussi fasciné par la créativité onirique déployée dans certains jeux vidéo et films d’animation. Quant au monde de la BD, il s’étire de toutes les manières possibles, investissant des sujets et des approches inimaginables il y a 20 ans. Sans parler de toutes les démarches graphiques alternatives dans lesquelles la sérigraphie joue un vrai rôle.

Donc au-delà des territoires possibles, je crois que l’effort doit surtout porter sur l’autonomisation artistique et économique de l’artiste (création, réalisation, commercialisation) et la déclinaison du geste dans tous les domaines possibles - y compris celui du commerce pur, de la mode, du stylisme, de la presse etc…

 

De ce point de vue là, la sérigraphie est un outil magnifique pour la qualité plastique qu’elle offre et pour la maitrise de son destin qu’elle permet quand on est un jeune artiste. Tout avoir en main, du début jusqu’à la fin. Ne dépendre – presque – de personne.

 

Tu parles pourtant d'une "impasse" graphique actuelle. Je cite, "l’Europe de la seconde partie du XXème siècle a basculé dans une double impasse : la systématisation de l’utilisation de l’offset comme technique massive de reproduction et une absence totale d’ambition artistique." Alors, un Art Rock aussi esthétiquement riche et dense qu'il y a 30 ans est-il encore possible ? 

Il y a une / des histoire(s) du graphisme en France et ailleurs, dans le publicitaire et le culturel notamment, qui prouve que ce domaine particulier a su développer une grammaire, une syntaxe, un corpus et de nombreuses modalités stylistiques. 

Il n’en demeure pas moins qu’à quelques exceptions près - le constructivisme - et acteurs près - Cassandre, Capiello, Colin etc… - très peu de choses me parlent ou me paraissent intéressantes esthétiquement et plastiquement. Et en particulier depuis la fin des années soixante où c’est une catastrophe, même si les discours conceptuels et théoriques sont toujours là pour accompagner et justifier les propositions. Fussent-elles minimalistes dans la forme et minimales dans le fond. 

Le vrai problème ce n’est pas uniquement l’abandon global de l’art du dessin ou, justement, de l’illustration, mais la normalisation des outils de création, l’obsession typographique, la généralisation des systèmes de pensée, la prise de pouvoir de la photo informative et surtout l’inexistence, la disparition de l’objet lui-même puisque beaucoup de choses étaient / sont faites pour la presse ou la communication. 

 

Quant à l’offset, c’est une horreur absolue. Ca a détruit l’art de l’affiche. En regard, souvenons-nous des affiches lithographiées, du soin qui leur était apporté et de leur puissance visuelle et tactile…

 

En ce qui concerne spécifiquement le Rock, en Europe, c’est le désert pour les posters depuis le début, à part chez les Anglais du temps du psychédélisme dont je parle dans le livre, et quelques petites choses du collectif Bazooka. Pour les albums vinyles, il y a eu de  grands studios et créateurs en Angleterre et de belles choses en Allemagne au moment du krautrock, et en France avec Bazooka encore. 

Quant aux USA, comme je le l’évoque dans le livre, il y a une longue tradition de "do it yourself" où on essaie de faire les choses avec goût, passion et soin. Et ils y arrivent ! Mais ce qui se fait aujourd’hui est incomparablement supérieur à tout ce qui s’est fait par le passé, j’en suis totalement convaincu. Donc tout est encore et toujours à faire. Y compris et surtout en France ! C’est une opportunité vraie pour plein de jeunes artistes.

 

Si nous ne sommes plus dans un véritable bouillonnement créatif, la faute est-elle aussi à imputer à l'omniprésence de l'informatique dans les procédés de création ? En résumé : le numérique tue-t-il l'illustration, ou au contraire le développe-t-il formidablement ?

De la même manière que ce n’est pas le désir en tant que force qui peut poser problème mais bien plutôt l’objet que ce désir vise, ce n’est pas l’outil technique, informatique, numérique, qui est cause d’un problème mais la vision, la manière, l’ambition, la réflexion qui président à son utilisation. Photoshop a été au moment de son apparition une délicieuse opportunité par le gain de temps et la facilité / efficacité d’utilisation qu’il réunissait… mais Frank Kozik s’est autodétruit avec Photoshop à partir de 1995 ! 

 

Néanmoins, plein d‘artistes conjuguent avec bonheur le travail pur de la main sur le papier avec l’utilisation de la palette graphique et de l’ordinateur en général. C’est «juste» une question de talent et d’appréhension globale de son art.

 

Le flyer est-il conceptuellement mort ?

Le flyer comme support de communication a et aura probablement toujours un usage, même si les réseaux sociaux et le téléphone portable en amoindrissent de plus en plus la nécessité. Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, ce qui est vraiment en jeu, ne concerne pas la communication et ses outils mais la création d’images et d’objets apparemment éphémères - mais en fait fabriqués pour durer. Pour signifier un événement, en être la représentation et le représentant à haute valeur esthétique et artistique. S’ils ont la taille d’un flyer peu importe… mais le Wall Power, comme disent les américains, est cependant vraiment à prendre en compte.

