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White Riot : oui, le rock peut être révolté, politique et moins con que du Damien Saez

Mercredi 05 août 2020

1AEA7F81-801A-476D-B0AA-190CDFC740BFLe rock en France, c'est avant tout une affaire de dandys taquins, de Boris Vian au Villejuif Underground en passant par Dutronc, ou d'artisans chevronnés. Et quand il se veut politique, on doit aujourd'hui jongler entre les errances de papy Renaud et les niaiseries néo-réac' de Saez. Pour retrouver un peu de pertinence, il faudrait remonter aux paroles de Noir Désir et surtout à l'engagement des "alternos", les Béruriers Noirs en tête. Pourtant, le rock pourrait être fort utile pour lutter contre le racisme et les violences policières. C'est la piqûre de rappel que nous administre White Riot qui sort aujourd'hui au cinéma, documentaire qui revient sur le mouvement Rock Against Racism au Royaume-Uni à la fin des années 70. On vous explique pourquoi le film est un parfait manuel pour les activistes et les musiciens dissidents d'aujourd'hui.

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Brain vous souhaite de bonnes vacances

Samedi 01 août 2020

Capture d’écran 2020-08-01 à 09.13.57Toute l'équipe de Brain s'offre quelques semaines au camping de Vélizy pour danser chaque soir, masquée, sur La Compagnie Créole. Nous serons de retour le 31 août. D'ici là, bonnes vacances à tous.

Photo : Tatsuya Tanaka.

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Hâte, hâte, hâte : l’Apocalypse entre couilles de Light Of My Life

Vendredi 31 juillet 2020

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Les pères sont souvent trop protecteurs avec leurs filles, c'est bien connu. Le moindre ado boutonneux qui ose vouloir emmener la prunelle de leurs yeux manger une boîte de nuggets doit fournir CV, lettre de motivation, test ADN et extrait de casier judiciaire. Et entre contrôle parental d'internet et pièges à loup dans le jardin, ils sont nombreux à utiliser tous les moyens à leur disposition pour que leur bambine n'approche pas un homme avant ses quarante-cinq ans. Abusive attitude de patriarche ? Certes. Mais si on vous disait que le Covid avait décimé toutes les femmes et que vous êtes le père de la dernière fillette de la planète ? C'est le point de départ de Light of My Life de et avec Casey Affleck, où un homme est obligé de travestir Rag, son enfant, pour qu'elle ne tombe pas aux mains des inquiétants survivants d'une mystérieuse pandémie. Un thriller post-apocalyptique qui transforme la prédation masculine en élément horrifique. Une version féministe de Les Fils de l'homme d'Alfonso Cuarón ou de La Route de John Hillcoat, bien plus haletante que le poussif Freaks d'Adam Stein et Zach Lipovsky. Une fable survivaliste qui fera réfléchir ceux qui lâchent des "On serait pas mieux entre couilles ?!" à l'emporte-pièce. Parce qu'un monde exclusivement masculin, ça ne ressemblerait pas à une troisième mi-temps qui n'en finirait pas. Oh que non. Hâte de savoir comment la petite Rag va se sortir de ce combat de coqs géant le 12 août au cinéma.

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Gros dollars, nazisme et terrorisme : quand les Lolcats basculent du côté obscur

Jeudi 30 juillet 2020

LilBub

A l’origine, les Lolcats c'était le phénomène le plus pur d’internet : des vidéos d’une mignonnerie insoutenable, qui ne servaient à rien d’autre qu’à mettre un peu de baume au coeur des gens. Mais comme tous les enfants star, les premières célébrités du web sont sérieusement parties en cacahuètes depuis. Pire : comme un David Bowie au fait de sa gloire fut tenté par le fascisme, certains de ces félins influenceurs se tournent vers des idéologies extrémistes. En témoignent les comptes Tumblr Nazi With Cat et Cats Of Jihad, sur lesquels circulent respectivement des images de matous en compagnie de soldats SS et de combattants de l’EI. A l’occasion de la sortie de Trop mignon ! Mythologies du cute, un livre dans lequel l’historien de la photographie Vincent Lavoie décortique l’obsession contemporaine pour les animaux 2.0, on revient sur les aspects les plus sombres de ces rois du web.

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Par Bettina Forderer

''Laissez venir à moi ces enfants'' : la clique des écrivains pédophiles

Mercredi 29 juillet 2020

Capture d’écran 2020-07-28 à 19.12.05Voilà un verset biblique qui ferait tout particulièrement jouir de farouches anticléricaux. À l'instar de Gabriel Matzneff, dont l’attirance pour les mineur(e)s n’était qu’un secret de polichinelle il y a 40 ans dans les cercles littéraires, certains écrivains français, gloires de leurs temps, ne cachaient point leur attirance pour de très jeunes garçons. Dans une France du secret et du tabou, la censure morale ou judiciaire qui régnait alors sur l’homosexualité  rimait aussi, dans certains cas, avec une pédophilie ou "pédosexualité" dont on ne parlait pas. Une clique d’écrivains-parias comme André Gide, Henry de Montherlant ou Roger Peyrefitte a ainsi profité d’un système moral qui leur a évité la mise au ban de la société. Après le mouvement de la révolution sexuelle des années 1970, qui a œuvré à une paradoxale acceptation de ces pratiques, la donne a changé et les regards se sont crispés. Plongée dans une autre France au passé qui dérange désormais.

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Par Victor Kandelaft