Beau / bizarre.

Top 10 des petites phrases du parler parisien qui méritent châtiment

Lundi 17 septembre 2018

tumblr_o877ez0hgJ1r94mdko1_1280« Les Stan Smith, ça reste un basique de la shoes. »
Punition : Tu iras à ta prochaine expo au Palais de Tokyo avec des ballerines Décathlon en plastique aux pieds.

« Plutôt qu’une raclette tu préfères pas qu’on se fasse un Buddha bowl ?Je digère pas le lait. »
Punition : Tu mangeras une fondue savoyarde à chaque repas pendant un an (et une raclette en entrée (et du riz au lait au dessert))

« Goûte-moi ça, c’est un petit vin d’Ardèche naturel sans sulfites de petit producteur que j’ai trouvé chez mon caviste bio indépendant, 55 euros la bouteille seulement. »
Punition : Tu verseras ton budget vin annuel à une association humanitaire.

« Batignolles c’est l’esprit village. »
Punition : Tu déménageras à Lanusse, dans le Béarn, où tu pourras vivre pleinement ton amour des villages jusqu’au restant de tes jours.

« Hier j’ai fait un afterwork dans un pur spot en rooftop, la nana à côté de moi à commandé un Spritz. Un Spritz ! So 2015 ! Mais respecte-toi meuf. »
Punition : Pour ton prochain « afterwork », tu iras boire un Fanta au KFC de la Porte de Clignancourt avec un bob Ricard sur la tête.

« J’ai trouvé de la bière sans gluten chez le caviste-tatoueur-disquaire-serrurier qui vient d’ouvrir à South Pigalle. »
Punition : Tu feras désormais tes courses le samedi après-midi chez Auchan dans la zone commerçante de Juvisy-sur-Orge.

« Je pars à NYC, quelqu’un a des bons plans ? »
Punition : Tu passeras tes prochaines vacances au camping « La belle bleue » de la Ciotat, où tu participeras à l’élection de Miss nénés.

« J’ai découvert une pure soupe céleri-chou kale au bar à soupe de l'espace fooding du Bon Marché à seulement 17 euros la brique de 1 litre, je l’ai mise en photo sur Instafood.  #yummy »
Punition : Tu te nourriras de soupe aux poireaux Knorr en poudre et sera privé de portable et de réseaux sociaux pendant vingt-cinq ans.

« Pour faire mon sport je vais au bar à yoga juste à côté de mon coworking. »
Punition : Tu feras désormais ton sport en regardant des cassettes VHS de Davina et Véronique sur le magnétoscope de ta grand-mère.

« Mon nouveau copain est VJ’, je l’ai rencontré dans le bar associatif d’un squat d’artistes autogéré à Montreuil. »
Punition : Tu quitteras tout nouveau copain et épousera Jean-Michel, du service contentieux de Groupama, qui te fera quatre enfants que tu élèveras dans votre pavillon à Montluçon.

Illu: Olivier Laude.

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Par Stéphane Rose


Désolé les machos, la bière est une boisson de gonzesse

Lundi 17 septembre 2018

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Des banquets des villages gaulois jusqu'aux bitures étudiantes en passant par les soirées Ligue des Champions, la binouze semble être un immémorial étendard de l'amitié virile, où l'expression des sentiments est remplacée par le tintement des chopines qui s'entrechoquent, tandis que les femmes sont systématiquement assignées aux Cosmo et aux Mojito. Mais pourquoi diable le houblon est-il devenu un breuvage saturé en testostérone ? Il suffit d'ailleurs de taper "girl+beer" sur Google pour découvrir une ribambelle d'images crypto-érotiques où des femmes à grosses doudounes apportent servilement des verres façon Oktoberfest ou avalent d'un air étrangement libidineux leur Amstel. 