 

Discernes-tu aujourd'hui des tendances graphiques lourdes dans le monde de l'illustration Rock ?

Je ne suis pas le mieux placé pour parler de «tendances graphiques lourdes» tous champs confondus. Je me focalise essentiellement sur le champ du Rock où il y a une multitude d’approches stylistiques et conceptuelles qui en font toute la richesse actuelle. Leur actualité tient surtout au fait, me semble t’il, qu’elles puisent dans tous les domaines, dans toutes les références, dans tous les styles sans distinctions aucunes, entre culture et sous-culture tout en inventant ses propres règles et ses propres modèles ! La scène sérigraphique Rock est, avec le Street Art, le mouvement mondial le plus structuré et le plus en devenir.

 

Quel graphisme pour quelle musique ? 

Justement : aucun pour l’essentiel ! Autant le psychédélisme et le punk étaient des marqueurs musicaux et graphiques qui s’identifiaient réciproquement comme tels instantanément, autant aujourd’hui les choses sont différentes. Comme je le montre dans Rock Poster Art, il y a quelques genres musicaux - surtout le Metal - qui continuent d’imposer des codes graphiques ou une imagerie type. Mais pour la majorité, c’est la focale ouverte au maximum sans freins, sans limites. La liberté absolue. Mais une liberté le plus souvent réfléchie…

 

Pour toutes les thématiques qu'il cristallise, l'Art Rock n'est-il pas l'un des meilleurs avatars du Pop Art aujourd'hui (en prenant sa définition "historique", celle qu'en font Warhol et Koons) ?

Oui mais pas exclusivement… on peut trouver plein de contre-exemples. Nous vivons une époque où le métissage et l’hybridation sont extrêmes. Ce qui est en revanche assuré, c’est que les images sont partout et imposent leur valeur iconique. Et cela, Warhol l’a vu et anticipé comme nul autre.

 

Une vraie "attitude rock" existe t elle toujours, et comment peut-elle trouver sa place aujourd'hui dans la société ? L'attitude rock est elle encore à trouver dans le Rock, ou est-elle désormais à chercher ailleurs ?

Lors de mes conférences sur le Rock, j’ai pour habitude de dire (c’est en tout cas ma théorie) que le Rock est dans son essence un carré magique, avec d’un coté le rythme - comme beat - et le son - fait d’éléments multiples - et de l’autre, l’image et l’attitude. Si Elvis est l’incarnation originelle absolue du Rock contre Bill Haley et quelques autres qui, pourtant, pourraient lui disputer la paternité sur un plan historique et discographique, c’est bien parce qu’il cumulait à lui seul, et tout seul, tous ces paramètres. 

 

L’attitude seule d’Elvis incarnait le danger, pour l’ordre établi, pour les valeurs morales de la société occidentale de l’époque. Est-ce que le Rock est encore transgressif ? Ce fut l’objet d’une table ronde que j’animais lors d’un colloque à Toulouse en 2010 à laquelle Philippe Manœuvre participait et je peux vous dire que le débat n’est pas clos… !

 

Où sont les lieux de transgressions - à ne pas confondre avec la provocation qui n’est plus qu’un effet de style ou de marketing - et quels en sont les acteurs : sujet pour une autre fois... ?

 

Alors d'après toi, le rock a-t-il vu sa portée politique s'affadir avec le temps, malgré la subsistance de scènes punks encore relativement contestataires ? A-t-il réellement été idéologiquement cohérent par le passé, ou n'a-t-il finalement jamais été autre chose qu'un vecteur des élans libertaires de la jeunesse (élans qui ont toujours existé, à toutes les époques) ?

Ce qui a fait la force absolue du Rock – comme genre musical mais aussi comme mouvement sociétal - au moment de son apparition et singulièrement dans les années soixante, c’est que sa découverte, sa «première fois» individuelle s’est additionnée et fondue dans la «première fois» totalement collective. Toute une génération a vécu ensemble pour la première fois dans l’histoire cette secousse tellurique qui, outre le fait qu’elle sédimentait toute une partie de la jeunesse en surlignant sa communauté d’appartenance, était en plus un différentiateur majeur avec les parents. Les fractures générationnelles sont aujourd’hui technologiques avec leurs usages... plus que culturelles ou vestimentaires. Autrefois les filles voulaient s’habiller comme leur mères... puis surtout pas comme leur mères. Et aujourd’hui, ce sont les mères qui veulent s’habiller comme leurs filles…

Dans tous les cas, il ne faut pas oublier la dimension générationnelle, essentielle, intrinsèquement liée au Rock, à son renouvellement, sa régénération. A sa réappropriation. La dernière, forte, date je pense du début des années 2000. Avec les White Stripes, les Strokes, les Libertines. Mais pour un garçon ou une fille de 20 ans aujourd’hui, le choc de découvrir les Stooges ou les Stones peut être le même qu’il y a 40 ou 50 ans. C’est la magie absolue du rock.  Mais il est possible que le choc soit tout aussi fort pour eux s’il s’agit d’un groupe de leur âge, en live, et même si celui ci recycle des plans éculés tout en donnant l’impression et pensant sincèrement les inventer… Et c’est tant mieux. 

