Comme un blog de mode mais sans blogueuse mode.

Ten Cities : voyage en terres inconnues du clubbing

Mardi 17 novembre 2020

28_Tilman BrembsQu'il semble loin le temps de la promiscuité dansante des joyeuses foules de clubbers. Nos week-ends sont aujourd'hui des gouffres de fêtes reportées, d'inertie et d'ennui d'une déplorable tristesse. Et puisqu'on n'a pas fini d'être nostalgique de la bamboche, la sortie de l'ouvrage Ten Cities aux éditions allemandes Spector Books, arrive à point nommé. Une belle fenêtre d'exploration de la culture club, hors des frontières fantasmées des nuits babyloniennes nord-américaines et berlinoises : ce récit photographique des sixties à nos jours, nous embarque dans dix villes d'Europe et d'Afrique (notamment en Nairobi, à Naples, à Lisbonne, au Caire et au Lagos), labos insoupçonnés d'une night effrénée et riche. Un moyen d'étendre nos perspectives, et de comprendre les dimensions politiques et historiques d'une pratique souvent jugée à tort comme oisive, passive et bruyante. Les archivent mettent à l'honneur ces villes, leurs scènes musicales nocturnes et leurs histoires singulières ; comme une palette de souvenirs qui racontent la musique moderne et ses pratiques jobardes.  

Pour un shoot de bonheur antecovid, 40€ c'est pas si cher : juste ici

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Le parfum senteur librairie, puisqu’il paraît que ça vous manque trop

Lundi 16 novembre 2020

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 Depuis l'annonce du confinement 2, on dirait que tous les Français ont pris une drogue hallucinogène à cause de laquelle ils se prennent pour Augustin Trapenard. Alors que jusqu'ici ils laissaient tranquillement crever les librairies, voilà que nos compatriotes se rendent compte que la littérature est plus importante que le PQ et les linguine. Sursaut culturel salutaire ? Migration des malheureux qui on terminé Netflix et Pornhub lors du premier round ? L'histoire nous le dira. En tout cas,  même les écrivains réagissent et veulent payer les amendes des rebelles. Mais si votre libraire n'ose pas défier Gérald Darmanin et ses sbires en restant ouvert, consolez-vous avec la fragrance ''Eau de bookstore''. La librairie indépendante Powell's va lancer un parfum à l'odeur de papier vieilli et de bois pour elle aussi alerter sur la survie de la filière. Le flacon coûtera 24, 99 dollars et sera disponible à partir du 6 janvier 2021 ici.

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L'oeil de Life Magazine : un siècle de photos mythiques aux enchères

Vendredi 13 novembre 2020

téléchargement (9) (1)Alfred Hitchcock par Gjon Mili, 1942 © The LIFE Picture Collection 

La Cornette Saint Cyr de Paris a annoncé la mise aux enchères, ce samedi 14 novembre, de plus d'une centaine de clichés de la collection extraordinaire du magazine américain Life. Titre légendaire du photojournalisme, notamment grâce à des images iconiques qui ont façonné la culture pop et l'histoire du XXe siècle. Parmi ceux qui se sont fait tirer le portrait, on retrouve Marilyn Monroe, Dalí, Kennedy, le Che, Michael Jackson, Prince, Bowie, les Beatles, les Stones... Bref du sacré beau monde. Alors, à défaut de pouvoir faire péter dix budgets de Noël pour un tirage, les indigents que nous sommes pourront toujours se consoler, puisque la Life Collection est en grande partie consultable en ligne. Voici tout de même quelques fac-similés à contempler, avant qu'ils ne disparaissent sur le mur d'une résidence secondaire cossue.  

 téléchargement (15)Explosion de l'Hindenburg, dirigeable de l'armée allemande (New Jersey) par Arhur Cofod, mai 1937  © The LIFE Picture Collection  

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Marilyn Monroe par Ed Clark, 1950 © The LIFE Picture Collection 

téléchargement (13)New-York, novembre 1963 par Carl Mydans © The LIFE Picture Collectiontéléchargement (4)Jim Morrison par Yale Joel, 1968 © The LIFE Picture Collection 

 téléchargement (14)Steve McQueen par John Dominis, 1963 © The LIFE Picture Collection téléchargement (16)

