Mets la moi dans le QI.

Arnaud-Louis Chevallier, roi de la nuit des années 80 - « On a sombré dans une lourdeur un peu pathétique »

Mardi 24 novembre 2020

Arnaud-Louis Chevallier (c)Manon des Gryeux

Même si l’année 2020 semble ouvrir grand les portes du « c’était mieux avant », on va tenter de ne pas sombrer là-dedans. Pourtant, en lisant ce bouquin de l’un des grands patrons de boîtes parisiennes des eighties, on se dit qu’on a peut-être un peu vite résumé cette décennie au mullet de Richard Dean Anderson et au Club Dorothée. Une époque où les minorités, les marginaux, ne voulaient pas revendiquer, mais au contraire se cacher, et kiffer. Une époque où les entre-jambes des actrices X affichaient des toisons nordiques, où l’extravagance était une norme et où des chanteurs français pouvaient cramer des billets de 500 balles et déclarer leur libido aux plus grandes chanteuses américaines. Une décennie où l’on pensait encore que la liberté primait sur la sécurité. Une décennie, aussi, qui a vu émerger et régner le monde de la nuit. Avec, au milieu, quelques rois qui ont ouvert leurs temples aux noctambules. Arnaud-Louis Chevallier était l’un d’eux. Interview vieux cons étrangement rajeunissant. 

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Par Simon

L'histoire derrière le tube indélébile Take On Me de A-ha

Lundi 23 novembre 2020

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Qu’ils sont loin nos samedis soirs d’ivresse à massacrer de vieux tubes des années 80 en tenant nos potes par les bras… Une bande originale qui hume bon le houblon et la demie-clope laissée dans une poche, qu’on ne va plus entendre de sitôt. Et quelle misère quand on y pense ; à quoi bon vivre dans un monde sans fun ? Sans quart d’heure Voyage voyage ? Sans ces moments de communion bo-beauf qui enflamment les parquets collants des bars ? Chez Brain, on ne peut se résoudre à vivre dans ce monde-là, alors on se réécoute sans gêne ces tubes aux synthé mal-vieillis, en quête de cette joie perdue (à défaut d’être invité à une teuf clandestine). Et s’il n’y avait qu’un morceau à sauver de la fin du monde (d’avant), les dieux de la pop s’accorderaient sans doute pour que ce soit Take On Me, du groupe A-ha. Cette rengaine absolue des eighties, connue de toutes les générations de bambocheurs, n’était pourtant pas partie pour rencontrer le succès qu’on lui connaît. Retour sur l’histoire peu connue et bordélique de ce morceau, qui n'en finit pas de faire péter le compteur de streams, ni d'inspirer les artistes actuels (The Weeknd, on t'a vu). 

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Pierre-Emmanuel Barré - L'interview confinement

Lundi 23 novembre 2020

crÇdit photo www.ericcanto.com - Photo 3Vous vous rappelez du seul journal de confinement digne d'intérêt de cette année chiatique ? On a été prendre des nouvelles de son auteur, l'habile et démoniaque Pierre-Emmanuel Barré, sûrement entre deux fabrications de petits bustes de Pascal Praud en escalope de dinde. Qu'il est bon de converser avec l'un des humoristes vraiment drôles de cette nouvelle décennie en pente descendante. Le coffret prestige de son journal est bien le seul témoignage à sauver de l'humanité. Et puisque l'humour noir a de beaux jours devant lui, on avait besoin de la vision d'un expert en la matière. De son fief champêtre, où il filme ses monologues enragés, on a causé de ces hobbies, de son chien Miskine et de son mépris pour les porteurs de masques sous le nez. 

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Basstong, le héros qui joue de la techno avec des claquettes

Lundi 23 novembre 2020
 

Qui a dit que les tongs ne servaient qu'à orner les pieds de Jul ou barboter dans les douches de camping ?  Certainement pas ce musicien nantais qui balance des lignes de basses qui tatanent  grâce des tuyaux en PVC coupés à cet effet.  De loin le plus impressionnant performer de rue depuis que les rues existent et la meilleure colonne d'air depuis Armande Altaï. Chapeau bas.

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Major Loser : Diplo tombe pour revenge porn

Vendredi 20 novembre 2020

Après ses compromissions de revendeur d'EDM pour grandes surfaces, sa mue country avec appropriation culturelle du style redneck,  Thomas Wesley continue sa descente interminable dans notre estime en venant d'être jugé coupable de revenge porn envers une cliente de l'avocate Lisa Bloom. Le DJ a fait tourner des images de cette femme nue. Pas parce qu'il aime Photoshop et les blagues graveleuses, non, c'est parce qu'il voulait intimider celle qui l'accusait d'avoir filmé leurs ébats sans son consentement. Il faut savoir que Lisa Bloom a défendu des femmes contre Bill Cosby et Jeffrey Epstein, mais aussi qu'elle a aussi défendu Harvey Weinstein, (quel beau métier que celui d'avocat). Le monsieur a donc l'air d'avoir la conscience tranquille. Quoi qu'il en soit, il est sous le coup d'une ordonnance restrictive l'empêchant d'approcher et de nuire à la cliente de Lisa Bloom. De plus, trois femmes auraient livré des témoignages similaires à la femme de loi. 

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