Il ne faut pas avoir l’hystérie de l’Histoire ! Elle se fait de toutes les manières sans nous.

 

Pourtant, c'est là que certains détracteurs comme Eric Zemmour arguent que l'ultra-consumérisme de la jeunesse actuelle a complètement effacé sa portée, voire même que le rock a dès le début laissé le champ libre au capitalisme. Quid de ce mythe ?

Quand j’essaie de penser le Rock, je ne le pense pas prioritairement comme acteur politique, social ou sociologique. Ce qu’il pourrait être encore aujourd’hui en termes de vecteur. Mais plus ce qui en fait le mystère fondamental. Il y a une métaphysique du Rock, indubitable, qui fait sa magie et sa puissance. Tout est encore à écrire sur le Rock… et ce n’est pas la tentative hasardeuse et maladroite de Roger Pouivet qui va me donner à penser le contraire.

 

Revenons à l'illustration. L'Art du Rock est un art principalement américain, même si parallèlement à son exploitation massive de l'esthétique des comics, il se nourrit aussi en grande partie d'influences graphiques et artistiques tout-à-fait européennes (Mucha et Toulouse-Lautrec, l'Art Nouveau, les pré-raphaélites etc.). Peux-tu ainsi identifier un art rock spécifiquement français ? Avons nous réussi à nous forger notre propre culture de l'illustration rock ?

En matière de Rock, la France vient de loin. De très loin. Depuis toujours. Comme le disait de façon provocante mais pertinente les deux survivants du groupe Kiss à Philippe Manœuvre lors d’une interview : «Mais qu’a fait la France pour le Rock ?»

 

Bonne question. 

 

Franchement, sur un plan musical, très peu. Bashung manque terriblement car c’est l'un des très rares à avoir réussi à conjuguer pour le meilleur les mots, le son, la voix et l’Esprit. L’album Play Blessures est un album époustouflant qui s’est élevé au niveau anglo-saxon, voire dépassé. Et en français ! Tous ces groupes français qui chantent en anglais le font par facilité ou opportunisme. Il n’y a pas de Rock français, juste du Rock en français, ou rien. Ou alors c’est de la pantomime. Sauf pour Magma.

Par contre, sur un plan journalistique, nous avons produit depuis plus de 40 ans parmi les meilleurs textes et articles du monde. Qualité du style, pertinence des analyses, clairvoyance, etc. Grâce soit rendue à Paringaux, Adrien, Eudeline, Lebrun, Manœuvre et plein d’autres.

 

Quant aux arts graphiques dans le Rock, tout est à faire ou presque. Les acteurs français dont je parle dans le livre - et il y en a quelques autres ailleurs en France -  sont des aventuriers courageux, tenaces mais rares. Pour que la scène se développe ici et ensemence les esprits et les volontés, il faut, je crois, 4 conditions :

-Que les institutions (écoles d’Art, universités, centres d’Art)  reconnaissent la valeur artistique et esthétique de certaines démarches et de certaines pratiques - comme celle de la sérigraphie - à leur juste niveau. 

-Que les Médias en parlent  et s’intéressent à d’autres choses que le cuit et recuit…

-Que les salles, les tourneurs, les promoteurs, les groupes, incitent et financent de jeunes artistes pour qu’ils créent des sérigraphies de concerts. Ils les utiliseront comme cadeau promo ou les vendront le soir du concert.

-Que les jeunes Français - et les moins jeunes – achètent ces objets lorsque ces occasions se présentent pour qu’ils puissent se rendre compte qu’ils ne se procureront pas simplement un objet lié à un groupe qu’ils aiment, mais que ce sera l’occasion pour eux d’acheter de l’Art. Un objet de l’Art accessible à tous. Un objet de l’Art susceptible de susciter en eux une émotion esthétique qui leur ouvrira un monde que beaucoup estimait académique, ennuyeux ou fermé. 

 

Les oeuvres présentées dans ce portfolio sont signées Hatch Show Print, Frank Kozik, Zeloot, Emek, Coop, David Witt, Todd Slater, Dan Stiles, Jay Ryan, Derek Hess et Print Mafia.

 

++ Didier Maiffredy est l'auteur du livre graphique Rock Poster Art, paru aux Editions Eyrolles. Il a également conçu un site internet éponyme, intégralement dédié à l'ouvrage en question et aux thématiques qu'il traite.

++ L'auteur sera présent à la Bellevilloise le vendredi 11 janvier 2013, le soir du vernissage de l'expo-vente "Les Arts du Rock" (qui se tiendra au Forum du 11 au 27 janvier). En outre, l'événement sera animé d'un concert punk-rock acoustique de Forest Pooky.

 

 

Scae.