"Citation bien sentie" (Auteur un peu connu)

Tom Hanks a plus de flow que vos rappeurs préférés

Mercredi 21 novembre 2018

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Avec son sourire innocent et son look d'employé de bureau, on a du mal à imaginer Tom Hanks s'essayer au rap, tant son aura évoque plutôt les bonbons Werther's Original que les clash et les go fast. L'acteur a pourtant joué au MC à la fin des eighties, à l'occasion de la sortie du film Dragnet en 1987. Dans ce buddy movie, il joue le jeune flic fougueux partenaire de Dan Aykroyd (SOS Fantômes, The Blues Brothers), prêt à en découdre contre la secte P.A.G.A.N. (People Against Goodness and Normalcy). Un clip de promotion est tourné, mettant en image la chanson du générique de fin intitulée City of Crime, où les deux compères posent sur une instru à la Run-DMC. Un morceau où Tom Hanks tient le rôle du gentil flic compréhensif tandis qu'Aykroyd fait le réac' autoritaire. Force est de constater, même si les paroles sont assez débiles, qu'il s'en sort plutôt pas mal. Franchement, à l'écoute, qui peut le différencier des Beastie Boys ? Quant à la chorégraphie, elle est signée Paula Abdul, rien que ça. Admirez les se trémousser en mini-shorts dans des cages vers la fin, c'est absolument grandiose.

Une performance qui colle à l'interprète de Forrest Gump puisqu'au cours des années, on lui demande régulièrement dans les talk-shows de reproduire sa prestation, histoire de sidérer les téléspectateurs. Bon client, il n'en a pas oublié le moindre mot.

Mais ce n'est pas sa seule "incursion" dans le hip-hop. Dans Big, sorti en 1988, il rappait une comptine appelée Shimmy Shimmy Cocoa Pop, dans la scène où son personnage, enfant propulsé dans un corps d'adulte, veut convaincre son pote de collège de sa véritable identité. 

Et là encore, même 18 ans plus tard, il peut vous la ressortir en mode freestyle de folie comme en atteste cette vidéo avec Ron Howard ci-dessous. Ce n'est sans doute pas pour rien que son fiston, qui se fait appeler Chet Haze, a cherché à percer dans le rap game, revendiquant d'ailleurs le droit d'utiliser le mot "nigger". Malheureusement, le swag ne se transmet pas génétiquement...

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William Stout - Dinosaures, monstres, comics et rock'n'roll

Mercredi 21 novembre 2018

STOUT 19 (1)William Stout s'est fait remarquer en réalisant les pochettes de Trademark Of Quality, un légendaire label de bootlegs de Los Angeles. Il se fait un nom à Hollywood en dessinant des affiches de films (Les Sorciers de la Guerre), puis le storyboard du Conan de John Milius. Il collabore ensuite, comme designer ou artiste, sur une trentaine de films, dont Rambo, Le Retour des morts-vivants, Men In Black ou Le Labyrinthe de Pan. En parallèle, Stout travaille sur des comics et, surtout, devient l'un des spécialistes mondiaux du paléoart (recréation de la Préhistoire). Stout travaille aussi avec ZZ Top et sur Neverland, le ranch de Michael Jackson. Artiste complet et adulé, il publie cet hiver un épais recueil qui retrace cinq décennies de fantastique et de rock'n'roll. Un demi-siècle au cours duquel Stout a côtoyé la fine fleur du comics, du cinéma et du rock - ainsi que plusieurs brontosaures.

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Par Olivier Richard


Quand les magazines voulaient que les femmes prennent du gras

Mardi 20 novembre 2018

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Si la lutte contre le diktat de la minceur dans la mode et les magazines féminins fait encore rage, malgré l'éclosion des "plus size models", il fut un temps où la situation était totalement inversée. Dans les années 50 et jusqu'aux années 70, grâce notamment à la plantureuse Marilyn Monroe, les courbes avaient la cote. Alors les pubs pseudo-médicales pour de drôles de programmes de prise de poids grâce à des boissons hyperprotéinées et autres compléments alimentaires chelous fleurissaient dans les publications qui ciblaient la gente féminine, avant que le style fitness ne s'impose dans les années fric, win et cocaïne. A l'époque, apparemment, si tu n'avais pas un peu de brioche et de fesses, tu étais condamnée à vivre seule, sans amis ni perspectives amoureuses, considérée comme un épouvantail fragile et dépressif. Bref, tu étais traitée comme Christophe Willem à l'Oktoberfest. Horrible.

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Petits plats et Super Glue : les secrets des photographes de bouffe

Mardi 20 novembre 2018

Capture d’écran 2018-11-20 à 11.40.42Par quel miracle les Big Mac des réclames ressemblent à des fiers adonis enduits d'huile regardant vers le firmament alors qu'IRL, on dirait de vieux pneus crevés qui agonisent dans leur boîte en carton ? C'est grâce aux travail de stylistes culinaires ("food stylists"), qui n'hésitent pas à utiliser des accessoires peu appétissants pour qu'une cuisse de poulet ou une salade de surimi aient l'air plus désirables que Ryan Gosling en short. Wired est rentré dans la boîte à outils de ces artisans de la publicité mensongère, interviewant des prestataires pour Kraft, Starbucks, Lipton, Guiness et des restaurants. On y découvre que les plats sont des jeux de construction : les aliments sont parfois tenus par des cure-dents ou des cartes à jouer pour qu'ils tiennent leur position. La colle peut aussi parfois aider à rafistoler une cuisse de poulet qui ne veut pas donner son meilleur profil. Evidemment, comme pour les mannequins, les publicitaires veulent que leur cordon bleu industriel ait l'air de revenir d'une séance bronzette à St Trop'. Alors, ils utilisent de l'huile voire de l'imperméabilisant pour donner bon teint à leur plat. Sans oublier les colorants qu'ils passent doucement au pinceau, par exemple pour sauver un steak saignant qui fait la gueule et vire vers le gris. Admettons. Mais quand on apprend que pour donner plus de mousse à une binouze, ils l'aspergent de mousse à raser, là, on ne peut que se révolter face à un tel gâchis et une telle tromperie. Scandale !

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