King Africa - Bomba (2000)

 

Bomba est la définition même d'une chanson de cours d'aquagym. On pourrait presque fermer les yeux et imaginer les « ALLEZ, ELOIGNEZ VOUS DU REBORD ET SAISISSEZ VOS FRITES, ON VA COMMENCER PAR TRAVAILLER LES ABDOS . » Le genre de titre qui nous enjoint à se mouvoir lascivement, si tant est qu'on ne soit pas rebuté par l'apparence du « King », sorte de croisement entre un chamane et un Pitbull. Le morceau sort une première fois en 2000, accompagné d'un clip effarant : King Africa y est affublé d'accoutrements ridicules, et les danseuses du clip semblent sorties d'un porno amateur. Ah oui, et il y a aussi un danseur homme placé parmi elles, pour une raison qui nous échappe encore. Dans la version la plus récente du clip (postée ci-dessus), un personnage en 3D placé dans le coin inférieur gauche de l'écran mime la chorégraphie, telle une sorte de traducteur pour sourds et malentendants. Parce que oui, il y a une vie pour ces gens en dehors des réunions à l'Assemblée Nationale. Bon, c'est pas le tout mais il  va être l'heure de travailler les fessiers : TOUT LE MONDE S'ACCROCHE AU REBORD ET ON BAT DES PIEDS, C'EST PARTI MON KIKI.

NB : Le succès de Bomba s'étant principalement établi sur le mois de septembre 2002, on peut faire une légère entorse à la règle et la considérer comme une chanson de l'été indien.

 

T.R.

 

DJ Bobo - Chihuahua (2003)

 

Chihuahua pourrait recevoir le Golden Globe du tube de l’été énervant cuvée 2003. Surdiffusé en supermarché et tout ce qui est zone industrielle (Gifi, Babou, Gémo, Besson Chaussures), il est l’œuvre d’un monsieur à tête rigolote et bouc douteux mais néanmoins sympathique. Le problème c’est que l’air était agaçant et entraînant à la fois, ce qui occasionna de nombreux passages d’aspirateurs en musique et cha cha cha, à la Mrs Doubtfire (mais sans le masque en latex et les chaussures orthopédiques). Quand on regarde le clip en écoutant la chanson, on se dit : « Mais quelle daube de salsa digne d’une pub de boisson franchement ! » En plein dans le mille. C’est une pub Coca qui a fait la renommée du Suisse DJ Bobo, de son vrai nom Peter René Cipriano Baumann. On aime particulièrement le petit pas imitant le chien-chien donnant les deux pattes, comme la promise d’Akeem dans Un prince à New York. Notons que Chihuahua possède deux clones tout aussi énervants/entraînants : Cha Cha Slide de DJ Casper et Who let the dogs out de Baha Men. Mais on ne va pas les linker, vous les avez déjà dans la tête, huhu.


A.D.

 

T-Rio - Choopeta (2004)

 

Comme la majorité des tubes de l'été sortis à ce jour, Choopeta est une reprise, ici de Carmen Miranda, star de comédies musicales américaines dans les années 40. Si l'originale se veut amusante et décalée (ce que Tom & Jerry auront bien compris en la détournant à leur façon), la version des trois sœurs Brésiliennes sortie en 2003 la transforme en fausse comptine agaçante que tout le monde peut se mettre à chanter en écoutant Info Trafic pendant les bouchons de départs en vacances. Choopeta est la preuve irréfutable que composer un tube de l'été, ça n'est pas si sorcier : prendre un morceau souvent méconnu ou tombé dans l'oubli, lui faire subir un lifting en musclant l'instrumental, et répéter 8 à 10 fois le refrain. Bingo. Le titre décolle et embarque dans sa folle cavalcade TF1, qui matraquera le morceau durant tout l'été 2003. Ç'est un signe : tu sais qu'un clip est destiné au succès lorsqu'il passe tous les jours avant la météo de Sébastien Folin. Bon, il faut dire aussi qu'avec une mélodie aussi similaire que celle de la danse d'Hélène, on était sûr de ne pas y couper. Il est d'ailleurs étonnant que personne n'ait encore pensé à réaliser un mash-up entre les deux. On tiendrait sûrement le tube de l'été 2013.

 

T.R.

 

Shakira - Waka Waka (2010)

 

En voilà une qui connaît bien les tubes de l'été. Après Hips Don't Lie en 2006, Shakira semble décidément abonnée aux hymnes de coupe du monde, ainsi qu'aux samples, la structure de Waka Waka reposant autour d'un chant ancestral africain. Au milieu du morceau, une autre chanteuse intervient, mais la pauvre n'est pas créditée sur le single, donc on ne sait pas de qui il s'agit. Inutile de négocier : c'est le tube de Shakira et personne d'autre, point. A l'image d'une coupe du monde de football, Waka Waka est censée rassembler les peuples dans un même esprit de joie et cohésion (et également faire danser les Français malgré les péripéties de leur équipe, merci de penser à nous, Shakira). Du coup, NRJ en a fait son titre phare de l'été 2010, et le titre a dû résonner dans toute soirée étudiante qui se respecte. D'ailleurs si vous avez prévu de partir en vacances (la veine) dans un hôtel club (pas de veine) cet été, sachez que vous risquez également de l'entendre à plein tube, généralement suivie de Volare des Gipsy. Prêtez-y une oreille, la mélodie n'est pas si différente. En même temps, personne ne vous demandera de faire attention aux paroles, parce qu'à part "tsamina mina héhé, waka waka héhé, this time for Africa", on n'a pas saisi grand-chose.


T.R.

 

Anaïs Delcroix et Thomas Rietzmann.