Explications tampon

 

Vous avez sûrement déjà entendu parler de ces post-enfants Américains/Anglais qui ont découvert le moyen de se saoûler sans passer par la case j’avale et je vomis. Au cas où vous ne faîtes pas partie de cette heureuse tranche de la population, on vous a fait un dessin ci-dessous.

 

Il est à noter qu’avec l’applicateur, le tampon humide est très difficile à libérer, sans applicateur, il est difficile d’imaginer le tampon gonflé rentré dans le petit orifice. Merci.

 

Enquête en zone interdite

 

Le jour où je trouvais les premiers indices sur cette pratique douteuse et douloureuse, je me suis dit que les ados ne changeront jamais. Sacrés ados. Phénomène ultra-relayé sur le web, l’information prévention est partout. Mais dès qu’il s’agit de faire témoigner live, personne ne l’a jamais vu de leurs yeux  vus et même, comble des soirées ringardes, ne s’en sont jamais vu proposer : « vous reprendrez bien un p’tit tampon pour la route? ». Impossible de trouver des personnes qui peuvent décrire une scène. Le seul résultat de mon enquête : « le bruit et la fureur *» dans les clubs Londoniens (East Village) et bars branchés (The Alibi, Dalston Jazz Bar) où j’ai posé la question innocemment... J’ai eu droit à une belle panoplie de réactions très pudiques, ou d’incompréhension, l’occasion de me tailler une belle réputation... Mais pas l’ombre du commencement d’un premier vrai témoignage. Déception.

* Shakespeare, MacBeth, Acte 5, Scène 5

 

Le web, c’est bien

 

Sur le web, dans les forums, de nombreux parents hallucinent sur le phénomène, mais surtout s’inquiètent de la dangerosité extrême de la pratique. Et ils se retrouvent coincés dans un débat typique de notre chère société : faut-il prévenir, en parler, montrer que le coma éthylique est imprévisible ou faut-il taire le phénomène et serrer les fesses en espérant que personne ne relaie l’info ? Sachant que l’info, elle tourne. Les teens kiffent l’idée, c’est trash et ça papille, du buzz à la perfection. Le principal débat repose donc sur le risque couru par les aficionados de la tamponnade Vodka : il n’y a aucun moyen de rejet... Aucun moyen non plus de modérer la conso (un « demi » s’il vous plaît !). Plus de détails sur la vie anale ci-dessous.

La muqueuse intestinale est très vascularisée, elle permet d’ingérer plus rapidement et évite tous les sucs et acides du système digestif.

 

La Tamponnade collective

 

Alors oui, il est tentant-de-tenter-de-tiser-par-le-bas-quand-tonton-n’est-pas-là. Oui « le juste pour voir » de l’ado typique no limit sait se réinventer. Mais non, on ne peut pas s’empécher d’imaginer l’anti-convivialité de l’expérience, l’esprit je ne partage pas mon calumet du pet. Et non, ça fait pas bander des masses parce que ça doit quand même bien titiller les muqueuses. Pas aussi glamour que les Skin parties non plus... D’ailleurs, en y réfléchissant bien, cela vient-il vraiment des Etats-Unis ? Ca collerait quand même plus au pays de l’eau-de-vie qui n’a malgré toutes les propagandes jamais réussi à réduire sa conso...

 

Légende confirmée

 

En poussant mes recherches, en allant à la rencontre de toujours plus de jeunes et de moins jeunes, j’ai finalement trouvé vers quatre heures du matin dans un pub-club-rateau-cheap (Dolphin) un couple connaissant la pratique ! Quelle fête je leur ai fait ! On a échangé nos infos, nos réflexions d’adultes du genre : « ils sont trop cons », « c’est une légende », « je l’aurais bien fait il y a dix ans » pour finalement en conclure au mythe des années 2010’s*. C’est donc le coeur en berne que je vous annonce que les jeunes sont bien des allumés mais principalement en exclu sur les réseaux sociaux. Sacrés ados.

 

* Le mythe plus précisément connait des hauts et des bas depuis de longues années si on en croit certains commentateurs, y compris des pratiques avec les drogues dures... A suivre...

 

 

Le comte de Vania.