Les Beatles par John Dominis, 1964 © The LIFE Picture Collection 

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CDLP x Sébastien Tellier : pour un confinement chic en pyj'

Jeudi 12 novembre 2020

CDLP_HOME_TELLIER_01_CCLa barbe la plus élégante de l'électronique française s'associe au label scandinave CDLP, pour redonner un peu d'élégance à ce confinement 2. Nouvel uniforme des télétravailleurs de toutes branches, on craint de voir le marché du vêtement de nuit crouler sous les commandes. Et ce, même si de plus en plus d'articles à impératifs productivistes nous recommandent de ne pas vivre h24 en pyj'. Pour nos lecteurs nantis, qui ne connaissent ni la disgrâce d'une combi Simba, ni aucune autre guenille tâchée et pleines de peluches, vous pourrez prétendre à ce luxe détendu, arboré si parfaitement par Sébastien Tellier. Tous les sapologues en galère ne pourrons trouver meilleure alternative pour sauver leur allure : ensembles en soie et satin, peignoirs carmin et marine, autant de matières et de couleurs qui vous feront sentir à la fois à l'aise et distingué. Et même si votre intérieur ressemble plus à un catalogue Ikea qu'à Versailles, pas de galère. Si vous avez  400€ à claquer dans un pyjama, de toute façon, ça fera le taf. 
En vente juste ici

++ Après six longues années, Sébastien Tellier repart en tournée (si tout va bien) en 2021. En avant-première, il refoule la scène de la Gaîté Lyrique à l'occasion du Arte Concert Festival. Ça se passe demain vendredi 13 novembre à 19h, et c'est retransmis en direct sur vos écrans, juste ici. Save the date !

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Crédits photo : © Jonas Unger

 
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La meilleure B.O d'anime de tous les temps déboule dans une édition vinyle limitée trop classe

Mercredi 11 novembre 2020

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Il y a ceux qui chialent sur la musique épico-dégoulinante de Berserk, les indécrottables romantiques qui se butent aux musiques du Studio Ghibli, les vieux rogatons qui son restés québlos sur Ariane qui chante "Dragon Ball Z - Z- Z" et il y a ceux qui, comme nous, ne se sont jamais remis du générique d'introduction de Cowboy Bebop. Le plus grand de tous, à jamais, un chef d'œuvre funk-jazz  qui détonne par rapport au tout-venant J-pop qui donne souvent envie de cliquer sur "Ignorer l'introduction" sur Netflix. 

La musique de Yoko Kanno & The Seatbelts, c'est un peu le Michael Viners' Incredible Bongo Band qui aurait lâché la musique de hippies pour draguer le label Blue Note. Outre le légendaire thème d'ouverture, qui fait passer la B.O d'Ocean's Eleven pour une compilation Buddha Bar, vous y trouverez le meilleur morceau pour une course-poursuite avec un Corgi (Bad Dog No Biscuits), du saxo solitaire à faire chialer le plus lonesome des cowboys (Cosmos), du dub en descente (Pot City), une fanfare qui sent l'haleine chargée de la Nouvelle-Orléans (Too Good Too Bad) et du blues à la dérive dans l'espace. Rematez donc la clope au bec les 26 épisodes des aventures des mercenaires Spike, Jet (sorte de mélange entre Zanguief de Street Fighter et du Soldat de l'hiver), Faye et de la gamine hackeuse Ed, vous verrez que la musique n'est pas qu'un accessoire, elle fait partie de l'histoire, comme celle d'Ennio Morricone dans les films de Sergio Leone. 

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On a donc fait péter le champagne au petit-déjeuner quand on a appris la sortie d'une réédition vinyle (24,99 euros ici) avec une pochette dessinée par Toshihiro Kawamoto, le "character designer" original de la série. Et puis comme on est des gauchiasses dans l'âme, on s'est dit qu'il fallait faire croquer les lecteurs. Un exemplaire sera à vous si vous nous dites par quelle phrase se termine chaque épisode :  
A. A plus dans le bus cosmique
B. See You Space Cowboy 
C. Hasta pronto space gringo
D. That's All Folks
Envoyez la réponse à [email protected] avec nom, prénom, et en objet Cowboy Bebop.

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