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Le site Ulyces a disséqué le livre La Bière, une histoire de femmes de José Falce, qui montre comment le système patriarcal a repoussé les femmes hors du domaine de la mousse alors que ce sont elles qui ont découvert la boisson. Tout a commencé il y a 9000 ans au Moyen-Orient lorsque des femmes chargées de faire le pain oublient de l'orge, qui fermente avec l'humidité de la nuit. Glorieuse erreur puisque c'est à partir de ce pain liquide que la recette de la bière va être élaborée. Les femmes vont donc devenir les spécialistes de la bibine, notamment en Gaule où elles la fabriquent et la stockent dans des tonneaux. En Égypte, en Mésopotamie, en Scandinavie, chez les Celtes et les Incas, la bière est sacrée, symbole féminin de vie et de fertilité. C'est à cause de l'Eglise, toujours porteuse de messages de paix et d'ouverture, qu'elles vont être bannies progressivement du game en Europe. En effet, au XIIIe siècle, la religion catholique affirme que "les femmes sont impures et n’ont donc pas le droit de toucher les matières nécessaires à l’élaboration de la bière" explique Falce. Si quelques ardentes résistantes continuent de brasser chez elles, la Révolution Industrielle termine de masculiniser la bière. La fin de la fabrication artisanale et l'entre-soi des hommes dans les troquets excluent définitivement les dames du royaume du galopin, les reléguant à des rôles subalternes : serveuses et femmes-objets publicitaires. Mesdames, réappropriez-vous votre histoire et murgez-vous comme il se doit. 

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Livre en Papier d'Arbre - Le Revenant

Lundi 17 septembre 2018

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Ce n'est pas la taille qui compte. C'est pour ça que nous allons te parler de ce livre (et parce que ça m'arrange personnellement de donner vérité à cet adage). Tu ne l'aurais pas vu sans ça. Avec ses 80 pages et sa reliure moins épaisse que le cahier Spider-Man que tu a acheté à ton fils pour la rentrée. Pourtant, si dans ta librairie, tu avais remarqué le bouquin, tiré de son étagère et retourné, tu aurais pu lire cette citation unique en quatrième de couverture : «Le monde est peuplé d'ignorants qui ne savent pas distinguer les poètes des zombies». Et là, ta curiosité aurait été piquée. Quelle putain de métaphore aurais-tu pensé ! Et ben, non. Ce n'est pas une métaphore. En fait, Éric Chauvier nous raconte vraiment la vie d'un poète zombie. Après tout, quelle plus belle fin pour un poète maudit ? Et pas n'importe lequel. Certainement le plus grand. Le grand Charles.

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Par Simon

Jungle - La classe américaine

Samedi 15 septembre 2018

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Chaussettes noires dans les sandales et peau laiteuse : les touristes anglais ne correspondent pas tout à fait à la définition qu'on se fait du swag. Mais quand c'est Jungle qui part à la découverte de la Californie, on est loin des photos de Martin Parr. Sur For Ever, le groupe londonien continue sa cure de rajeunissement de la soul entamée en 2013, garantie sans botox ni autotune. On a donc rencontré la moitié du duo fondateur, Josh Lloyd-Watson, Tom Mc Farland étant resté bloqué sur l’île de Theresa May (merci Eurostar), pour parler de leur retour gagnant façon West Coast. En pleine folie de la Coupe du Monde, à un moment où la France ne connaissait pas encore le nom d'Alexandre Benalla et n’avait encore qu’une étoile sur son maillot, on a revisité l'héritage californien, de Brian Wilson à Stones Throw, non sans écorner le mythe du paradis hippie. Avec toujours un oeil sur France - Uruguay. Qu'est-ce que vous voulez, un Anglais reste un Anglais.

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Par Félix Lemaître

Tout plaquer et partir élever des bonsaïs avec cette Dame

Vendredi 14 septembre 2018

C’est la fin de la semaine et une petite phrase déplacée de votre boss, une, vous donne soudain envie de balancer l’eau de pisse sortie de la machine à café sur votre Macbook Pro ? Inspirez, expirez et appuyez sur Play dans le lecteur ci-dessus. BBC Earth vous emmène dans la serre de la japonaise Chiako Yamamoto aka la seule et unique femme sensei parmi les révérés maîtres des bonsaïs. Sur un fond de musique apaisante, la Dame explique comment les rituels répétitifs qu’elle exécute au quotidien (arroser, élaguer, façonner ses petits arbres) lui procurent un sentiment de connection serène avec la nature et le temps qui passe. 

Ce message vous a été offert par le service anti-stress au travail de Brain.

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